Casterman fête ses 40 ans de romans graphiques…

Si les romans graphiques ne sont pas nés avec la création du mensuel (À suivre) en février 1978, le magazine des éditions Casterman a fortement contribué à la conquête d’un lectorat jusqu’alors habitué aux classiques albums de 48 ou 64 pages. L’occasion pour nous de saluer une importante opération de rééditions à alors que l’on fête les 40 ans d’(À suivre).

La réédition de cinq ouvrages parmi les incontournables du catalogue de l’éditeur leur permet de connaître une nouvelle vie en librairie. Albums signés par des auteurs qui ont fait les beaux jours du mensuel disparu en 1997. Des rééditions de qualité qui permettront à de nouvelles générations de lecteurs de savourer ces oeuvres fondatrices d’un genre en passe de dépasser les albums classiques.

« Ici Même » : proposée dès le premier numéro du magazine, « Ici Même » c’est la première grande bande dessinée de Jacques Tardi, accompagné par l’inventif Jean-Claude Forest au scénario. De jour comme de nuit l’énigmatique Monsieur Même hante les murs de Mornemont, intriguant la population du « Pays clos ». Près de 200 pages aux noirs et blancs sublimes publiées en copieux chapitres tout au long de l’année 1978. (Album cartonné, 220 pages, format 20,2 x 27, 25 €, ISBN : 9782203168237).

« Silence » : Premier récit de Didier Comès publié dans les pages de (À suivre) à partir de février 1979. « Silence » entraîne le lecteur dans un monde des sorciers et autres rebouteux. Silence, l’idiot du village vit à Beausonge, hameau situé au coeur des Ardennes. Le « muet » subit les mauvais traitements infligés par son maître Abel Mauvy, tout en suivant son initiation à la sorcellerie. Après « Silence », Comès devient un auteur incontournable du mensuel des éditions Casterman (album cartonné, 160 pages, format 24,3 x 32,2, 25 €, ISBN : 9782203166752). 

« Le Cahier bleu » : après avoir beaucoup donné à la bande dessinée historique, André Juillard écrit et dessine ce récit contemporain publié par (À suivre)  en 1993. Chassés croisés amoureux dans un Paris nostalgique aux décors superbes entre trois personnages tout droits sortis de nos films d’auteurs. Cet album présente le second récit signé par André Juillard, « Après la pluie » publié en 1998, ainsi qu’un dossier signé Thierry Bellefroid (album cartonné, 144 pages en couleurs, format 24,2 x 32,1, 25 €, ISBN : 9782203163638)

« Tôkyô est mon jardin » : Publié en 1997, ce récit audacieux  permet de retrouver David Martin, découvert dans « Love Hôtel » paru en 1993. Benoît Peeters et Frédéric Boilet invitent leurs lecteurs à suivre David Martin au coeur du japon où l’influence de l’européen est grande sur les jeunes femmes. Cet album réunit ces deux récits, qui offrent une image insolite du Japon d’aujourd’hui. (Album cartonné, 264 pages, format 21,5 x 28,8, 29 €, ISBN : 9782203163928).

« Revoir Paris » : Publié en 2014, cette histoire permet à Benoît Peeters et François Schuiten d’imaginer leur Paris futuriste. En 2156, Kârinh née dans l’Arche, une colonie loin de la Terre, réalise son rêve, partir à bord d’un vaisseau afin de découvrir la planète de ses ancêtres. Les pages superbes de Schuiten sont accompagnées d’un portfolio d’illustrations sur le thème « Rêver Paris ». (Album cartonné, 144 pages couleurs, format 24,1 x 32,1, 25 €, ISBN : 9782203090248).

Afin de fêter ces quarante années de romans graphiques les éditions Casterman ont réalisé un portfolio réunissant trois dessins signés Tardi, Bilal et Juillard. Il est offert aux acheteurs de deux ouvrages figurant dans leur riche catalogue. Attention ! Cette offre est valable uniquement dans les librairies participant à l’opération.

Henri FILIPPINI

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5 réponses à Casterman fête ses 40 ans de romans graphiques…

  1. Marcel dit :

    L’article a été tronqué, non ?… La partie sur Revoir Paris est collée au Cahier bleu, et j’imagine qu’il devait y avoir une partie sur Tokyo est mon jardin ?…

  2. Crissant Clavier dit :

    Où va-t-on si même quelqu’un comme vous,Henri,participe à la diffusion de la contre- vérité qui voudrait que le « roman graphique » serait un genre à part entière,quand il n’est qu’un simple format.

    Sous couvert de légitimation de la BD( qui en tant que « roman graphique »deviendrait de la »bande dessinée,nuance),ce genre de coquetterie sémantique ne vise pas autre chose que le clivage.Une manière de créer une hiérarchie artificielle et intéressée.

    • Crissant Clavier dit :

      Toutefois,merci Henry d’être un des seuls à mettre un coup de projecteur sur toute une catégorie de BD qui n’a plus (n’a jamais eu?) bonne presse.

  3. MD dit :

    Il y eut quand même pas mal de réussites dans le genre, mais pas toujours….