En 2009, déjà chez Futuropolis, David Prudhomme s’intéressait aux musiciens grecs avec « Rébétiko : la mauvaise herbe » : un album où l’on suivait une journée de la vie d’un artiste des années 1930. Des cafés enfumés de haschich aux terrasses où l’on se laisse assommer par l’alcool, les musiciens, les « rébètes », attendent la nuit où ils jouent le rébétiko, cette musique populaire contestataire évoquant la déchirure de l’exil, la dureté sociale et les amours amères…
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« Le Crime parfait » : 11 récits glaçants…
Les 11 nouvelles proposées dans cet ouvrage invitent le lecteur à suivre le quotidien d’une belle brochette de criminels,dont le génie malfaisant mérite l’admiration. 15 auteurs, parmi les meilleurs du moment, évoquent avec gourmandise ce grand invité des fictions policières : le crime parfait. Cette nouvelle création des éditions Philéas renoue avec le principe des ouvrages collectifs à thèmes, jadis récurrents dans les numéros hors-séries des mensuels BD aujourd’hui disparus.
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Toutankhamon doit tout à Howard Carter !
Toutankhamon doit-il vraiment tout à Howard Carter ? Oui, absolument ! Sans ce découvreur acharné, il est possible, sinon probable, que son tombeau serait resté inconnu. Pas inviolé, puisqu’à l’évidence Carter ne fut pas le premier à y mettre les pieds : dès l’Antiquité, il fut en partie dépouillé, mais ce qui restait force, depuis 1924, l’admiration des passionnés d’histoire égyptienne…
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Titeuf : 30 ans, ça se fête !
Avec des albums vendus à plus de 20 millions d’exemplaires, traduits en 25 langues, « Titeuf » est devenu un héros culte auprès de plusieurs générations de lecteurs. À l’occasion de ses 30 ans, les éditions Glénat proposent un beau livre d’images qui devrait enchanter les nombreux amoureux du gosse impertinent et blagueur. C’est aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur Zep, papa dont les talents multiples vont bien au-delà de la bande dessinée pour enfants.
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« Hoka Hey ! » : la colère de l’Indien !
Voici encore un titre remarquable publié au sein du Label 619 (1), la collection cornaquée par Run qui est, depuis juin 2021, passée dans le giron des éditions Rue de Sèvres : un western initiatique à grand spectacle de 224 magnifiques pages se déroulant en cinémascope dans les grands espaces de l’Ouest sauvage. Neyef, le dessinateur de « Puta Madre » et de divers courts récits pour les collectifs « DoggyBags » ou « Midnight Tales » (édités aussi sous le Label 619), lequel est ici également coloriste et scénariste, prend le prétexte d’une brutale histoire de vengeance et de haine pour mieux nous parler de transmission et d’assimilation culturelle entre les Blancs et les Indiens.
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« Adèle Blanc-Sec » : Tardi feuilletoniste !
15 ans après la publication du neuvième épisode des « Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec »,Jacques Tardi propose le dixième et dernier épisode des pérégrinations de son héroïne apparue en 1976. Après avoir abordé dans ses ouvrages précédents des sujets plus sérieux et lui tenant à cœur, il renoue avec un genre qualifié de mineur — mais oh combien difficile — où il excelle : le feuilleton.
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Appalaches ou New York ?
Malgré le titre, « Un pied au paradis », on ne peut pas dire que ce soit le pied et le paradis que de vivre comme les personnages de ce roman de Ron Rash adapté en BD ! Là, au début des années 1950, dans ces terres autrefois Cherokee, les paysans survivent tant bien que mal, et plutôt mal, d’autant que la construction d’un barrage va les obliger à déloger. Mais le sujet du récit est ailleurs…
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« Coq-sur-Mer 33 » : une fiction sur son trente-et-un !
Dessinateur phare des jeunes éditions Anspach, le Belge Baudouin Deville s’associe ici avec son compatriote scénariste Rudi Miel pour proposer un nouvel album dont l’histoire est ancrée en Belgique : un axe éditorial majeur de cet éditeur outre-Quiévrain. Comme de précédents récits du réel – emblématiques de la mémoire belge ! — également dessinés par Deville (« Sourire 58 », « Léopoldville 60 », « Bruxelles 43 », « Innovation 67 »), « Coq-sur-Mer 33 » est une fiction s’inscrivant habilement dans un cadre réaliste, jouant avec les faits historiques et le contexte géopolitique contemporain. Le titre met notamment en scène deux figures, Ensor et Einstein lui-même. Autant le peintre James Ensor est un précipité de l’esprit belge, autant le génial Albert Einstein relève de la mythologie universelle. Mais la facétie est-elle toujours du côté du maître du grotesque ?
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dBD Hugo Pratt : un hors-série riche en découvertes et témoignages !
Au hit-parade des ouvrages consacrés à un auteur de bande dessinée, Hugo Pratt se place probablement au second rang après Hergé qui, depuis longtemps, fait la course en tête. Un excellent numéro hors-série de la revue dBD, mis en musique par notre ami Dominique Petitfaux, revient sur les zones rarement éclairées par les épistoliers de son œuvre. Entouré d’une solide équipe de critiques et de journalistes, il évoque les années les plus sombres d’une carrière qui n’a pas toujours été facile.
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L’ironie des espoirs… de Boucq : désarmant !
Après plusieurs albums beaucoup plus classiques en matière de bande dessinée, l’inclassable François Boucq livre ici un OVNI. Cet album contient tous les genres, dans un mélange hétéroclite de gags, de récits BD plus ou moins longs, de dessins de presse, d’illustrations et de parodies. Le tout se présente sous l’angle d’un comique ironique, voire féroce, tirant à vue sur les bizarreries et l’absurde de notre époque, dictateurs compris !
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Retour émouvant aux sources familiales pour l’Espagnol Paco Roca !
Paru en 2020 dans son pays d’origine aux éditions Astiberri, « Regreso al Edén » de Francisco Martínez Roca, dit Paco Roca, est enfin traduit en français, sous le titre « Retour à l’Éden », chez Delcourt : à l’instar de la plupart des ouvrages récents de ce talentueux créateur né — et résidant toujours — à Valence, où se déroule ce récit, en 1969. Ce touchant et intimiste roman graphique de 176 pages, au format à l’italienne, raconte la vie de pauvreté et de privations d’Antonia, la mère de l’auteur, pendant la période franquiste de l’après-guerre : comme ce fut d’ailleurs le cas pour des milliers d’autres femmes espagnoles. Pour ce faire, il est simplement parti d’une photo de famille prise lors d’une journée à la plage, pendant l’été 1946 : l’un des rares moments de bonheur qu’elle a pu connaître et qui est pourtant figé pour la postérité.
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