BD de la semaine

« S.E.N.S. » par Marc-Antoine Mathieu

En nous proposant un nouvel exercice de style totalement expérimental, mais aussi ludique que sa série « Julius-Corentin Acquefacques » ou que ses précédents opus « Mémoire morte » (en 2000), « Le Dessin » (en 2001), « Les Sous-sols du révolu » (en 2006), « Dieu en personne » …

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« Voix de la nuit » par Ulli Lust, d’après Marcel Beyer

Il faut se plonger au cœur du pouvoir nazi pour en comprendre toute l’abjection. Le croisement de deux regards innocents met à jour les ressorts les plus intimes d’un régime totalitaire dont l’idéologie reposait sur un racisme qu’aucun scientifique n’a pu justifier, malgré tous les efforts du IIIe Reich. Un acousticien introverti et monomaniaque et la fille aînée de Goebbels sont les voix de la nuit, où était plongée l’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, que nous transmettent les auteurs.

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« Mascarade » par Florence Magnin

Entre roman graphique pour adultes et conte initiatique pour un public plus jeune, cet imposant ouvrage de deux cent quarante pages en grand format, tout en couleurs (et quelles couleurs !), est une passionnante introspection du passage à l’âge adulte. Même si l’on devine que l’auteure fait référence à sa propre enfance, elle y démontre quand même une entière liberté de ton !

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« Love in Vain » par Mezzo et Jean-Michel Dupont

« Love in vain » est un majestueux album paru aux éditions Glénat, retraçant le parcours du bluesman Robert Johnson. Le scénario de Jean-Michel Dupont et les dessins de Mezzo nous livrent une sombre biographie de grande intensité. Sombre de part la description des conditions de vie pour la population noire américaine du début du XXe siècle, période durant laquelle se déroula les vingt-sept années d’existence de Robert Johnson. Sombre aussi par la force du noir présent dans les cases et planches de Mezzo.

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« Little Tulip » par François Boucq et Jerome Charyn

Aussi formidable que cruelle, cette troisième et nouvelle collaboration entre le dessinateur français du « Bouncer » et un célèbre écrivain américain surtout connu pour ses polars (« Marilyn la dingue ») nous propose une passionnante allégorie (1) : le dessin par le dessin évoquant la vie d’un tatoueur russe exilé aux USA, après avoir vécu l’enfer dans un camp soviétique où il a été initié à cette discipline par un maître-tatoueur, alors qu’il n’était qu’enfant.

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« Magic Pen » par Dylan Horrocks

Le Néo-zélandais Dylan Horrocks n’est pas vraiment ce que l’on appelle un auteur très prolifique et on attendait avec impatience son nouveau livre. D’autant plus que cette rocambolesque quasi-autofiction n’est autre qu’une nouvelle mise en abyme de la création en bandes dessinées, un peu comme il l’en avait déjà réalisé une avec son précédent chef-d’œuvre traduit en français en 2001 : « Hicksville ».

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« Les Pierres rouges T1 : Ombres au tableau » par Makyo

C’est le grand retour de Makyo en tant qu’auteur « complet », assurant aussi bien le scénario que le dessin sur cette histoire d’un couple qui se retrouve plus d’un siècle après : une très belle nouvelle série psychologique et dramatique où la ruralité provençale flirte avec le fantastique, un peu comme du temps de son « Grimion gant de cuir » dans les années 1980.

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« Ulysse, les chants du retour » par Jean Harambat

Jean Harambat revient avec un bel album racontant le retour à Ithaque d’Ulysse, présenté comme « un homme à la reconquête de soi ». L’auteur, scénariste et dessinateur, a fait le choix d’un récit fidèle à la tradition, mais privilégiant la dimension psychologique du héros qu’éclairent les médiations d’hellénistes renommés et de divers intervenants.

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« L’Or et le sang T4 : Khalil » par Fabien Bedouel, Merwan, Maurin Defrance et Fabien Nury

Quatrième et dernier tome d’une saga initiée pour les trois premiers albums chez feues les éditions 12 bis, « L’Or et le sang » est la formidable histoire de deux copains de tranchées de la Première Guerre mondiale, incapables de se réinsérer. Ils mettent au point un trafic d’armes en faveur de la rébellion des tribus rifaines vivant dans les montagnes marocaines et seront à l’origine du premier conflit de décolonisation moderne, en ce début des années 1920. Une narration toujours très habile et une mise en images particulièrement efficace pour un final aussi mouvementé que dépaysant !

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« Moi, assassin » par Keko et Antonio Altarriba

Étonnant et sarcastique polar psychologique, ce remarquable scénario, bien pervers, est dû au romancier espagnol Antonio Altarriba, déjà remarqué lors de la traduction en français de son « Art de voler » dessiné par Kim, chez le même éditeur, en 2011. Grâce à sa qualité d’écriture et à l’exposition sans détour de ses craintes et de ses interrogations, mais aussi grâce au sobre, mais puissant, trait aux noirs et blancs tachetés de rouge de son compatriote Keko (qui fait beaucoup penser à celui de l’Italien Magnus), il renouvelle avec maestria le thème du serial-killer.

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