Après son déjanté « Jolly Jumper ne répond plus » – 40 000 exemplaires vendus —, où il livrait sa propre version des aventures du célèbre cow-boy solitaire qui tire plus vite que son ombre, publié sous le label Lucky comics en 2017, Guillaume Bouzard retrouve Lucky Luke pour un album tout aussi loufoque — si pas plus ! — que le précédent. Invité à raconter le tournage de la série télé éponyme (à venir sur Disney+ et, ensuite, sur France Télévisions), il en recueille nombre de croquis et d’anecdotes sur la manière dont se prépare et se tourne une production au succès assuré. Bien entendu, ce reportage va donner lieu à une BD complètement décalée, où, en tant qu’adepte de l’autodérision, il se met lui-même en scène : à hurler de rire !
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Polar gospel !
En août 1963, à Washington, lors d’une marche pour le travail et la liberté, Martin Luther King fait un discours dont quelques mots resteront à jamais gravés dans l’Histoire et les mémoires : « I have a dream », des mots qui résonnent aujourd’hui d’autant plus fort dans l’Amérique de Trump. Cependant, l’histoire concoctée par Laurent-Frédéric Bollée ne se passe pas de nos jours, mais en 1983, lors du vingtième anniversaire du célèbre discours…
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« Albert Kahn : l’archiviste de la planète » : voir le monde, singulier et pluriel…
Banquier et philanthrope, homme discret aimant parcourir le monde, Albert Kahn a intrigué ses contemporains. Son principal défi ? Rien moins qu’inventorier visuellement le globe, photographies et films devant nourrir ses nobles causes culturelles… Un one-shot de 96 pages dans lequel Didier Quella-Guyot, grand amoureux des voyages, documente avec Manu Cassier l’incroyable parcours de l’auteur des « Archives de la planète ». Une vie consciente du destin fragile des peuples, au tournant d’un siècle tragiquement rattrapé par les crises et les guerres…
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Direction le Népal… Vite fait ?
Difficile de refuser d’accompagner un personnage parti au Népal, quand le simple feuilletage de l’album qui raconte son histoire n’inspire qu’au voyage : un voyage dans les pas de Maëlle, célibataire et directrice financière d’une start-up en pleine expansion, laquelle ne vit que pour son travail. Or, elle vient d’accepter de rendre un service très particulier à sa meilleure amie, très malade…
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Virées mexicaines…
Le Mexique reste une contrée qui attire comme nous pouvons le voir avec une série jeunesse qui débute : « L’Hacienda aux papillons », chez Oxymore ; ou avec une virée plus fantastique et adulte : « Elsie A. », chez Dargaud. Dans les deux cas, de l’aventure, du mystère et des personnages attachants, mais des ambitions narratives très différentes…
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Réédition bienvenue d’un fascinant western revisité par deux figures mythiques de la BD franco-belge : Philippe Berthet et Philippe Foerster !
Outre les créations éclectiques, et la plupart du temps méritant le détour, qui fleurissent leur catalogue depuis la parution d’un premier livre en 2018 (1), les éditions Anspach s’attachent aussi à sortir de l’oubli quelques petits bijoux de la bande dessinée belge des années quatre-vingt ou quatre-vingt-dix : à l’instar de ce captivant « Chiens de prairie » publié à l’origine chez Delcourt en 1996. La fameuse Calamity Jane y retrouve une vieille relation : un ex-ami, ivrogne, pilleur de banques et tueur à ses heures. Une ordure nommée J.B. Bone, pourchassée par les chasseurs de primes, qui traîne sa carcasse sur les pistes du Dakota du Sud, transportant un corps pour l’enterrer auprès de sa bien-aimée, en cette année 1876. Sa rencontre avec un gamin sourd-muet, lequel s’entête à le suivre, ne va pas arranger ses affaires…
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« Dred Scott » : du Nord au Sud, perdre la boussole !
Narration autour d’un héros éponyme s’inscrivant dans un épisode emblématique de l’histoire américaine, Dred Scott est aussi la première BD dessinée par un vieux briscard de l’animation : Thibault Descamps. Un nom à retenir et un thriller historique à découvrir. Portée par un récitatif à la première personne du singulier, l’histoire de Dred Scott (un jeune Afro-Américain de la seconde mitan du XIXe siècle) est joliment ourdie par le duo de scénaristes Tom Graffin et Jérôme Ropert.
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« Les Damnés de l’or brun » : une saga prometteuse au goût d’inachevé…
Lancé avec la promesse de proposer aux lecteurs amateurs du genre une longue saga familiale, « Les Damnés de l’or brun » ambitionne d’évoquer l’histoire de l’industrie du chocolat de ses origines à nos jours. Ce troisième ouvrage, consacré à l’année 1878, est, hélas !, le dernier. Pour les amateurs de cette série classique, voilà une conclusion un peu décevante, au goût aussi amer que celui du chocolat. Adieu Rosa Dumont, Marc Loiseau, Alain Swijsen, Christian Dallier, Stephen Wayne et bien d’autres descendants de Maria Da Silva et de Tiago Da Costa Socrates présentés dès le premier album dans l’imposant arbre généalogique publié en guise de pages de garde…
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Au programme : les Méditerranées !
Quelle gageure ! Vouloir raconter la Méditerranée ! L’histoire de la Méditerranée ? C’est impossible… Ou alors « les » histoires, « Les Histoires d’un continent kaléidoscope », comme l’indique le sous-titre de la bande dessinée « Méditerranée » d’Aurel ? Oui, c’est à la fois plus fou et plus raisonnable, d’autant qu’il faut noter « continent » et non « mer »… Allez, disons-le tout de suite, le programme est chargé… mais passionnant !
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Jack London en Plein Vent !
En 1897, Jack London est sur un bateau pour le Grand Nord, plus précisément, le Klondike et la rencontre avec les chercheurs d’or. De ce séjour naitront ses premiers textes recueillis dans « Le Fils du loup » : son premier recueil de nouvelles de paru en 1900, dans lequel figure « L’Homme et le loup » adapté par Pierre-Emmanuel Dequest, qui n’en est pas à son premier essai avec London…
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« Le Dernier des géants » : un premier roman graphique prometteur sur le dépassement de soi et la résilience, chez Helvetïq !
Basé sur une expérience de trail (course à pied, sur longue distance, en milieu naturel) vécue par l’auteur et journaliste passionné par les sports de montagne qu’est le Chamoniard Doug Mayer, « Le Dernier des géants » nous interroge sur le besoin de quête spirituelle et de dépassement de l’humain. Il est mis en forme par l’illustrateur et cinéaste limougeaud (de culture manouche) qu’est William Windrestin : l’un des membres fondateurs du mouvement de peinture H.N.S. — Hyper naïf symbolique —, dont c’est, tout comme l’écrivain sportif à l’origine de cette histoire, la première bande dessinée.
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