La Revue dessinée/Topo : même combat !

En ce début septembre, le trimestriel La Revue dessinée et le bimestriel Topo, promoteurs de la BD reportage, arrivent ensemble en librairies. L’occasion de revenir sur ces deux revues lancées avec succès par une équipe d’auteurs-actionnaires (Sylvain Ricard, Franck Bourgeron…), rejoints depuis par d’autres contributeurs extérieurs, dont les éditions Delcourt.

Le n° 17 de La Revue dessinée (228 pages en couleurs et noir et blanc, 15 €), qui aborde sa cinquième année de parution avec une maquette repensée, propose un riche sommaire sur le thème de l’information en bande dessinée.

Le tout sous une sobre couverture signée François Roca, qui présente un Emmanuel Macron en chauffeur Uber.

Avec « Les Amoureux de Levallois », Julien Martin et Grégory Mardon évoquent l’épopée très bling-bling du couple Balkani. Hélène Ferrani et Damien Cuvillier s’envolent pour Cayenne sur la piste des jeunes « mules » qui voyagent le ventre bourré de cocaïne. Inès Léraud et Pierre van Hove enquêtent « Sur la plage empoisonnée », traquant les algues vertes. Isabelle Mayault et Claire Braud cherchent à comprendre le fonctionnement de la Cour nationale du droit d’asile, dernier recours des réfugiés en France. « À bout de course », d’Alexia Eychenne et Thierry Chavant, explique le mirage Uber, dans lequel plongent les jeunes habitants des quartiers défavorisés.

À ces récits de longue haleine, ajoutons les prestations de Arnaud Le Gouëfflec et Nicolas Moog, Fabrice Erre et Terreur Graphique, Vincent Sorel, Cécily de Villepois, James, Anne Simon… Une formule plus aérée, de nouvelles chroniques, une belle rentrée !Le n° 7 de Topo (148 pages en couleurs et noir et blanc, 12,50 €) présente, pour sa part, un condensé de l’actualité à destination des jeunes de moins de vingt ans. Le « Grand Reportage », intitulé « Portrait robot de l’homme du futur » et signé Thomas Leroy et Timothé Le Boucher, évoque l’homme augmenté qui, dans un futur proche, risque de diviser l’humanité en deux. Aurore Gorius et Nicolas Pinet cherchent à comprendre « Pourquoi l’Union européenne est-elle autant critiquée ? ». « Victimes de la mode », de Guillemette Faure et Marion Duclos, passe en revue les conséquences souvent désastreuses des faiseurs de modes. Marion Mousse, Witko, Bernard Khattou, Benoît Preteseille, Pierre Maurel, Lisa Mandel… mais aussi Stéphane Melchior et Sacha Goerg, auteurs de la BD « Le Meilleur des mondes possibles », complètent un riche sommaire qui peut intéresser les lecteurs avides d’actualité bien au-delà de vingt ans.

La Revue dessinée et Topo (voir larevuedessinée.fr et toporevue.fr) demeurent les chefs de file d’un nouveau segment du 9e art : la BD reportage, laquelle inspire de plus en plus d’éditeurs… et de lecteurs, pas forcément adeptes de bandes dessinées traditionnelles.

Notons que La Revue dessinée se joint aux éditions La Découverte pour lancer une Histoire dessinée de la France : collection en vingt volumes publiée sous le titre générique La Balade nationale. Le premier album « Les Origines », signé Sylvain Venayre et Étienne Davodeau, est annoncé pour le 18 octobre prochain. 20 historiens, 20 dessinateurs et 20 livres : un projet ambitieux et prometteur.

 Henri FILIPPINI

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Une réponse à La Revue dessinée/Topo : même combat !

  1. CICLIC dit :

    Le Labo de création de Ciclic vous propose de découvrir chaque mardi un nouvel épisode du projet en cours de Terreur Graphique, « Inspirez ! Conspirez ! » : un écho décalé, un regard vif, acerbe et plein d’humour sur une actualité politique française et internationale qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne manque pas en ce moment de sources d’inspirations sur le sujet.