L’Art de …

Une sélection des plus belles couvertures de la rentrée 2019…

La chaleur estivale étant toujours propice à la lecture et aux découvertes, penchons-nous en avant-première sur quelques-unes des nombreuses nouveautés de la rentrée 2019 – 2020. Visuels sublimes, intrigants ou riches de promesses aventureuses sont au menu de cette sélection subjective de belles couvertures, au profit de titres que nous évoquerons naturellement plus en détails au cours des semaines à venir.… Bonnes vacances à toutes et tous : vous retrouverez cette rubrique making-of à partir du lundi 26 août !

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« Les Passagers du vent T1 : La Fille sous la dunette » par François Bourgeon : analyse de planche

Appuyée sur une grande documentation maritime, François Bourgeon initie en juillet 1979 dans Circus (n° 18) la prépublication des « Passagers du vent ». Publiée initialement chez Glénat et désormais rééditée par Delcourt, cette fresque historique met en scène au XVIIIe siècle les aventures rocambolesques d’Isabeau de Marnaye – dit Isa -, embarquée en catimini sur un navire de la Marine Royale après avoir perdu son titre de noblesse. Dans ce décor propice aux mystères et à la promiscuité, sa rencontre imprévue avec le marin Hoel entame une idylle non sans dangers… Retour aujourd’hui sur la deuxième planche de cette saga qui se poursuit actuellement avec le cycle « Le Sang des cerises » : Bourgeon à la hune !

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Le décollage de « Natacha T1 : Hôtesse de l’air : » par François Walthéry et Gos : analyse de planche

Incontournable héraut de la bande dessinée franco-belge traditionnelle et du Journal de Spirou, Walthéry fut honoré cette année par un beau livre (« « Une Vie en dessins », paru en mars dernier) et une exposition rétrospective (organisée à la tour d’Anhaive, près de Namur, jusqu’au 1er septembre). Né en 1946, l’auteur reste indéniablement attaché à la création de la blonde Natacha en 1967, cette pulpeuse héroïne devenant la géniale incarnation du vent de renouveau soufflant sur l’École de Marcinelle. Revenons ici plus en détails sur cette genèse, et par conséquent sur la toute première planche de ses aventures…

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« Aspic » rejoue la carte du paranormal

Devenus détectives professionnels dans l’Agence Aspic, Flora Vernet et Hugo Beyle doivent régulièrement enquêter aux frontières de l’étrange et du paranormal. Créée par Thierrry Gloris en 2010 avec le dessinateur québécois Jacques Lamontagne, la série est reprise graphiquement depuis 2016 par le Bordelais Emmanuel Despujol. Pour ce 7e opus, premier volet d’un nouveau diptyque, c’est la vieille tante de Flora qui fait irruption dans la vie tourmentée de nos héros : ancêtres et maison familiale cacheraient-ils quelques lourds secrets ? À moins que quelques fantômes, momies et chats ne puissent permettre d’y voir plus clair…

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Lucy, un diamant dans le ciel de la Préhistoire

En novembre 2007, Capitol Éditions publiait « Lucy », un album grand format qui suivait les pas timides de cette Ève vieille de 3,7 millions d’années dans la savane de l’Afrique primitive. Enceinte et apeurée, elle choisira de suivre un chasseur Australopithèque, avec l’espoir d’un amour naissant… Délaissant son cyberpunk androïde « RanXerox », Liberatore livrait alors un travail graphique et informatique monumental, pour se rapprocher d’un traitement photoréaliste. Actuellement réédité chez Glénat, l’album (passé de 70 à 96 planches) n’a rien perdu de sa superbe : découverte par Yves Coppens en 1974, « Lucy » nous parle encore et toujours de métissage, de rapport à l’autre et d’évolution humaine. Nulle diablerie issue de ces âges lointains : laissons Lucy faire…

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Spécial 50 ans de Rahan : il était une fois la Préhistoire…

Le 24 février 1969, Rahan fait son apparition dans le premier numéro de Pif Gadget avec « Le Secret du Soleil ». Libre-penseur, observateur inventif et athlétique, ce nouveau héros fait instantanément mouche, dans une Préhistoire fabuleuse qui laisse la part belle à tous les rebondissements. Ce long succès doit indéniablement beaucoup à ses créateurs, Roger Lécureux (scénariste mort en 1999) et André Chéret (né en 1937), dessinateur hors pair qui permettra à la série de prendre une aura exceptionnelle. 50 ans plus tard, le « fils des âges farouches » réapparaît aux éditions Soleil dans une intégrale relookée. Tous « Ceux-qui marchent-debout » lui souhaitent un très bel anniversaire !

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Mieux vaut Soupetard que jamais : une nouvelle intégrale…

Débutée en 1992 suite à une prime rencontre angoumoisine entre Éric Corbeyran et Olivier Berlion, « Le Cadet des Soupetard » s’enrichira de sept grandes aventures et trois hors-séries jusqu’en 2004. Avec son jeune héros attachant, le pittoresque des atmosphères rurales d’antan, son école des années 1930 – 1950 et ses intrigues policières savoureuses, « Le Cadet des Soupetard » distille une ambiance sans égale. À la veille des vacances d’été, Dargaud a la judicieuse idée de republier le premier tome de l’intégrale de ce classique, rassemblant les quatre premiers albums : entre camping, vacances à la mer, envol de papillons et chocolat chaud, voici de quoi replonger avec bonheur dans l’univers délicieux de l’enfance…

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Américain & cirage…

En 2017, le franco-canadien Mikaël débutait avec « Giant » une série de diptyques se déroulant à New York durant les années 1930 – 1940. Avec « Bootblack », l’auteur nous plonge en 1945 dans les souvenirs d’un soldat américain qui se remémore sa vie de cireur de chaussures, aux pieds des passants et des gratte-ciels. Fils d’immigrés allemands, Al n’a que dix ans en 1929 lorsqu’il perd ses parents et son foyer dans un terrible incendie : dès lors, l’adolescent doit survivre dans un monde gangréné par la violence, le racisme et le spectre d’une nouvelle guerre mondiale… En 64 pages d’une intrigue documentée, Mikaël sait rendre l’atmosphère des rues new-yorkaises, baignées des vicissitudes et de la sombre tonalité figurée par Sergio Leone dans « Il était une fois en Amérique » (1984).

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Un album pour penser comme Sherlock Holmes !

Si les enquêtes canoniques de Sherlock Holmes (publiées de 1887 à 1927), totalisent quatre romans et cinquante-six nouvelles, bien d’autres nous ont été racontées par des auteurs férus de récits à énigmes et d’ambiances policières. Référentielle, l’image du détective est souvent l’occasion de creuser l’intrigante personnalité de Holmes. Que se passe-t-il dans son esprit déductif lorsque celui-ci doit résoudre l’énigmatique disparition de plusieurs Londoniens ? Poudre mystérieuse, ticket de spectacle et magicien chinois seront ici les ingrédients d’un album hors normes, où chaque planche pénètre un peu plus dans le raisonnement mental du héros de Sir Arthur Conan Doyle. Une réussite graphique et scénaristique, à lire et relire à la loupe… en attendant son dénouement dans la seconde partie !

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Blake et Mortimer : Schuiten et les mystères d’une oeuvre pharaonique

François Schuiten signant un « Blake et Mortimer » ! Avec cette annonce officielle inédite effectuée en octobre 2015, Dargaud faisait alors plus d’un heureux, chaque bédéphile étant curieux de voir ce que le dessinateur des « Cités obscures » pourrait apporter à l’univers anticipatif d’Edgar P. Jacobs. Finalisé près de quatre années plus tard, cet autre regard qu’est « Le Dernier Pharaon » signe probablement le démarrage d’une série de one-shots parallèles à la saga initiale, permettant d’ouvrir son formidable potentiel à des créations enfin affranchies du seul cadre des années 1950. En l’occurrence, au scénario de ce « Dernier pharaon », Thomas Gunzig et Jaco Van Dormael se jouent avec habileté des références et des nouveautés : voici que le Palais de Justice de Bruxelles émet d’étranges radiations électromagnétiques, menaçant d’effacer à terme une bonne part des données informatiques mondiales. En dépit de leurs âges avancés, Blake et Mortimer vont devoir repartir en mission et retrouver la mémoire de leurs lointaines aventures égyptiennes…

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