Les vacances sont à l’origine d’œuvres passées à la postérité en littérature : celles de Marcel Pagnol en Provence ou de Harper Lee, cette fois-ci en Alabama, mais aussi au cinéma dans la colonie de « Nos jours heureux » ou encore en « Juillet-août » et dans « Un petit truc en plus ». La bande dessinée a, elle aussi, puisé dans cette thématique et nous nous retrouvions, entre autres, pour « Les Beaux Étés » ou avec « Du sable dans le maillot ». Un nouvel album édité par Fluide glacial nous invite cette fois pour « Les Vacances chez Pépé-Mémé », en compagnie de Guillaume Bouzard.
Lire la suite...CORTO MALTESE AU TRIBUNAL

Depuis quelques jours les médias italiens se sont emparés d’une news qui met l’accent sur un problème grave.
Le tribunal civil de Venise est le théâtre d’un scénario d’une nouvelle aventure de Corto Maltese et des autres personnages créés par le maîtres Hugo Pratt. Nous parlons d’une oeuvre posthume de l’auteur disparu le 20 août 1995, en, fait il s’agit d’un procès engagé par les quatre enfants du dessinateur, Silvina, Jonas, Lucas et Martina contre Patrizia Zanotti, dernière collaboratrice du maître et associée majoritaire de la Cong de Lausanne, société crée par Hugo Pratt pour gérer son oeuvre.
Les enfants de Pratt accusent P. Zanotti de cacher l’existence d’une partie importante du matériel original de leur père. Ils affirment et soutenus aussi par les témoignages des deux assistants du maître, Guido Fuga et Raffaele Vianello, « - Des milliers de tables, aquarelles, esquisses et dessins ont été soustraits à la famille, vu que Madame Zanotti a été chargée seulement de la gestion et promotion de l’oeuvre de Pratt.
P. Zanotti à travers son avocat fait savoir « -Que la presque totalité de l’oeuvre a été vendue par le maître » Et puis elle puis ajoute en référence à l’oeuvre de l’artiste, que Pratt qui travaillait totalement sur commande et cédait ses planches comme cadeau ou pour remercier ses admirateurs.
Significatif à ce point la parole de Fuga se référant à Pratt , reprise par le Corriere del Veneto à la demande du séquestre engagé par les enfants » Il avait une véritable obsession pour conserver l’intégralité de ses histoires et ne cédait aucune planche originale. Il était plutôt disposé à les récupérer et même il était prêt à payer cher pour les récupérer.
Patrizia Zanotti affirme que toute les originaux publiés dans les différentes anthologies et expositions proviennent de collectionneurs privés.
Pour ma part, je pense comme Fuga, que Pratt ne distribuait absolument pas ses originaux, il était même maniaque à l’instar d’auteurs comme Morris, Fred ou Robert Gigi. Je l’ai approché durant des semaines à Malamocco et à Paris et il était très attentif à conserver sa production. Dois-je dire que j’ai attendu très longtemps le moment où il m’a offert une de ses planches dont il avait fait faire une reproduction de qualité. Il rechignait à lâcher ses originaux.
Claude Moliterni
Info : Corriere del Veneto