Pour de nombreux lecteurs français, Paolo Eleuteri Serpieri est le créateur de la pulpeuse Druuna : l’une des plus célèbres « filles de papier » de la bande dessinée pour adultes. Bien avant, pour les lecteurs transalpins, Serpieri était déjà un immense dessinateur, spécialisé dans l’histoire de l’Ouestaméricain. Si une bonne partie d’entre eux avaient notamment été déjà traduits en langue française aux éditions Mosquito,pratiquement tous ces récits sont aujourd’hui réunis dans deux beaux et gros albums édités en France par Glénat, en collaboration avec la structure italienne Lo Scarabeo.
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« Il était une fois en France » T4 par S. Vallée et F. Nury
Après trois tomes remarquables et remarqués, autant par le public que par la critique, on aurait pu croire qu’il ne serait pas aisé, pour le scénariste Fabien Nury et le dessinateur Sylvain Vallée, de faire mieux : et pourtant?
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« Lyz et ses cadavres exquis »
Après diverses expériences graphiques conflictuelles et plus ou moins réussies (« Yzaak » avec Fred Treglia chez Univers Comics en 2003, « Faits d’hiver » à La Septième marche en 2004 et les deux tomes de « Lawrence d’Arabie » avec Tarek chez EP en 2007 et 2009), Alexis Horellou nous montre enfin toute l’étendue de son talent avec ce conte macabre aux accents TimBurtoniens et Jean-PierreJeune(t)sques !
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« Mattéo » T2 par Jean-Pierre Gibrat
À peine sorti de l’atrocité des combats dans les tranchées, le photographe Mattéo, toujours déserteur, revient clandestinement d’Espagne où il s’était réfugié. Avec Gervasio, un ami de son père, il s’embarque pour Petrograd, juste après qu’ait eu lieu la Révolution russe d’octobre 1917.
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« Mes années bêtes et méchantes »
Si vous fréquentez les festivals de bande dessinée, la figure rondouillarde et barbue de Daniel Fuchs ne doit pas vous être inconnue : vous avez sûrement déjà croisé ce vendeur, à l’air aussi bourru que sympathique ; à l’instar de ces deux jeunes, dans les premières pages de l’album, qui furètent dans les bacs des exposants, justement lors d’un salon de la BD, jusqu’à tomber sur un gros lot du magazine Hara Kiri.
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« Trois Christs » par D. Bajram et V. Mangin
Ce qui frappe d’emblée dans ce superbe exercice de style, c’est la qualité graphique : autant celle de Denis Bajram (« Universal War One » chez Soleil), qui adopte pour l’occasion un nouveau style en couleurs directes réalisées à l’ordinateur -qui est plus illustratif et tout à fait remarquable-, que celle de Fabrice Neaud (« Journal » chez Ego comme x ) qui, avec son dessin en noir et blanc, proche de la gravure, est curieusement très à l’aise pour mettre en images la véracité historique placée au début et à la fin du livre ; alors que l’on ne connaissait, jusque-là, que son travail comme chantre de la bande dessinée alternative.
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« Jojo » T18 par A. Geerts et S. Salma
Mamy ne se sent pas bien : une maladie, qui semble plutôt grave, lui affaiblit son organisme et lui met le moral à zéro. Elle accepte, quand même, de se faire faire un check-up à la clinique du docteur Plasma.
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« Château de sable » par F. Peeters et P. O. Lévy
Décidément, le Suisse Frederik Peeters aime les histoires étranges et surréalistes : après son envoûtant « Pachyderme », publié l’an passé chez Gallimard, il nous le prouve, une fois plus, avec cet étonnant conte philosophique en noir et blanc où, en compagnie du cinéaste documentariste Pierre Oscar Levy, il s’attarde surtout sur les réactions de ses protagonistes confrontés à un phénomène surnaturel.
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« Hollywood » T1 par Malès et Manini
Même s’il nous a récemment offert un décoiffant « Nécromancy » en tant que dessinateur (scénarios de Fabien Nury chez Dargaud) et s’il travaille sur un récit de Sylvain Ricard (« Pierrot-les-Couteaux ») où il s’essaie à un tout nouveau style graphique, tout en rondeurs, Jack Manini a plutôt tendance, ces derniers temps, à se concentrer aussi sur son activité de scénariste : et c’est tant mieux, car le bougre excelle en la matière !
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« La Mort de Staline » T1 par T. Robin et F. Nury
Grâce à cet éblouissant portrait d’une dictature plongée dans la folie pendant les deux jours qui suivirent l’attaque cérébrale de Joseph Staline, dans la soirée du 28 février 1953, à la suite de la diffusion d’un concerto de Mozart à la radio de Moscou, on retrouve avec plaisir le trait réaliste qu’utilisait Thierry Robin sur « Rouge de Chine » ou sur « Koblenz », bien avant que ce dernier se consacre exclusivement à la bande dessinée enfantine et humoristique (« Zappa et Tika » ou « Petit Père Noël » avec Lewis Trondheim).
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« Malgré nous » T2 (« Ostfront »)
Avec cette saga historique, née de l’histoire familiale de ce scénariste Franc-comtois, Thierry Gloris nous prouve qu’il est aussi à l’aise dans l’évocation des croix gammées que dans celle des monstres irréels !
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