En 2009, déjà chez Futuropolis, David Prudhomme s’intéressait aux musiciens grecs avec « Rébétiko : la mauvaise herbe » : un album où l’on suivait une journée de la vie d’un artiste des années 1930. Des cafés enfumés de haschich aux terrasses où l’on se laisse assommer par l’alcool, les musiciens, les « rébètes », attendent la nuit où ils jouent le rébétiko, cette musique populaire contestataire évoquant la déchirure de l’exil, la dureté sociale et les amours amères…
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Valentina a été le fantasme de nombreux lecteurs de Linus pendant de logues années .Inspirée par l’actrice Louise Brooks, Guido Crepax a déliré sur tous les thèmes de l’érotisme.
Créé par Guido Crepax et paru dans le second numéro de Linus en mai 1955, Neutron, doué d’un regard paralysant, a la possibilité d’arrêter ou de ralentir le temps sans qu’on ne s’en aperçoive. Dans la vie « réelle », il était l’indolent critique d’art américain et détective dilettante Philip Rembrandt, une espèce de Philo Vance moderne. Riche en références culturelles, l ‘histoire était assez originale. Très vite, Neutron arrive même à renoncer à son identité secrète, et doit se contenter d’un rôle tout à fait secondaire, celui de fiancé, puis de mari de la splendide et sans-gêne photographe ValentinaRosselli qui semblait jusqu’alors destinée au rôle habituel d’éternelle fiancée. Elle devient en fait le véritable personnage principal de la série en très peu de temps. C’est dans Ali-Babaque Valentinaacquiertson indépendance. Valentina paraît en France dans Charlie Mensuel en 1970, publiée par les éditions Losfeld (1969), Dargaud (1983), du Square (1976), Futuropolis (1985-1986) et AlbinMichel (1991).