Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
Lire la suite...Mickey Mouse parodie Corto Maltese !
Quelques semaines avant la publication d’« Equatoria », le deuxième opus de « Corto Maltese » signé par Juan Diaz Canales et Rubén Pellejero (chez Casterman), le n° 201 de Super Picsou géant propose la traduction d’une superbe parodie de « La Ballade de la mer salée », illustrée par le maître Disney vénitien : Giorgio Cavazzano.
C’est en 1949, avec l’adaptation à la sauce Disney (par Guido Martina et Angelo Bioletto) de « L’Enfer » de Dante, que les auteurs italiens ont commencé une longue série de parodies littéraires des œuvres de Shakespeare, Hugo, Kafka, Tolkien, Tolstoï, Cervantes, Dumas, Homère, Salgari, Conan Doyle… Parodies qui, aujourd’hui, accueillent aussi les films cultes (« La Strada », « Indiana Jones », « Rambo », « Star Wars »…), les séries télé (« Twin Peaks », « Mission impossible », « Dr House »…) et bien sûr les grands héros du 9e art (« Tintin », « Astérix », « Dick Tracy »…).
Publié en Italie en janvier dernier dans les n° 3197 et 3198 de Topolino, le Journal de Mickey transalpin, « Topo Maltese, la ballata del topo salato » (« Mickey Maltese, la ballade de la souris salée ») est un récit jouissif pour qui apprécie à la fois le héros d’Hugo Pratt et l’univers animalier de Walt Disney. C’est en Mickronésie, non loin de la Nouvelle-Rataguinée, que le capitaine Patspoutine recueille un naufragé : Mickey Maltese le souriceau. Aux ordres du mystérieux Moine noir, le pirate retient la belle Mindora Gruyerenore, fille d’un riche armateur de Cap Queue-de-rat. Avec l’aide du truculent Taradingo, Mickey Maltese parviendra à sauver la belle prisonnière, non sans avoir affronté de nombreux périls. Bien sûr, derrière ces personnages énigmatiques se cachent Mickey, Dingo, Minnie, Pat Hibulaire…
Truffées de clins d’œil à l’album fondateur d’Hugo Pratt, ces 80 pages de délire sont signées par Bruno Enna pour le scénario et dessinées par le Vénitien Giorgio Cavazzano, avec le concours de l’excellent Sandro Zemolin à l’encrage.
Alors que Disney Hachette Presse se lance dans une prometteuse politique d’édition de qualité des grandes séries produites par Disney Italie (voir nos différentes actus à ce propos), il serait judicieux de proposer la traduction de toutes ces parodies en un seul album, telle qu’elles ont été compilées en Italie par les éditions Giunti dans la belle collection Capolavori della Letteratura.
Henri FILIPPINI
PS : À signaler, dans ce même numéro de Super Picsou géant, le jeu BD « Magicland » signé Yannick (jadis repreneur du personnage de « Hercule ») dédié à « Valérian ».
















Il existe des albums cartonnés couleur, dos toilé de certaines de ces histoires.
Celle dont tu parles et celle du film Casablanca de Michael Curtiz.
J’espère voir un jour en France, les adapations de Moby Dick,Duckenstein, Dracula …
Dracula et Moby Dick sont déjà parus en France dans les n°177 et 179 de Super Picsou Géant.
Casablanca a un statut particulier qui jusque ici a empêché sa parution dans nos contrées, mais il est permis d’espérer.
Merci pour ta réponse.
J’aimerais, en fait, les voir paraître dans une belle collection propre à ces adaptations.
Dans ce cas ce n’est pas du ressort de Disney Hachette Presse – qui comme son nom l’indique éloquemment, ne s’occupe exclusivement que de presse. Qui sait, Glénat vous lira peut-être… Quant à moi, je me soucie davantage de contenu que de support.
Fun P, savez-vous que certains partagent votre point de vue en l’élargissant à la bande dessinée en général ? Que voulez-vous, on est toujours l’enfant d’un autre… Et c’est peut-être très bien ainsi. Œuvrer pour les enfants (petits ou grands) est-il si dégradant ?
Enfin, Mickey et Donald, c est pour les petits enfants, pas pour les adultes normaux….
Disponible en français le 17 janvier chez Glénat dans la collection « Disney & Co ».