Les vacances sont à l’origine d’œuvres passées à la postérité en littérature : celles de Marcel Pagnol en Provence ou de Harper Lee, cette fois-ci en Alabama, mais aussi au cinéma dans la colonie de « Nos jours heureux » ou encore en « Juillet-août » et dans « Un petit truc en plus ». La bande dessinée a, elle aussi, puisé dans cette thématique et nous nous retrouvions, entre autres, pour « Les Beaux Étés » ou avec « Du sable dans le maillot ». Un nouvel album édité par Fluide glacial nous invite cette fois pour « Les Vacances chez Pépé-Mémé », en compagnie de Guillaume Bouzard.
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« Les Pieds bandés » par Li Kunwu
Les éditions Kana viennent de publier « Les Pieds bandés », deuxième album traduit en français du dessinateur chinois, Li Kunwu. Nous avons pu le découvrir en France avec « Une vie chinoise », une autobiographie de 700 pages publiée en trois tomes en 2009 et 2010. Ce récit passionnant en noir et blanc, à travers l’histoire d’un enfant puis d’un homme, raconte aussi la grande Histoire, celle de la Chine devenue maoïste et qui, dans les décennies suivantes, passe progressivement à l’économie de marché, quand la carte de crédit supplante la carte du parti …
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« Millenium » T1 (« Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes » première partie) par José Homs et Sylvain Runberg
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le défi était osé : mettre en bande dessinée le célèbre polar implacable du romancier suédois Stieg Larsson revenait à se faire traiter, au minimum, d’opportuniste : vu le succès mondial obtenu par les trois parties de ce thriller (plus de cinquante millions d’exemplaires vendus du roman), qui a même fait l’objet d’une adaptation au cinéma, d’abord en Suède, puis aux États-Unis pour le premier volet, avec Daniel Craig dans le rôle de Blomkvist. Mais vous pouvez vous y plonger sans appréhension, cette adaptation est plus que réussie…
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« Last Man » par Mickaël Sanlaville, Balak et Bastien Vivès
Bastien Vivès est entré dans le cercle fermé des grands auteurs de BD avec « Polina » (Grand Prix de la Critique 2012 – ACBD) : un pavé de 200 pages en noir et blanc, au trait fin et dépouillé. Très éloigné de ce qui se faisait alors en franco-belge, il a su imposer son style novateur grâce à une maîtrise, exceptionnelle, du mouvement. Ses personnages construits très simplement explosent dans la page. Ils volent, virevoltent, se meuvent avec une élégance qui subjugue le lecteur. Dans « Last Man », ce n’est plus de la danse, mais du combat. Et là encore, la chorégraphie semble tirée à quatre épingles.
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« Julius Corentin Acquefacques » T6 (« « Le Décalage ») par Marc-Antoine Mathieu
Déjà, une histoire qui commence sur la couverture, ce n’est pas courant. Si, en plus, elle enchaîne directement sur le deuxième chapitre où on constate que le héros est ailleurs, mais pas dans le livre, et qu’au beau milieu du bouquin six pages sont totalement déchirées, avouez qu’il y a de quoi surprendre le lecteur de bande dessinée lambda ! D’autant plus qu’on ne connaîtra le début de l’histoire, qu’à la fin du livre…
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« Terra Australis » par Philippe Nicloux et Laurent-Frédéric Bollée
L’ouvrage est volumineux (512 pages), épais, pesant, relié comme un dictionnaire auquel fait penser la couverture représentant la planète bleue sur laquelle se détache une île. Peinte sur elle, gravé dans sa terre, se détache un animal dessiné à la façon des aborigènes. L’Australie, donc, où les auteurs nous mènent pour un long voyage dans le temps et dans l’espace…
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« Le Client » par Man et Zidrou
Dans une Espagne touchée par la crise et où les bordels autorisés par l’État sont monnaie courante, surtout dans les grandes villes, un prof d’esthétique à l’allure fragile va kidnapper l’une de ces élèves : la fille d’un gros bonnet de la prostitution. Il propose alors au caïd mafieux de l’échanger contre une fille de charme équatorienne dont il est tombé amoureux…
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« Kongo » par Tom Tirabosco et Christian Perrissin
« Tout m’est antipathique ici. Les hommes et les choses. Comme je regrette de m’être lié pour trois ans ». C’est le capitaine au long cours de la marine britannique Jozef Teodor Konrad Korzeniowski qui écrit, autrement dit le futur Joseph Conrad. Après l’Orient et l’Australie, le voici sur le continent noir embauché par une compagnie belge…
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« Mon fiancé chinois » par Laure Garancher
La narratrice de ce récit très touchant se nomme Pad. C’est une vieille femme chinoise lorsque nous la découvrons sur la première planche, alors qu’elle entame l’histoire de sa vie. Elle se rappelle d’où elle vient et pourquoi elle a quitté son pays, le Vietnam, lorsqu’elle était jeune fille. Pad appartenait alors la minorité Hmong, un peuple vivant dans le nord Vietman, très attaché à sa culture, à sa langue, à son indépendance et à sa liberté de circulation.
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« Sang noir, la catastrophe de Courrières » par Jean-Luc Loyer
Paraitra le 07 mars 2013 le nouvel album de Jean-Luc Loyer, « Sang noir, la catastrophe de Courrières » : disons le tout net, derrière ce titre macabre se cache l’un des premiers grands albums indispensables de l’année 2013. Cette critique élogieuse tient certes au choix du sujet, rarement évoqué : la terrible tragédie survenue en mars 1906 dans les mines de Courrières (région Nord-Pas-de-Calais), qui fera 1 099 victimes. Elle tient surtout à son traitement : une évocation minutieuse, documentée et même documentaire des événements, où l’alternance des scènes évoquant l’aspect social, humain ou politique du drame amène une émotion à fleur de peau. Pour paraphraser Jean Jaurès, il y a toute L’Humanité de son auteur dans cet album…
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« Tout sauf l’amour » par Frédéric Bihel, Makyo et Toldac
Une comédie romantique, voilà un sujet assez original en BD. Pourtant rien de bien nouveau depuis « Bidouille et Violette ». Entre névrose et héros pathétique, lorsque la science se mêle au sentiment, cela donne un cocktail souvent explosif. Après « Exauce-nous » sorti en 2008, déjà chez Futuropolis, Makyo et Bihel renouvellent leur collaboration pour le meilleur et, non, pour le pire.
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