En 2009, déjà chez Futuropolis, David Prudhomme s’intéressait aux musiciens grecs avec « Rébétiko : la mauvaise herbe » : un album où l’on suivait une journée de la vie d’un artiste des années 1930. Des cafés enfumés de haschich aux terrasses où l’on se laisse assommer par l’alcool, les musiciens, les « rébètes », attendent la nuit où ils jouent le rébétiko, cette musique populaire contestataire évoquant la déchirure de l’exil, la dureté sociale et les amours amères…
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Quoi de mieux que les belles intégrales des éditions Dupuis pour savourer deux des meilleures séries jeunesses contemporaines : « Louca » et « La Boîte à musique » ?
Depuis 2006, les éditions Dupuis publient, de façon soutenue, des intégrales de séries parues dans les pages du Journal de Spirou. Après avoir mis surtout l’accent sur le patrimoine de l’hebdomadaire, elles s’attachent désormais à compiler, dans de conséquents ouvrages, plusieurs albums de belles séries contemporaines. L’occasion nous est ainsi donnée de lire, ou de relire, en une seule fois, tous les volumes de « La Boîte à musique » et de la saison 2 de « Louca ».
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« U.C.C. Dolorès : les Sables de Tishala » : un monde en fin de vie…
Quel plaisir de retrouver la rousse et pétillante Mony — jeune none parcourant l’espace et devenue l’héritière d’un étonnant vaisseau spatial : l’U.C.C. Dolorès. Avec ce cinquième album réalisé en solo, mais avec la complicité de son épouse Lyse, Didier Tarquin s’impose comme un auteur talentueux à part entière dans le domaine déjà bien encombré de l’heroic fantasy. Inutile de mentionner en couverture au lecteur qu’il s’agit du dessinateur de « Lanfeust de Troy ». Didier Tarquin est, désormais, assez grand pour voler de ses propres ailes.
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N’oublions pas Rosa Parks…
C’est un fait historique bien connu que ce geste de Rosa Parks, femme noire qui, le 1er décembre 1955, refuse de quitter une place du milieu du bus pour la laisser à un Blanc qui vient de monter, comme c’est la règle… C’était à Montgomery, en Alabama, où une figure encore plus connue va mener la bataille pour que cette ségrégation honteuse cesse : le révérend Martin Luther King…
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« Alix T42 : Le Bouclier d’Achille » ou le goût antique de l’enfance…
Alix ! Esclave d’origine gauloise devenu citoyen romain, Alix Graccus est de retour avec un album dont le thème provient d’un chant de cette « Illiade » signée Homère ! « Le Bouclier d’Achille » ou quand la pérennité des héros de papier fleure bon les madeleines de Proust…
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« Passer à l’Ouest », l’autre Finistère de Julien Solé !
2016 fut une année importante pour la ville de Brest : elle a vu la naissance de la revue de bande dessinée Casier[s] et l’arrivée de la famille de Julien Solé dans cette ville du Finistère ! Habitué des aventures intergalactiques et d’un rock’n’roll d’outre-tombe, Julien Solé nous raconte cette installation brestoise dans « Passer à l’Ouest » publié chez Locus Solus.
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Alfred clôt en beauté sa trilogie italienne avec « Maltempo » !
Après « Come Prima » (2013) et « Senso » (2019), également publiés dans la toujours intéressante collection Mirages des éditions Delcourt, Lionel Papagalli — qui signe Alfred ses productions en bande dessinée (1) — termine avec tendresse, émotion et humour, ce qu’il appelle son « Italie affective » : sensible œuvre personnelle aux accents nostalgiques, composée de trois one shot qui peuvent se lire indépendamment les uns des autres, et dont le dernier sorti aborde habilement les tourments actuels (la montée de l’extrémisme, le chômage, les filets tendus par la mafia, les migrants…) de cette péninsule méditerranéenne en déshérence, où l’auteur a passé son enfance…
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Peau d’Âne revient dans une magnifique bande dessinée…
Tout le monde se souvient de « Peau d’Âne » (le conte de Perrault) et de son inventive adaptation au cinéma par Jacques Demy, avec Catherine Deneuve dans le rôle-titre en 1970. Cécile Chicault nous en donne une version d’une grande poésie dans une bande dessinée douce, mais qui n’élude pas la cruauté et la perversité du conte d’origine.
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Tome 40 de « Jeremiah » : la fin ?
Abandonné en mauvaise posture dans l’album précédent, Jeremiah brille par son absence tout au long des 42 pages de ce quarantième épisode. À 85 ans, Hermann poursuit les aventures de son personnage fétiche : celui à travers lequel il règle ses comptes avec notre société moderne, qu’il juge sévèrement. Bien qu’il ne soit pas conseillé de découvrir la série avec cet ouvrage, il demeure indispensable à tous ceux qui suivent, depuis de longues années, le duo Jeremiah/Kurdy.
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Touristes à Cuba
Edo Brenes, auteur de bande dessinée du Costa Rica, en tout cas son personnage Arturo, part avec sa compagne Ivannia découvrir Cuba. Au total, 380 pages lui permettent de brosser le portrait des habitants, plutôt que celui des touristes, à travers un récit choral très éclairant…
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« Dans l’ombre du Professeur Nimbus » : l’envers du décor dévoilé !
Créé en 1934 par André Daix pour le compte de l’agence Opera Mundi, le Professeur Nimbus n’est pas un héros comme les autres : un dessinateur adhérant dès 1933 au Parti franciste — proche du fascisme italien—, et un éditeur juif et franc-maçon ! De quoi ne pas faciliter l’harmonie entre les deux hommes. Précis, documenté, cet ouvrage d’Antoine Sausverd raconte avec une redoutable précision les coulisses de l’histoire — pas vraiment édifiante — d’un héros de bande dessinée au parcours pavé d’obstacles.
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