Les vacances sont à l’origine d’œuvres passées à la postérité en littérature : celles de Marcel Pagnol en Provence ou de Harper Lee, cette fois-ci en Alabama, mais aussi au cinéma dans la colonie de « Nos jours heureux » ou encore en « Juillet-août » et dans « Un petit truc en plus ». La bande dessinée a, elle aussi, puisé dans cette thématique et nous nous retrouvions, entre autres, pour « Les Beaux Étés » ou avec « Du sable dans le maillot ». Un nouvel album édité par Fluide glacial nous invite cette fois pour « Les Vacances chez Pépé-Mémé », en compagnie de Guillaume Bouzard.
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« Batchalo » par Arnaud Bétend et Michaël Le Galli
Grâce à cet exemplaire travail de mémoire sur le génocide des Roms pendant la Seconde guerre mondiale, nous pouvons aller plus loin que les bribes d’informations jetées en pâture par les feux de l’actualité… Un soir de février 1939, deux gosses disparaissent dans un petit village en Bohème. Évidemment, pour les intolérants habitants en émoi, ce sont les Tsiganes installés dans le coin qui les ont enlevés. Ces derniers clament cependant leur innocence et un policier, dont le fils fait partie des victimes, décide de leur faire confiance. Mieux, ils vont se lancer, ensemble, sur les traces des mystérieux kidnappeurs, à travers toute l’Europe de l’Est ; et il ne faudra pas longtemps pour que cette communauté fasse le lien avec l’omniprésence menaçante des soldats nazis…
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« Fawcett : les cités perdues d’Amazonie » par Alessandro Bocci et Guillaume Dorison
Les grands fleuves ont toujours inspiré les grands explorateurs. À moins que les grands fleuves n’aient « fait » les grands explorateurs ! Ainsi en est-il de l’Amazone et du Nil, les deux plus longs au monde. Les forêts de l’un et les déserts de l’autre n’ont rebuté aucun aventurier. Bien au contraire. Qu’il s’agisse pour Fawcett d’y dénicher des cités inconnues ou pour Burton d’en retrouver les sources du Nil, l’essentiel était bien de mettre les pieds sur des terra incognita. Les premiers ? Évidemment, non. C’était faire fi des peuples qui y habitaient et qui n’appréciaient guère ces colonisateurs assoiffés d’or et de reconnaissance…
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« Meilleurs vœux de Mostar » par Frano Petrusa
À la mort de sa mère, en 1987, Frano Pedrusa s’installe chez sa grand-mère. Trois ans plus tard, elle décède à son tour et c’est dans sa famille, à Mostar, en Bosnie, qu’il trouve refuge et qu’il va vivre son adolescence. Il y revient vingt ans plus tard, vingt ans après une guerre fratricide. Le scénariste et dessinateur redécouvre sa ville encore balafrée par la guerre, son ancien lycée encore en ruines, mais toujours cette cité magnifique vue de collines et se remémore ce qu’il y a vécu d’heureux, de troublant, voire de dramatique.
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« La Conteuse des glaces » et « Les Enfants de l’ombre » par Marko et Béka
Le partenariat entre les éditions Dargaud et le magazine « Géo », concrétisé l’an passé par « Le Crochet à nuages » et la création d’une collection intitulée « Géo BD », se poursuit avec deux nouveaux albums publiés simultanément. En matière de « BD Voyages », on ne peut guère faire mieux puisque chaque opus entend faire découvrir la vie quotidienne dans une région du monde. Ainsi en est-il cette fois avec les Inuits du Grand Nord et les Chinois du pays Miao…
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« Lincoln » T7 (« Le Fou sur la montagne ») par Olivier, Jérôme et Anne-Claire Jouvray
On a beau s’appeler comme un Président américain, on peut n’être qu’un plouc des montagnes, un vieil ours mal léché au caractère de chien. Tiens, justement, le septième épisode de la série « Lincoln » commence par un affrontement entre un crétin des Rocheuses (ça se passe dans le Montana) et un ours. C’est le crétin qui gagne, et on l’aime bien ce crétin-là ! Pas parce qu’il gagne, car la plupart du temps, il est plutôt du genre paumé qui paume tout, mais parce que sa constante rébellion est revigorante…
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« Piège nuptial » par Christian De Metter et Douglas Kennedy
Il y a des types qui ont la poisse, qui s’enferrent dans des situations pas possibles. C’est le cas de Nick, un Américain. Il ressent le besoin de faire un break, alors il plaque tout, le Maine et son boulot de journaliste, puis il regarde une carte et son œil tombe sur l’Australie ! Il y est, bel et bien, à présent, et jusqu’au cou car avec son combi acheté d’occasion à Darwin où il séduit une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux. Imaginée par Douglas Kennedy dans son premier roman initialement intitulé « Cul-de-sac » et adapté au cinéma sous le titre « Welcome to Woop Woop », la spirale infernale, commence juste…
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« Juarez » par Corentin Rouge et Nathalie Sergeef
En s’appuyant sur un fait ayant réellement existé (depuis 1993, dans la petite ville frontière de Ciudad Juarez, point de passage principal du trafic de drogue des États-Unis, des milliers de cadavres de femmes ont été retrouvés), la scénariste Nathalie Sergeef nous propose un premier album coup-de-poing !
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« Chère Patagonie » par Jorge Gonzalez
Que la Patagonie soit chère à Jorge Gonzalez, c’est plus que probable puisqu’il vient de lui consacrer un album de 280 pages ! Et pas n’importe lesquelles ! Il s’est cependant fait aider par les scénaristes Horacio Altuna, Hernan Gonzalez et Alejandro Aguado pour trois des neuf chapitres que compte cet opus retraçant l’histoire d’un peuple et de son territoire, et plus précisément l’histoire familiale et identitaire de son narrateur…
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« Photo de la favela » par André Diniz
Alors que les jeux olympiques sont souvent l’occasion d’exproprier des populations défavorisées pour récupérer leurs bidonvilles et remplacer ces derniers par de très couteuses installations sportives, Pékin ou Londres furent le théâtre de ce type de « réaménagements », en sera-t-il de même à Rio ? Ira-t-on effacer quelques favelas pour y installer des pistes de BMX ? Voire ! C’est en tout cas le moment de découvrir cet OVNI qu’est « Photo de la favela » réalisé par André Diniz…
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« Shi Xiu » par Wu Qing Song et Nicolas Meylaender
La mer de Chine reste toujours un lieu privilégié de la piraterie. Rares sont les femmes ayant tâté de ce « métier » peu reluisant. Pourtant, au début du 17e siècle, Shi Xiu s’est fait remarquer comme l’une des plus grandes pirates avec, sous ses ordres, plus de soixante mille hommes. C’est l’histoire romancée de la légendaire reine des pirates que Nicolas Meylaender et Wu Qing Song nous proposent au travers d’une série maritime dépaysante.
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