En 2009, déjà chez Futuropolis, David Prudhomme s’intéressait aux musiciens grecs avec « Rébétiko : la mauvaise herbe » : un album où l’on suivait une journée de la vie d’un artiste des années 1930. Des cafés enfumés de haschich aux terrasses où l’on se laisse assommer par l’alcool, les musiciens, les « rébètes », attendent la nuit où ils jouent le rébétiko, cette musique populaire contestataire évoquant la déchirure de l’exil, la dureté sociale et les amours amères…
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Tout a commencé par une plainte pour racisme et xénophobie déposée par des parents britanniques à la commission pour l’égalité des races (CRE), s’étonnant de voir un comics Tintin au Congo vendu dans les linéaires pour jeunes dans les librairies de la Grande Bretagne.
Le 12 juillet,
Le plaignant Bienvenu Mbutu Mondondo qui a été sensibilisé, comme toute la communauté congolaise de Bruxelles par l’avis rendu au Royaume Uni contre cette BD, pleine de préjugés racistes et de violence, devrait jeter un regard sur les serials, les films de Tarzan, les bandes dessinées exotiques de l’époque ainsi que les films américains des années 30( Autant en emporte le vent, par exemple) où les braves nounou noires s’exprimaient dans un français des plus approximatifs et qui faisaient la joie des jeunes de l’époque.
La première version en noir et blanc de Tintin au Congo fut éditée en 1931. puis redessinée en couleurs en 1946, et à ce moment Hergé jugea bon de gommer certains détails un peu trop colonialistes. Mais l’album connaît la disgrâce et il faut attendre 1970 pour que l’on commence à le retrouver dans les linéaires.
Claude Moliterni