Les vacances sont à l’origine d’œuvres passées à la postérité en littérature : celles de Marcel Pagnol en Provence ou de Harper Lee, cette fois-ci en Alabama, mais aussi au cinéma dans la colonie de « Nos jours heureux » ou encore en « Juillet-août » et dans « Un petit truc en plus ». La bande dessinée a, elle aussi, puisé dans cette thématique et nous nous retrouvions, entre autres, pour « Les Beaux Étés » ou avec « Du sable dans le maillot ». Un nouvel album édité par Fluide glacial nous invite cette fois pour « Les Vacances chez Pépé-Mémé », en compagnie de Guillaume Bouzard.
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Hyènes et oiseaux ne s’en laissent pas conter…
Deux albums sortent simultanément et nous renvoient à un genre qui ne néglige pas le voyage, loin de là. D’un côté, « Le Repas des hyènes » qui se situe en Afrique, celle des croyances ancestrales et des histoires animalières de toujours ; de l’autre, « Le Roi des oiseaux » avec le folklore russe et sa galerie d’esprits en tous genres. Particularité commune à ces deux titres remarquables : ils sont extrêmement colorés et pas particulièrement réservés aux enfants…
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Léonard : celui-là pour l’égaler, faut se lever tôt, car le génie ça démarre tôt…
Suivant le principe que les génies ont été des enfants géniaux, nul doute que le jeune Léonard de Vinci étonnait ses proches par son intelligence vivace et précoce ! Mais peut-être les agaçait-il aussi par son impertinence ? William Augel se plait à imaginer un petit Léonard de Vinci en trublion inventif et perturbateur dans une modeste famille toscane du XVe siècle. Une bande dessinée sensible et amusante mais aussi vraiment instructive.
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Retour réussi pour le démon des Caraïbes !
Cornes de bouc ! Barbe-Rouge est de retour ! Même si on le retrouve, seize ans après sa dernière aventure dessinée (1), en bien fâcheuse posture : sur la potence, suspendu au bout d’une corde et en train de mourir étouffé… Renouant avec l’esprit de Jean-Michel Charlier — dont il s’est imposé, à maintes reprises, comme un digne successeur —, Jean-Charles Kraehn insuffle toutefois un ton un peu différent : plus moderne, tout en restant respectueux des conventions, en dépoussiérant notamment les dialogues. Même constatation pour le dessin puissant du jeune Italien Stefano Carloni, lequel évolue, avec brio, entre le classicisme de Victor Hubinon et son propre univers.
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Le « California Dreaming » de Luke Healy !
Affirmer qu’une simple BD un peu longue et au sujet mature est forcément un roman graphique est parfois troublant. Avec « Americana », aucune ambiguïté possible : c’est un vrai roman agrémenté de planches dessinées, une œuvre alternant de longs passages textuels entrecoupés de pages de BD aux textes concis, à moins que ce soit l’inverse. Luke Healy se raconte dans ce livre. Il nous fait partager son trek traversant les États-Unis du sud vers le nord. Un parcours qui l’a ressourcé, mais qui a également été jonché d’embûches physiques et morales. Épreuves qui l’ont accompagné tout au long de son parcours, au travers des déserts américains, souvent seuls avec lui-même ;mais aussi entourés de tous les autres marcheurs qui l’on croisés même s’ils ont chacun fait la route à leur rythme.
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Histoires courtes pleines de gaieté sur la vie gay !
Poursuivant son développement de récits autour de la communauté LGBT, les éditions Akata présentent un ouvrage étrange et grand public au titre sans ambiguïté : « Asana n’est pas hétéro ». L’auteur se sert de son expérience pour se mettre en scène de manière humoristique et directe son orientation sexuelle. Il démonte les clichés habituels, tout en jouant avec, et n’hésite pas à répondre à toutes les questions que l’on pourrait se poser quand on est un jeune découvrant ses penchants gay. Mais il s’adresse aussi à tous les hétérosexuels pour leur montrer qu’il est finalement un homme comme les autres.
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« Major Burns » : ligne claire et humour noir !
Le Major Burns et son ami le docteur Wayne forment un duo improbable, pour le moins insolite. Ces deux-là n’ont pour point commun avec leurs célèbres modèles Holmes et Watson que la capitale britannique au temps de la reine Victoria. Pour le reste, on peut compter sur l’humour décapant de Devig pour méchamment ringardiser les créatures de Conan Doyle.
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Souvenirs sauvages…
L’Américain Lance Willer est l’auteur de deux romans : « Les Marches de l’Amérique » et « Wilderness », un récit remarqué, retenu notamment pour le Prix Médicis étranger, qu’Ozanam et Bandini décident d’adapter. Un pari difficile, car il s’agit d’évoquer un homme solitaire, vivant en reclus dans une baraque au fond des bois et au bord du Pacifique, à la fin du XIXe siècle.
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André-Paul Duchâteau : clap de fin pour un gentleman-détective…
André-Paul Dûchateau s’en est allé hier, 26 août 2020, à l’âge vénérable de 95 ans. Créateur de nombreux héros emblématique de la bande dessinée, il avait en plus été rédacteur en chef et directeur artistique du journal Tintin. Ses domaines de prédilection : les enquêtes policières et la grande aventure. Il nous laisse une œuvre considérable constituée de milliers de pages de roman ou de bande dessinée, à lire ou relire.
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« Deux passantes dans la nuit » : Patrice Leconte, 50 ans après…
Il y a 50 ans, dans le n° 540 de Pilote (le journal qui s’amusait à réfléchir daté du 12 mars 1970), un jeune dessinateur proposait une première histoire en deux pages : « La Vie de Henri Louis ». Au bout de quatre ans, jusqu’au n° 750 (21/03/1974), Patrice Leconte devient un auteur incontournable des fameuses « Pages d’actualité » de l’hebdomadaire. Après une longue et glorieuse escapade, et quelle escapade que sauter du 9e au 7e art, le voici de retour dans la BD comme scénariste, avec pour compère l’excellent Alexandre Coutelis !
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Une nouvelle fresque historique haletante, signée par les auteurs du « Voyage de Marcel Grob »…
Après une première collaboration très remarquée chez le même éditeur, le dessinateur Sébastien Goethals et l’historien-producteur Philippe Collin remettent le couvert en mettant en scène trente années d’après-guerre en Allemagne : de l’entrée des troupes soviétiques dans Berlin détruit en mai 1945 à la Coupe du monde de football de 1974. Ou comment le communisme a façonné toute une génération de jeunes Allemands pendant la Guerre froide ?
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