« Wild Blue Yonder : les aventuriers du ciel » par Zach Howard, Mike Raicht et Austin Harrison

Qui a-t-il au-delà du ciel bleu ? : une guerre sans merci pour une petite place au soleil, loin de la terre irradiée. Cette aventure de science-fiction créée sous forme de six comics chez IDW Publishing en 2013 a fait parler d’elle, trois ans plus tard, avec l’annonce de son adaptation numérique sous forme d’application en réalité augmentée : création d’Austin Harrison. (1) Mais même sans lunettes spéciales, on embarque sans souci pour un tour dynamique et réjouissant.

La Terre a été tellement polluée et irradiée au fil des dernières années que la survie de la race humaine n’a pu se faire que dans les airs. Quelques privilégiés ont appareillé à bord d’avions, tandis que les moins chanceux sont restés à terre, condamnés à trimer dans des mines, fournissant l’énergie aux premiers. Alors que la guerre fait rage dans les cieux, une flotte domine pourtant : celle du juge, un ancien pilote grièvement accidenté au combat, qui mène ses troupes sans pitié.

Contre lui, quelques rebelles réfugiés sur un porte-avions : L’Aurore. À leur tête, la belle, mais dure Olivia, capitaine du vaisseau et mère de Cola : une jeune pilote tête brûlée, formée par son père. Leur tactique : se dissimuler au mieux du juge, et sinon combattre, grâce à Cola, et les Jets Packs. Ces hommes, équipés de propulseurs, mettent leur vie en danger lors d’acrobaties aériennes très dangereuses, déstabilisant l’ennemi à grand coup d’attaques flash et incisives.

Ce jour-là, Cola arrive en retard au cœur du combat, car elle vient d’enfin trouver un remplaçant à son coéquipier mitrailleur mort lors du dernier assaut. Il s’appelle Tug et est séduisant. Mais cette nouvelle recrue est-elle digne de confiance ?…
Pour ceux qui n’ont pas suivi l’évolution de cette licence, « Wild Blue Yonder » apparaît comme une belle surprise. En effet, le scénario développé en trio par les auteurs est bien écrit, et même si le cadre pourra rappeler d’autres histoires (la belle série de science-fiction télévision « Skyland », avec son vaisseau rebelle Le Saint-Nazaire, date de 2005), ou même, pourquoi pas, les affrontements aériens vus dans « Le Château ambulant » (studios Ghibli, 2004), le ton est résolument adulte et passionnant.

Les scènes de combats sont sacrément dynamiques et l’intrigue mêlant un contexte familial tendu à une peinture dure d’une société en décrépitude est bien posée. Les personnages, dont la belle héroïne Cola, ses coéquipiers et son nouvel ami, sont attachants. Le tout dessiné par un Zach Howard en grande forme, lui que l’on a déjà eu l’occasion d’apprécier sur « Aliens : Plus qu’humains » chez Soleil (http://nebular-store.blogspot.fr/2010/06/aliens-plus-quhumains.html) et « The Cape », adapté de Joe Hill, chez Milady (http://nebular-store.blogspot.fr/2013/11/the-cape-plus-dur-sera-la-chute.html). Ses planches sont aérées, les gros plans nombreux. Son encrage (il est assisté de Jolyon Yates) est généreux et les couleurs de Nelson Daniel, dans les tons rouge sang, rosés, vert de gris, et jaune huileux, bien sentis.

Qui a-t-il au-delà du ciel bleu ? : un one shot efficace et émouvant, qui appelle une suite.

Franck GUIGUE

(1) https://www.bleedingcool.com/2015/03/16/fly-with-wild-blue-yonder-courtesy-of-intel-realsenses-3d-cameras/

Un trailer à voir ici : https://youtu.be/J-6W9at9rFg

« Wild Blue Yonder : les aventuriers du ciel » par Zach Howard, Mike Raicht et Austin Harrison.

Éditions Glénat comics (17,50 €) — ISBN : 9-782-344-02298-6

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