Pour de nombreux lecteurs français, Paolo Eleuteri Serpieri est le créateur de la pulpeuse Druuna : l’une des plus célèbres « filles de papier » de la bande dessinée pour adultes. Bien avant, pour les lecteurs transalpins, Serpieri était déjà un immense dessinateur, spécialisé dans l’histoire de l’Ouestaméricain. Si une bonne partie d’entre eux avaient notamment été déjà traduits en langue française aux éditions Mosquito,pratiquement tous ces récits sont aujourd’hui réunis dans deux beaux et gros albums édités en France par Glénat, en collaboration avec la structure italienne Lo Scarabeo.
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« Blacksad » T7 : un grand ponte (qui va) trop loin !
Pour parvenir à ses fins, Solomon, qui règne en maître bâtisseur sur New York, n’a pas hésité à piéger Weekly, accusé de meurtre. Afin d’innocenter son ami, John Blacksad se lance dans une redoutable course contre-la-montre, tout en renouant avec la trouble et sensuelle Alma… Suite et fin du somptueux diptyque entamé en octobre 2021 par Juanjo Guarnido et Juan Díaz Canales. Un ouvrage d’art animalier terriblement renversant !
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Bouncer : avec Boucq, on liquide et on s’en va !
Dans le tome précédent, « L’Échine du dragon », le Bouncer et ses amis — Zeiss et la jeune Indienne Panchita — avaient rapatrié « l’or de Maximilien » (un trésor volé aux confédérés par le Mexique (1) à la fin de la guerre de Sécession) à la banque de Barro-City : là où le Bouncer dirige (avec sa femme) le saloon L’Infierno, dont il est toujours le vigile.
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« Buck Danny T60 » : les adieux de Gil Formosa !
À la suite de Victor Hubinon, de Francis Bergèse, puis du court passage de Francis Winis, Buck Danny avaittrouvé avec Gil Formosa le dessinateur idéal. Il a brillamment établi le pont entre le classicisme des deux premiers dessinateurs et la recherche d’une modernité bienvenue, après 70 ans d’existence. Après sept albums publiés à un rythme annuel (depuis longtemps inhabituel aux lecteurs), il annonce qu’il remet les commandes de la série à un « talentueux confrère » dont l’identité demeure pour le moment inconnue. Savourons alors son ultime album sur cette séri, lequel nous fait déjà regretter son départ !
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Zoom sur les meilleures ventes de BD du 2 novembre 2023
En attendant le combat avec « Astérix », « Mortelle Adèle T20 : J’apocalypse grave ! » poursuit sa course en tête du « Top 20 GfK/Livres Hebdo tous genres confondus. « Le Chat et les 40 bougies » (10e) et « Testosterror » (16e) sont également présents au sein du palmarès généraliste, aux cotés des mangas « Spy x Family » T11 (2e) et « One Piece » T105 (4e). De son coté, le « Top 20 BD » poursuit sa rotation infernale et accueille encore sept nouveautés, dont la nouvelle aventure des Tuniques bleues.
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« XIII Trilogy » : un nouveau cycle dans l’univers de la série culte !
Si vous avez été conquis par « XIII Mystery » — qui revenait sur les moments importants du passé de 13 personnages phares de la célèbre série de Jean Van Hamme et William Vance —, vous le serez tout autant par « XIII Trilogy », qui ambitionne de proposer des cycles de trois albums au lieu d’un seul, lesquels,eux aussi, reviendront sur le passé de ces mêmes protagonistes. Une opération que certains considéreront comme commerciale, mais la qualité du premier album publié fait vite oublier son côté mercantile. Ne boudons pas notre plaisir !
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« Astérix T40 : L’Iris blanc » : dites-le avec des fleurs…
40e aventure d’Astérix, tirée à cinq millions d’exemplaires le 26 octobre, « L’Iris blanc » innove : Fabcaro signe en effet son premier scénario dans le village gaulois, toujours dessiné de mains de maître par Didier Conrad (interviewé en fin d’article). Au menu : une critique amusée de la pensée positive, mode philosophique qui… ne fait pas que des heureux, à commencer par le couple Abraracourcix-Bonemine, à fleur de peau. En s’y risquant par le rire, les irréductibles Astérix et Obélix arriveront-ils à apaiser la situation de cet irrésistible meilleur des mondes ?
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Corto Maltese version Bastien Vivès : et de deux !
Dans l’attente de décisions judiciaires à la suite d’une polémique complexe et d’une enquête en cours (l’exposition qui devait lui être dédiée au salon d’Angoulême ayant été annulée), Bastien Vivès s’est réfugié dans le travail. Il réplique de belle manière à l’adversité avec la publication du second épisode des aventures de « son » Corto Maltese — contemporain —, qu’Hugo Pratt aurait certainement apprécié. Après le prometteur et osé « Océan noir » — qui avait conduit le marin maltais modernisé de Tokyo à l’Équateur —, le Corto Maltese réinventé par Bastien Vivès et Martin Quenehen (pour le scénario) est de retour !
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Zoom sur les meilleures ventes de BD du 25 octobre 2023
Coup double pour « Mortelle Adèle T20 : J’apocalypse grave ! » qui s’empare de la tête du « Top 20 GfK/Livres Hebdo tous genres confondus, tout en restant, évidemment, leader du « Top 20 BD ». « Testosterror » et « Le Chat et les 40 bougies » complètent le podium de ce palmarès spécifique au 9e art (qui accueille en tout six nouveautés), et rejoignent également le classement généraliste, respectivement aux 10e et 18e places.
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« L’Art de la guerre : une aventure de Blake et Mortimer à New York » : comment vaincre sans périls…
New York, durant les années 1950. Alors que la capitaine Blake doit prononcer un discours en faveur de la paix devant 800 délégués de l’ONU, une nouvelle menace se fait jour : Olrik, plongé dans un état catatonique, y serait-il pour quelque chose ? Deuxième volume inscrit dans la collection parallèle Un autre regard sur Blake et Mortimer, cet « Art de la guerre » est un nouvel exercice de style, parfaitement hitchcockien. Jean-Claude Floc’h, José-Louis Bocquet et Jean-Luc Fromental (voir interview de ce dernier en fin d’article) excellent, dans ce vrai-faux canevas ligne claire, à mettre en abyme quelques conventions jacobsiennes attendues…
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« U.C.C. Dolorès : les Sables de Tishala » : un monde en fin de vie…
Quel plaisir de retrouver la rousse et pétillante Mony — jeune none parcourant l’espace et devenue l’héritière d’un étonnant vaisseau spatial : l’U.C.C. Dolorès. Avec ce cinquième album réalisé en solo, mais avec la complicité de son épouse Lyse, Didier Tarquin s’impose comme un auteur talentueux à part entière dans le domaine déjà bien encombré de l’heroic fantasy. Inutile de mentionner en couverture au lecteur qu’il s’agit du dessinateur de « Lanfeust de Troy ». Didier Tarquin est, désormais, assez grand pour voler de ses propres ailes.
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