Les vacances sont à l’origine d’œuvres passées à la postérité en littérature : celles de Marcel Pagnol en Provence ou de Harper Lee, cette fois-ci en Alabama, mais aussi au cinéma dans la colonie de « Nos jours heureux » ou encore en « Juillet-août » et dans « Un petit truc en plus ». La bande dessinée a, elle aussi, puisé dans cette thématique et nous nous retrouvions, entre autres, pour « Les Beaux Étés » ou avec « Du sable dans le maillot ». Un nouvel album édité par Fluide glacial nous invite cette fois pour « Les Vacances chez Pépé-Mémé », en compagnie de Guillaume Bouzard.
Lire la suite...LE DECES DE RAYMOND MARIC
Maric était un véritable homme-orchestre de la bande dessinée, extrêmement dynamique tant par ses activités d’administrateur que comme scénariste et dessinateur, à l’aise autant dans l’humour que dans la science-fiction ou le réalisme
MARIC (pseudonyme de Raymond CHIAVARINO)
23 mars 1927 à Nice/12 septembre 20005 à Arpajon
Maric débute dans la bande dessinée avec À bout de force dans Cendrillon en mars 1943, comme scénariste et co-dessinateur avec Maccario, sous le pseudonyme commun Mac Chiav. Ensemble, ils réalisent aussi Maquis dans O ! Hé Oh ! (1944-1945). Par ailleurs, Maric publie des récits complets pour les éditions Voix françaises de Nice où il signe « RMC » (1947-1948).
Il travaille aussi dans la grande presse comme caricaturiste à L’Espoir de Nice (1947) et anime des pages de jeux dans Le Patriote de Nice (1948-1950). Il monte ensuite à Paris où il conçoit un album à la S.P.E. : Pour la conquête de l’espace, et devient secrétaire de rédaction à Miroir Sprint.
Aux éditions Azur, il est scénariste de Bicot pour Serna (1959) et Forest (1959-1961). Pour ce dernier, il est aussi scénariste de Charlot à la S.P.E.
Il redevient dessinateur chez Rouff avec trois albums de Tanky, Tournevis et Boîtaclous, en 1960, et publie Mademoiselle de la Seiglière dans Ouest-France (1961), L’Inspecteur Leroy dans L’Espoir de Nice (1963), L’Inspecteur Souplex dans L’Humanité Dimanche (1965).
En 1971, Maric est nommé, à la S.P.E., rédacteur en chef du Journal des Pieds Nickelés et du Journal de Bibi Fricotin. Il fusionne ces deux publications dans le mensuel Trio et crée une équipe dynamique de dessinateurs : Marcello, Carali, Frisano, Gine, Gen-Clo, pour lesquels il est aussi scénariste. Il écrit John Parade pour Marcello, puis pour Frisano ; Gorak et Macchus pour Frisano ; Yvain de Kanhéric pour Gérald Forton ; Le Rebelle d’El Paso pour Gine ; Les Rapaces pour Robert Rigot ; Messire de la Chienlit pour Gen-Clo. Il est scénariste, par ailleurs, de Lacroix pour Bibi Fricotin et de Pellos pour Les Pieds Nickelés, dans les années soixante et soixante-dix.
En 1979, Maric quitte la S.P.E. et devient scénariste aux éditions Dupuis pour La Ford T à la suite de Tillieux. Il crée les Contes défaits et Peruana pour Frisano et Cristal pour Marcello (1986-1988). Toujours pour Frisano, il écrit Zorro (1978) chez M.C.L., Che Guevara (1982) pour Dargaud dans la collection « Les Grands Capitaines », Aïda et Othello (1985) chez Alliance Media.
Aux éditions Serpenoise, il scénarise La Famille Lakouetche pour Gen-Clo (1981-1986) et, chez Vaillant, il reprend dans Pif-Gadget le scénario d’Arthur le Fantôme (1982). En 1994, il élabore avec Baron Brumaire Les Morin Lourdel chez Glénat.