« Retour sur Aldébaran T1 : Épisode 1 » par Leo

La parution d’un nouvel album des « Mondes d’Aldéraban » est toujours un jour faste pour les passionnés de la saga de science fiction imaginée par Leo. Double événement, puisque Kim Keller revient sur Aldébaran, qui l’a vu naître, et que cet album est le premier d’un nouveau cycle. Premier chapitre d’un fantastique voyage au cœur d’un monde inconnu…

La planète Aldébaran 4 sert de base à la première colonie humaine hors du système solaire, depuis plus d’un siècle. De retour d’Antarès (voir les six albums du cycle 3), après l’échec d’une tentative de colonisation et accompagnée par son ami Amos et sa fille Lynn, née d’une union avec un extraterrestre Tsaltérian, Kim est accueillie sur son sol natal en véritable héroïne. Elle apprend qu’elle a été choisie par les Tsaltérians pour diriger une équipe de scientifiques extraterrestres et  humains chargée d’étudier un mystérieux cube flottant au-dessus du sol, apparu sur le continent de Westland. Plus évolués que les humains, leur aide sera précieuse.

Victime d’un attentat, Kim échappe à la mort grâce à la présence d’esprit de Manon Servoz, jeune femme née sur Terre plus de cent ans avant elle, mais ayant conservé le même âge grâce à plusieurs « déséquilibres quantiques » (voir les cinq volumes du cycle « Survivants »). Leur rencontre est chaleureuse, d’autant plus que comme Kim elle a bénéficiée des bienfaits dus aux gélules de la fascinante et mystérieuse Mantrisse. À la demande de Kim, Manon et son compagnon Alex acceptent d’assurer sa sécurité. Alors que le campement où résident les scientifiques est visité par un inconnu, Kim et ses compagnons pénètrent dans le cube. Le simple contact avec la main d’une paroi les transporte de l’autre côté en un millième de seconde. Un paysage luxuriant et hostile qui se situe on ne sait où, peut-être à des milliers de kilomètres d’Aldébaran…

C’est après une longue (mais nécessaire) mise en place des évènements et des divers protagonistes de ce nouveau cycle que débute enfin la véritable aventure, à la planche 50. Fort judicieusement, l’éditeur a proposé à son auteur d’abandonner pour une fois les sacro saintes 46 pages et de prolonger le récit jusqu’à la page 60. Ce qui nous permet de découvrir les prémices d’un nouveau monde inexploré, un monde fantastique et étrange, envoûtant et hostile, comme seul Leo sait les imaginer. Soyez rassurés amis lecteurs, ce cinquième cycle s’annonce aussi riche en découvertes que les précédents.

Né à Rio de Janeiro en 1944, Luis Eduardo de Oliveira se lance dans l’illustration après de longues années de militantisme politique. Arrivé en France en 1981, après avoir signé quelques histoires dans Okapi, alors dirigé par Jean-Claude Forest, il crée « Trent » pour Dargaud, un western écrit par Rodolphe. C’est en 1994 qu’il imagine seul les « Mondes d’Aldébaran », saga humaniste et généreuse, peuplée d’humains combattant toutes les formes de dictatures, de créatures extraterrestres et d’animaux fabuleux… tout en restant crédible. C’est sans doute cette crédibilité qui touche le lecteur et permet aux « Mondes d’Aldébaran » de devenir rapidement un best-seller. Sans oublier un dessin soigné et riche qui, sans chercher l’esbroufe gratuite, fascine. Sa puissance de travail et son imagination débordante lui permettent d’écrire pour d’autres dessinateurs : « Terres Lointaines » et « Ultime Frontière » pour Icar (alias Francard), « Kenya », « Namibia » et « Amazonie » co écrits avec Rodolphe pour Bertrand Marchal, « Mermaid Project » et « Mutations » avec Corinne Jamar pour Christophe Simon, enfin « Centaurus » avec Rodolphe pour Janjetov aux éditions Delcourt.

Ce printemps est particulièrement riche en albums portant la signature de Leo, qui voit arriver en librairie « Retour sur Aldebaran » mais aussi de nouveaux épisodes de « Mutations », d’« Amazonie » et de « Centaurus ».

Henri FILIPPINI

« Retour sur Aldébaran T1 : Épisode 1 » par Leo

Éditions Dargaud (12,99 €) – ISBN : 9 782205 077797

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Une réponse à « Retour sur Aldébaran T1 : Épisode 1 » par Leo

  1. BARRE dit :

    Merci de nous faire (encore et toujours) partager votre passion, m.Filippini, et en route pour un nouveau voyage vers Aldebaran!