En 2009, déjà chez Futuropolis, David Prudhomme s’intéressait aux musiciens grecs avec « Rébétiko : la mauvaise herbe » : un album où l’on suivait une journée de la vie d’un artiste des années 1930. Des cafés enfumés de haschich aux terrasses où l’on se laisse assommer par l’alcool, les musiciens, les « rébètes », attendent la nuit où ils jouent le rébétiko, cette musique populaire contestataire évoquant la déchirure de l’exil, la dureté sociale et les amours amères…
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Avec « Raven », Mathieu Lauffray dynamite les poncifs de la piraterie…
Le dessinateur de « Long John Silver » replonge avec délectation dans la grande aventure des boucaniers des Caraïbes : une imagerie spectaculaire qu’il exploite, cette fois-ci seul maître narratif à bord, en multipliant les abordages dantesques, les tempêtes dévastatrices, les coups de canon tonitruants et les combats au sabre sans pitié… peuplés de personnages hauts en couleur : que ce soit le chevaleresque feu-follet qu’est Raven, la cupide et redoutable Lady Darksee ou la naïve et jolie aristocrate Anne de Montignac, laquelle se retrouve, sans le vouloir, au milieu de leur ravageuse dualité…
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Montre ton amour, ça ne va pas te tuer !
Non, ce manga ne raconte pas l’histoire d’amour d’une adolescente avec son professeur qui vit dans le même immeuble qu’elle. Non, ce manga n’est pas aussi basique et futile qu’il en a l’air. Non, les rapports humains ne se résument pas à la rencontre facile d’un homme et d’une femme qui succombe forcément à ses charmes. Non, la conclusion de cette histoire n’est pas triste, ni son début ni son milieu. Il faut chercher plus loin que les clichés : apprécier cette tranche de vie qui passe inéluctablement et en tirer ses propres observations. « Show Me Love » pourrait être un manga feel good, c’est surtout un miroir de nos propres manques.
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George Takei est allé là où aucun homme n’aurait dû aller…
George Takei est bien connu des amateurs de science-fiction pour avoir sillonné l’univers à bord de l’Enterprise, le vaisseau mythique de la série télé « Star Trek ». Depuis qu’il a quitté le costume du Lieutenant Hikaru Sulu, il use de sa popularité pour évoquer le passé de sa famille et faire avancer les droits des personnes. Durant ces rencontres, il évoque le sort de sa famille qui s’est retrouvée dans des camps durant la guerre de 39-45. Il se remémore son père, sa mère, son inconscience. C’est sa vie d’enfant qui est aujourd’hui retranscrite, avec brio, dans ce superbe roman graphique : « Nous étions les ennemis ».
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« La Promesse de la Tortue » : pirates en jupons…
Les pirates ont toujours fait les beaux jours de la bande dessinée d’aventure, pour le bonheur de plusieurs générations de lecteurs. De Paul Gillon à Hermann, de nombreux dessinateurs ont pris plaisir nous faire à embarquer aux côtés de corsaires, pirates et autres flibustiers. Un nouveau duo d’auteurs (Tieko et Stéphane Piatzszek) répond à l’appel du grand large en compagnie de trois sacrées bonnes femmes aux caractères bien trempés.
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Réussir un naufrage…
S’il est un épisode maritime aussi connu que le naufrage du Titanic, c’est bien celui des naufragés de la Méduse, connu parce qu’un tableau l’a définitivement représenté. Mais, ce qu’on sait moins, c’est comment le peintre Théodore Géricault (1791–1824) a construit son chef-d’œuvre et comment il a réussi à l’imposer…
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« Je veux une Harley » et un garage pour la vie…
Qui n’a pas rêvé d’un pavillon à la campagne en ces temps de confinement ? C’est le cas de Marc, prêt à tous les sacrifices pour offrir un grand garage digne de ce nom à sa chère Harley. Bien avant le confinement — l’album a été réalisé en 2019 —, Marc Cuadrado et Frank Margerin accompagnent leur héros à la recherche de cette acquisition qui risque de voir basculer sa vie pépère.
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Zoom sur un zoo extraordinaire : celui des animaux disparus…
Dans la série cinématographique « Jurassic Park », un parc animalier géant est créé pour accueillir des dinosaures à qui on a redonné vie. En suivant cet exemple, Cazenove et Bloz ont imaginé un zoo qui n’accueillerai que des espèces disparues : il y a de nombreux siècles, des années ou simplement quelques mois. De quoi réfléchir sur les conséquences des actions humaines contemporaines tout en s’amusant à la lecture de planches-gags.
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L’emballant Snoopy rend hommage à Christo…
Tous les médias évoquent aujourd’hui la disparition de Christo (1), l’un des artistes les plus connus de par le monde pour ses emballages titanesques aux quatre coins de la planète. Ce que l’on sait moins, c’est qu’une œuvre de cet artiste est encore exposée dans un musée dédié à l’un des plus grands auteurs de comics strip aux États-Unis : le Charles M. Schulz Museum.
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Le Lombard se recentre sur les séries dites classiques…
Sous l’intitulé « Lire c’est grandir », le célèbre éditeur belge de l’avenue P. H. Spaak à Bruxelles a dévoilé ses nouveautés déconfinées de juin et de juillet 2020 ! Force est de constater que l’accent est mis sur la bande dessinée traditionnelle, car même les nouvelles séries annoncées ont des allures de futurs classiques : que ça soit « Les Omniscients », « Le Convoyeur » ou « Babylone » !
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« Le Col de Py » : une histoire de survies, remarquablement tirée d’événements sensibles vécus par le dessinateur de « Châteaux Bordeaux »…
Espé — Sébastien Portet de son vrai nom — n’est pas que le talentueux illustrateur de la grande saga vinicole conçue par le scénariste Corbeyran, il est aussi l’auteur complet d’ouvrages plus intimistes comme « Le Perroquet » publié chez Glénat en 2017 (où il mettait en scène la bipolarité de sa mère) et cet émouvant « Col de Py », proposé par le toujours très intéressant label Grand Angle du groupe Bamboo.
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