L’automne pour fêter les 25 ans de « Spawn » !

25 ans ! Cela fait 25 ans que Todd McFarlane, dessinateur de comics ayant repris avec brio la licence « Spider-Man » chez Marvel en 1988 (avec la création, au dessin, du méchant Venom sur les n° 298 à 300 d’Amazing Spider-Man), puis lancé son propre cycle d’histoires cultissimes du héros arachnéen (« Torment », « Masques » et « Perception » en 1990), participa à créer avec une poignée d’auteurs le studio Image. (1)

Cette maison d’édition indépendante allait révolutionner le monde des comics, en offrant, entre autres, à ses auteurs maison, la possibilité de garder entière propriété sur leurs créations. En 1992, McFarlane va lancer le personnage qui va marquer considérablement sa carrière et l’univers des comics : Spawn. Depuis, Image comics a développé une myriade de licences et de titres à succès, qui en font le quatrième plus gros éditeur de comics américains.

Spawn, c’est d’abord Al Simmon : un soldat d’élite qui est repéré par la CIA pour ses hauts faits d’armes. Envoyé sur des missions où la mort est une routine, il finit par se poser trop de questions et est renié par ses supérieurs qui le suppriment en le faisant tuer par l’un de ses meilleurs amis. Dans l’incendie qui le voit disparaître, il conclut un pacte avec Malebolgia : un ange démoniaque. Après avoir été changé en créature de l’enfer, il va devoir cependant cohabiter entre le bien et le mal, l’enfer et le paradis, tout au long de ses 599 épisodes.

La licence compte une série principale et d’autres, parallèles, dont ce « Dark Ages » : objet de cette actualité.

Ces histoires, qui n’avaient pas été éditées en album depuis leur sortie en kiosque en fascicules il y a quinze ans, constituent le premier volume d’une intégrale en deux tomes se déroulant au douzième siècle et présentant l’histoire d’un autre personnage : celle du chevalier Covenant. Celui-ci, parti aux croisades, en laissant sa jeune femme enceinte derrière lui, finit par perdre la foi à force de trop de massacres. Mort en terre inconnue, il pactise avec le diable pour revoir ses proches et réapparaît changé en ange de l’enfer, sur son domaine délabré, récupéré entre temps par son beau frère : le baron Rivalen et son lieutenant sans pitié Guy Dublanc. Dorénavant connu sous le nom de Chevalier noir, il va devoir choisir entre le bien et le mal : délivrer son peuple de l’oppression ou pactiser avec les créatures démoniaques.

Quatorze chapitres au menu de ce premier tome, pour des histoires dont on aurait aimé connaître, dans un premier temps, le détail de répartition des scénaristes cités en couverture. Ensuite, s’il est plaisant de lire ces récits de sword and fantasy, car le personnage principal est attachant, les longs récitatifs en voix off, quelque peu naïfs, qui font l’essentiel de « Spawn Dark Ages » amènent un sentiment de lassitude au bout d’un moment. Enfin, on ne peut s’empêcher de comparer cette lecture à celle d’un autre héros, plus ancien celui-ci, créé par le célèbre Robert Ervin Howard, l’époque des âges sombres y étant pour beaucoup. Je parle bien sûr de Conan.


Cette série parallèle complétant l’univers du personnage possède néanmoins un charme particulier, ne serait-ce que par ses dessins foisonnants, et plaira avant tout aux amateurs de haut moyen-âge (français et anglais), et de séries du genre gothique (surtout les chapitres 11 à 14, réalisés dans des tons sépia du meilleur effet). Une lecture réservée, plutôt, aux publics adolescents.

 Franck GUIGUE

(1) Erik Larsen, Jim Valentino, Marc Silvestri, Whilce Portacio, Jim Leeet Rob Liefeld.

Un iconographie faisant bien 70% du succès de la série. (Chapitre 11)

Les magnifiques couvertures originales sont jointes en fin de volume ainsi que des croquis et recherches.

 

« Spawn Dark Ages  » T1 par Liam McCormack-Sharp, Angel Medina, Nat Jones, et Todd McFarlane, Brian Holguin, Steve Niles.

Éditions Delcourt (27,95 €) — ISBN : 978-2-7560-9330-7

Galerie

Une réponse à L’automne pour fêter les 25 ans de « Spawn » !

  1. fredo dit :

    bonjour ,

    spawn dark age aucun intérets pour moi.
    j’adore uniquement le travail de todd mc farlane, donc juste pour les couvertures.

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