Patrimoine

Décès de Sempé : il avait la bande dessinée en horreur !

Un grand artiste, poète du dessin d’humour, s’en est allé hier soir, le 11 août 2022, à l’âge de 89 ans : tous les médias en ont fait écho, reconnaissant son immense talent ! Jean-Jacques Sempé était avant tout un sensible dessinateur humoristique, mais sa contribution à la bande dessinée ne tient quasiment qu’en la première version du « Petit Nicolas » (voir ci-dessous la chronique d’Henri Filippini que nous remontons en Une pour l’occasion) : « Ce que je voulais faire, c’était du dessin humoristique, uniquement ». Pire, cet extraordinaire auteur — né le 17 août 1932 à Pessac, en Gironde — a toujours déclaré qu’il avait horreur de la bande dessinée !

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L'Art de ...

L’automne 2022 en couvertures…

La pandémie n’ayant finalement que peu entamé l’enthousiasme des lecteurs en 2021, le SNE a pu souligner, fin juin 2022, une performance littéraire (chiffre d’affaires supérieur de 12,4 % à celui de 2020), portée « par la très bonne santé de la BD (+ 55,9 %) et notamment du manga, qui a bénéficié d’un puissant appel d’air avec le Pass culture ». Qu’en sera-t-il fin 2022 ? Espérons ainsi que les très nombreux titres annoncés dès cet automne surmontent une nouvelle vague de Covid et favorisent, de nouveau, le plaisir de la découverte. Respectons pour l’instant la tradition de cette rubrique, en plongeant – en avant-première ! – sous les plus belles couvertures franco-belges à venir…

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L'Art de ...

« Le Tueur » : la mort dans la peau, selon Matz et Jacamon…

En octobre 1998, Matz (au scénario) et Luc Jacamon (au dessin) dévoilaient dans « Long feu » le quotidien tourmenté d’un tueur à gage exécutant – plutôt froidement… – ses contrats. En suivant les états d’âmes, les réflexions et les souvenirs de cet antihéros longtemps demeuré totalement anonyme, les lecteurs plongeaient dans un passionnant polar postmoderne et métafictionnel. En voie d’adaptation cinématographique sur Netflix par David Fincher, la série, riche de 13 tomes et complétée à ce jour par trois albums dérivés (« Le Tueur : Affaires d’État ») méritait bien qu’on lui consacre ce dossier spécial…

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L'Art de ...

« Les Compagnons du crépuscule » : la guerre contre le temps… Une analyse de planche !

Lors de la guerre de Cent Ans, en 1350, poussé par le hasard, un étrange chevalier défiguré et sans nom emmène deux jeunes gens, Mariotte et l’Anicet, dans une quête rédemptrice dont lui-même distingue à peine le sens. Avec sa trilogie des « Compagnons du crépuscule », débutée en 1980, François Bourgeon livrait un chef-d’œuvre immédiat, magnifié par son goût paradoxal pour la réalité historique et le fantastique. Profitons du mois de juillet pour réviser les classiques : retour aujourd’hui sur la planche inaugurale du tome 2, portée par la thématique de la force du temps…

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Patrimoine

Roger Melliès : 25 ans chez Artima !

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, Roger Melliès abandonne la réalisation de dessins destinés aux catalogues publicitaires pour effectuer ses débuts dans la bande dessinée : les premiers pas d’une longue carrière, dont 25 ans passés au service des mythiques éditions Artima. Son trait élégant et rapide lui permet de travailler avec la même efficacité dans tous les genres, du western aux histoires de guerre, en passant par l’aventure. Encore un auteur qui méritait d’être redécouvert…

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Meilleures ventes

Zoom sur les meilleures ventes de BD du 6 juillet 2022

Envahi par les habituels cahiers scolaires d’été (au nombre de neuf), le « Top 20 BD GfK/Livres Hebdo » accueille encore quatre représentants du 9e art : « Mashle » T9 (2e), « Les Cahiers d’Esther » T7 (6e), « Kaiju n°8 » T5 (8e) et « Le Monde sans fin » (12e), dont l’incroyable destinée se poursuit toujours à l’aube des vacances estivales. En BD pure, on découvre cette semaine cinq entrées dans le classement dédié : « Mages » T6, « Ekhö, monde miroir » T11, « Orcs et gobelins » T17, « Les Mondes de Thorgal : La Jeunesse » T10 et « Les Nouvelles Aventures de Tanguy et Laverdure »T10.

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L'Art de ...

« Aquablue », les ressources du conflit : une analyse de planche…

En 1988, le scénariste Thierry Cailleteau lançait la série SF « Aquablue », dessinée avec moult détails par Olivier Vatine. Sur une planète maritime lointaine, le jeune orphelin Nao affronte son destin : défendre les droits de son peuple face aux sombres activités industrielles de la Texec : un consortium terrien prêt à tout pour exploiter les ressources de ce monde paradisiaque. Revenu sur Terre, il découvre une autre « Planète bleue » (titre du deuxième tome de la série) tout en revendiquant un héritage légitime ; autant dire que les pièges et les ennemis sont nombreux sur son chemin… Retour analytique cette semaine sur une planche soulignant les différents rapports de force.

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Meilleures ventes

Zoom sur les meilleures ventes de BD du 29 juin 2022

Idéfix est là ! Le deuxième recueil des aventures du chien d’Obélix et de ses amis irréductibles déboule directement en 4e position du classement des meilleures ventes de bandes dessinées (dans lequel on retrouve trois autres nouveautés), sans toutefois rejoindre le « Top 20 BD GfK/Livres Hebdo » pourtant squatté par « Les Cahiers d’Esther » T7 » (3e), « Le Monde sans fin » (8e), « La Quête de l’oiseau du temps : avant la quête » T7 (17e), ainsi que par les mangas« Kaiju n°8 » T5 (e) et « Jujutsu Kaisen » T15 (13e).

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L'Art de ...

Lupin contre Holmes : le feuilleton d’un duel littéraire…

Depuis plus de 20 ans, Jérôme Félix souhaitait adopter les aventures d’Arsène Lupin en bande dessinée. Après « L’Aiguille creuse » en 2018, le plus grand des voleurs revient dans une libre adaptation de « La Barre-y-va » : lancé à la recherche des secrets d’un vieil alchimiste, l’homme qui défie toute les polices françaises va devoir affronter une autre légende, Sherlock Holmes. Un véritable duel de super-héros romanesques sur fond de bocages normands ! La première partie d’un polar ésotérique qui sait jouer malicieusement avec les mythologies imaginées par Maurice Leblanc et Arthur Conan Doyle…

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Interviews

« Agata » : violences et passions dans les années trente…

Depuis la fin du tome 2, Agata, qui avait commencé à chanter à Broadway, est surveillée et logée luxueusement par le chef de la mafia Lucky Luciano, pour s’assurer de son silence sur l’enlèvement du petit Pete et sur les activités du gang. L’album s’ouvre en 1933, sur les annonces fortes du procureur Dewey : saisies, traques, appels à la population pour coopérer… Devant cette pression, les associés mafieux de Luciano demandent l’arrêt de la carrière publique d’Agata et son éloignement, menaçant de liquider Pete et la famille polonaise. Après une dernière entrevue émouvante avec Luciano, qui lui confie son enfance cruelle ayant forgé son esprit de revanche et sa dureté, elle quitte Boston pour retourner à Chicago, vers sa famille. Règlements de comptes entre truands, violence des gangs, avancées de la police avec des enquêtes de plus en plus serrées et arrestations de chefs sont au rendez-vous de la clôture en beauté de cette trilogie : un épisode fourni, superbement mis en scène, comme les précédents. Olivier Berlion, dessinateur et scénariste de ce beau cycle, a accepté de répondre à nos questions à la suite de cette chronique.

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