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		<title>Zoom sur les meilleures ventes de BD et de mangas du 22 février 2012</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2012 00:01:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Ratier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Meilleures ventes]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n'y a plus qu'une seule bande dessinée dans le « Top 20 Ipsos/Livres Hebdo » des meilleures ventes de livres en France tous genres confondus : le tome 10 des « Rugbymen »... Et il n'est plus qu'au 19ème rang, ayant perdu 10 places dans ce classement général ! Inutile de vous en dire plus sur l'état général actuel des ventes de BD dans les librairies françaises... Heureusement, certains séries, nouvellement venues sur le marché et visant un large public (plutôt jeune, quand même) semble porteuses : à l'instar de « Freaks' Squeele » de Florent Maudoux, dont le tome 5 débarque, directement, en 8ème position, dans le « Top 15 BD »  de la semaine !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Freak%E2%80%99-Squeele-en-couleurs1.jpg" rel="lightbox[46382]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46388" title="Freak’-Squeele-en-couleurs" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Freak%E2%80%99-Squeele-en-couleurs1.jpg" alt="" width="200" height="647" /></a>Inspiré par l&#8217;univers des comics, cet album (lancé le 9 février à 20 000 exemplaires par les éditions Ankama qui ont dû faire un tirage supplémentaire de 10 000 exemplaires dès la semaine suivante) retrace la suite des aventures de Chance, Xiong Mao et Ombre, entrés à la faculté des études académiques pour devenir&#8230; Des super-héros ! Comme nous l&#8217;avons déjà annoncé (voir <a href="http://bdzoom.com/46245/actualites/depuis-qu%E2%80%99elle-a-ete-retravaillee-pour-la-couleur-la-serie-%C2%AB-freakq%E2%80%99-squeele-%C2%BB-est-desormais-accessible-aux-traditionnels-lecteurs-de-bd-franco-belges%E2%80%A6/">Depuis qu’elle a été retravaillée pour la couleur, la série « Freaks’ Squeele » est désormais beaucoup plus accessible aux traditionnels lecteurs de BD franco-belges…</a>), cette excellente saga, qui affiche déjà, au total, un cumul de 75 000 exemplaires vendus, est parallèlement rééditée tout en couleurs, alors que, jusqu’ici, seules quelques planches colorisées se détachaient d’un ensemble en noir et blanc. Pour l&#8217;éditeur, « Freaks&#8217; Squeele », c&#8217;est de la bombe et ça va continuer à grossir : « en <em>2012, c&#8217;est l&#8217;équivalent de « Lanfeust » en 2000 ou de « Largo Winch » en 1994 (dates d&#8217;explosion de ces séries) : c&#8217;est complètement dans l&#8217;air du temps et, surtout, ça parle directement la langue du lecteur grand ado/jeune adulte qui a envie de lire de la BD et qui en a déjà les moyens</em> ». Alors, finalement, c&#8217;est peut-être ça, aujourd’hui, la « nouvelle BD » (voir le strip d’« Animal lecteur<em> </em>») !<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/%C2%AB-L%C3%A9onard-%C2%BB-42.jpg" rel="lightbox[46382]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46389" title="« Léonard » 42" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/%C2%AB-L%C3%A9onard-%C2%BB-42.jpg" alt="" width="200" height="456" /></a> Yo !</p>
<p style="text-align: justify;">            Par ailleurs, le hit-parade de la semaine accueille quand même 3 autres nouveautés aussi différentes les unes que les autres :</p>
<p style="text-align: justify;">-        le 42ème recueil des gags du grand classique humoristique du 9ème Art  « Léonard » de Turk (aux dessins toujours aussi ligne claire) et Bob de Groot (aux scénarios toujours aussi délirants), tiré à 70 000 exemplaires par les éditions Le Lombard, est 12ème, profitant du succès de son adaptation en dessin animé 3D,</p>
<p style="text-align: justify;">-        le 1er tome de « L&#8217;Expédition » de Marcelo Frusin (dessins) et Richard Marazano est 13ème ; et notre collaborateur Didier Quella-Guyot vous dit le plus grand bien de ce bel album, tiré à 20 000 exemplaires par les éditions Dargaud, dans sa chronique « BD Voyages » (<a href="../46238/bd-voyages/%C2%AB-l%E2%80%99expedition-%C2%BB-t1-%C2%AB-le-lion-de-nubie-%C2%BB-par-marcelo-frusin-et-richard-marazano/">« L’Expédition » T1 (« Le Lion de Nubie ») par Marcelo Frusin et Richard Marazano</a>),<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Couv-Expedition1.jpg" rel="lightbox[46382]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46390" title="Couv-Expedition" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Couv-Expedition1.jpg" alt="" width="200" height="533" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">-        et « Les Chroniques du règne de Nicolas 1er » d&#8217;Olivier Grojnowski (d&#8217;après le livre de Patrick Rambaud), tirés à 55 000 exemplaires par la filiale Drugstore des éditions Glénat, entre en 15ème position : un succès absolument pas étonnant en ces temps de campagne présidentielle et de développement d&#8217;un segment BD/politique plébiscité par le grand public&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">            Et comme on assiste à un retour des « Ignorants », cela implique 5 départs : « Lanfeust Odyssey », « Le Tueur », « Jeremiah », « Gil St-André » et « Maus » ! Reste donc encore en lice, « Chroniques de Jérusalem », « La Page blanche », « Les Simpson », « Team Rafale », « Le Pilote à l&#8217;edelweiss », les deux « Quai d’Orsay », « Pablo » et « XIII »&#8230;<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Les-Chroniques-du-r%C3%A8gne-de-Nicolas-1er.jpg" rel="lightbox[46382]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46391" title="Les Chroniques du règne de Nicolas 1er" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Les-Chroniques-du-r%C3%A8gne-de-Nicolas-1er.jpg" alt="" width="200" height="700" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">            Côté mangas, c&#8217;est le calme plat : le trio de tête (se réduisant, en fait, à 2 seules séries) est exactement le même que le mois dernier : les tomes 60 et 59 de « One Piece » (dont les 2 premiers volumes sont toujours présents dans le « Top 15 Mangas ») et le 22ème « Fairy Tail ». Là encore, le 1er opus de la série revient dans notre hit-parade : preuve supplémentaire, pour ces 2 « blockbuster », que le public se renouvelle sans cesse.</p>
<p style="text-align: justify;">            Nous avions déjà observé ce phénomène sur d&#8217;autres séries phares comme « Naruto » et « Bleach » et il semble que d&#8217;autres titres plus récents, comme « GTO : Shonan 14 days » ou « Bakuman », soient, eux aussi, bien partis pour devenir des locomotives du secteur : d’ailleurs, leurs derniers volumes parus s&#8217;accrochent durablement puisqu’ils sont présents depuis déjà 6 semaines, chacun !<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/pandora-hearts-11-ki-oon.jpg" rel="lightbox[46382]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46392" title="pandora-hearts-11-ki-oon" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/pandora-hearts-11-ki-oon.jpg" alt="" width="150" height="600" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">           Outre le retour triomphant de « Pandora Hearts » de Jun Mochizuki (le tome 11 de ce shōnen qui s&#8217;inspire des œuvres de Lewis Carroll a été tiré à 20 000 exemplaires par les éditions Ki-oon), notons l&#8217;arrivée en force de Kazé Manga ! Cet éditeur, qui dépend du  collectif japonais Shōgakukan, Shūeisha et Shopro (trois acteurs majeurs dans le monde de l’édition japonaise) s&#8217;impose, ce mois-ci, avec les tomes 7 de « Beyblade Metal Masters » par Takafumi Adachi (tiré à 25 000 exemplaires) et de « Blue Exorcist » par Kazue Kato (tiré à 15 000 exemplaires) ou avec le 9ème « Ikigami, préavis de mort » de Motorô Mase (tiré à 18 000 exemplaires) !<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/kaze-manga.jpg" rel="lightbox[46382]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46478" title="kaze-manga" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/kaze-manga-555x281.jpg" alt="" width="555" height="281" /></a>            <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Highschool-of-the-Dead-7.jpg" rel="lightbox[46382]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46393" title="Highschool of the Dead 7" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Highschool-of-the-Dead-7.jpg" alt="" width="150" height="577" /></a>Quand aux éditions Pika, elles assurent avec le 7ème « Highschool of the Dead » : une histoire de survivants d&#8217;une attaque mondiale mortelle qui tentent de survivre face aux zombies affamés (et qui a été tirée à 15 000 exemplaires) ! Comme pour le franco-belge « Freaks&#8217; Squeele », il existe, là-aussi, une version couleurs (plus grande au niveau du format) pour tenter de trouver un autre public et dont le volume 2 vient de paraître, en ayant été tiré à 7 000 exemplaires&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il faut bien dire, qu&#8217;en ce moment, les zombies, ça marche plutôt bien ! À ce propos, qu&#8217;est ce qu&#8217;on parie que l&#8217;on va trouver le 15ème opus de « Walking Dead » en bonne place dans notre « Top 15 BD » (hors mangas) de la semaine prochaine ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gilles RATIER, avec un tout petit peu de Laurent TURPIN</strong></p>
<p style="text-align: justify;">PS : Encore merci à Sergio Salma (scénariste, mais aussi observateur pointu et sans concession de notre milieu), à Libon (dessinateur) et aux éditions Dupuis qui nous autorisent à reprendre, chaque semaine, pour illustrer notre rubrique, quelques extraits pertinents de leur strip « Animal lecteur<em> </em>» publié, en avant-première, dans <em>Spirou</em>, l&#8217;hebdomadaire champion de la bonne humeur !</p>
<p style="text-align: justify;"> <img title="Animal_Lecteur_233_couleur copie" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Animal_Lecteur_233_couleur-copie.jpg" alt="" width="550" height="1975" /></p>
<p align="center"> <strong>&laquo;&nbsp;TOP 15 BD&nbsp;&raquo;:</strong></p>
<p align="center"><strong> DU 6 AU 12 FÉVRIER 2012</strong></p>
<p align="center"><strong>(Copyright Ipsos/<em>Livres Hebdo)</em></strong></p>
<table width="550" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td colspan="2" width="115" height="17">CLASSEMENT</td>
<td width="165">SERIES</td>
<td width="163">TITRES</td>
<td width="246">AUTEURS</td>
<td width="77">EDITEURS</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">1er</td>
<td>3e semaine</td>
<td>Les Rugbymen T.10</td>
<td>Les Gars, ensemble, on est un groupe électrogène !</td>
<td>Poupard, Béka</td>
<td>BAMBOO</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">2ème</td>
<td>9e semaine</td>
<td>Chroniques de Jérusalem</td>
<td></td>
<td>Guy Delisle</td>
<td>DELCOURT</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">3ème</td>
<td>4e semaine</td>
<td>La Page blanche</td>
<td></td>
<td>Pénélope Bagieu, Boulet</td>
<td>DELCOURT</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">4ème</td>
<td>4e semaine</td>
<td>Les Simpson T.17</td>
<td>Sans filet !</td>
<td>d&#8217;après Matt Groening</td>
<td>JUNGLE</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">5ème</td>
<td>2e semaine</td>
<td>Team Rafale T.5</td>
<td>Black Shark</td>
<td>Michel Lourenço, Frédéric Zumbiehl</td>
<td>ZEPHYR BD</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">6ème</td>
<td>4e semaine</td>
<td>Le Pilote à l&#8217;Edelweiss T.1</td>
<td>Valentine</td>
<td>Romain Hugault, Yann</td>
<td>PAQUET</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">7ème</td>
<td>11e semaine</td>
<td colspan="2">Quay d&#8217;Orsay : chroniques diplomatiques T.2</td>
<td>Christophe Blain, Abel Lanzac</td>
<td>DARGAUD</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">8ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>Freak&#8217;s Squeele T.5</td>
<td>Nanorigines</td>
<td>Florent Maudoux</td>
<td>ANKAMA</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">9ème</td>
<td>27e semaine</td>
<td colspan="2">Quay d&#8217;Orsay : chroniques diplomatiques T.1</td>
<td>Christophe Blain, Abel Lanzac</td>
<td>DARGAUD</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">10ème</td>
<td>9e semaine</td>
<td colspan="2">Les Ignorants : récit d&#8217;une initiation croisée</td>
<td>Étienne Davodeau</td>
<td>FUTUROPOLIS</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">11ème</td>
<td>2e semaine</td>
<td>Pablo T.1</td>
<td>Max Jacobs</td>
<td>Clément Oubrerie, Julie Birmant</td>
<td>DARGAUD</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">12ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>Léonard T.42</td>
<td>Le Génie des grandeurs</td>
<td>Turk, Bob de Groot</td>
<td>LOMBARD</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">13ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>L&#8217;Expédition T.1</td>
<td>Le Lion de Nubie</td>
<td>Marcelo Frusin, Richard Marazano</td>
<td>DARGAUD</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">14ème</td>
<td>13e semaine</td>
<td>XIII T.20</td>
<td>Le Jour du Mayflower</td>
<td>Iouri Jigounov, Yves Sente</td>
<td>DARGAUD</td>
</tr>
<tr>
<td height="17">15ème</td>
<td>nouveau</td>
<td colspan="2">Les Chroniques du règne de Nicolas 1er</td>
<td>Olivier Grojnowski, [d'après Patrick Rambaud]</td>
<td>DRUGSTORE</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="center"><strong>&laquo;&nbsp;TOP 15 MANGAS&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p align="center"><strong>DU 16</strong><strong> JANVIER AU 12 FÉVRIER 2012</strong></p>
<p align="center">(Copyright Ipsos/<em>Livres Hebdo</em>)</p>
<table width="550" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<colgroup>
<col width="106" />
<col width="55" />
<col width="186" />
<col width="142" />
<col width="122" /></colgroup>
<tbody>
<tr>
<td width="106" height="17">CLASSEMENT</td>
<td width="55"></td>
<td width="186">SERIES</td>
<td width="142">AUTEURS</td>
<td width="122">EDITEURS</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">1er</td>
<td>2ème mois</td>
<td>One Piece T.60</td>
<td>Eiichiro Oda</td>
<td>GLENAT</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">2ème</td>
<td>2ème mois</td>
<td>Fairy Tail T.22</td>
<td>Hiro Mashima</td>
<td>PIKA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">3ème</td>
<td>2ème mois</td>
<td>One Piece T.59</td>
<td>Eiichiro Oda</td>
<td>GLENAT</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">4ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>Beyblade Metal Masters T.7</td>
<td>Takafumi Adachi</td>
<td>KAZE MANGA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">5ème</td>
<td>4ème mois</td>
<td>Naruto T.54</td>
<td>Masashi Kishimoto</td>
<td>KANA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">6ème</td>
<td>2ème mois</td>
<td>Bleach T.46</td>
<td>Taito Kubo</td>
<td>GLENAT</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">7ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>Highschool of the Dead T.7</td>
<td>Daisuke Sato, Shouji Sato</td>
<td>PIKA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">8ème</td>
<td>3ème mois</td>
<td>One Piece T.1</td>
<td>Eiichiro Oda</td>
<td>GLENAT</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">9ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>Blue Exorcist T.7</td>
<td>Kazue Kato</td>
<td>KAZE MANGA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">10ème</td>
<td>2ème mois</td>
<td>GTO : Shonan 14 Days T.3</td>
<td>Tôru Fujisawa</td>
<td>PIKA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">11ème</td>
<td>2ème mois</td>
<td>Bakuman T.9</td>
<td>Tsugumi Ohba, Takeshi Obata</td>
<td>KANA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">12ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>Pandora Hearts T.11</td>
<td>Jim Mochizuki</td>
<td>KI-OON</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">13ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>Ikigami, préavis de mort T.9</td>
<td>Motorô Mase</td>
<td>KAZE MANGA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">14ème</td>
<td>nouveau</td>
<td>Fairy Tail T.1</td>
<td>Hiro Mashima</td>
<td>PIKA</td>
</tr>
<tr>
<td height="24">15ème</td>
<td>3ème mois</td>
<td>One Piece T.2</td>
<td>Eiichiro Oda</td>
<td>GLENAT</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand Pierre Christin signait Linus : 2ème partie, scénariste à Pilote</title>
		<link>http://bdzoom.com/46179/patrimoine/quand-pierre-christin-signait-linus-2eme-partie-scenariste-a-pilote/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 00:01:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Ratier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumons-nous : de retour en France, après leur séjour aux U.S.A., Pierre Christin et Jean-Claude Mézières assurent la direction éditoriale et graphique du bimestriel publicitaire Total Journal et réalisent divers travaux plus ou moins durables et alimentaires … Si le dessinateur enchaîne toutes sortes de commandes pour le journal Pilote, Pierre Christin continue d’enseigner le journalisme à l’université de Bordeaux !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_46192" class="wp-caption alignnone" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/img713.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-46192" title="Total Journal" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/img713-555x451.jpg" alt="" width="555" height="451" /></a><p class="wp-caption-text">Extrait de « Paris : du bois à l&#39;acier » (textes de Linus et dessins de Pierre Koernig), paru dans le n°25 de Total Journal (du 3 avril 1970).</p></div>
<p style="text-align: justify;">        Ainsi, Jean-Claude Mézières se voit-il proposer, par le rédacteur en chef de <em>Pilote</em>, diverses collaborations qui ne vont, toutefois, guère le satisfaire ; que ça soit celle avec Fred<sup>(1)</sup>, le futur créateur de « Philémon » qui lui impose des scénarios entièrement dessinés (technique narrative qui le gêne beaucoup car il a besoin de plus de liberté au niveau de la composition),</p>
<div id="attachment_46193" class="wp-caption aligncenter" style="width: 539px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/auguste_faust.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46193" title="auguste_faust" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/auguste_faust.jpg" alt="" width="529" height="680" /></a><p class="wp-caption-text">Extrait de « L&#39;Extraordinaire et troublante aventure de Mr Auguste Faust » de Jean-Claude Mézières et Fred, publiée dans Pilote, du no 390 du 13 avril au no 403 du 13 juillet 1967.</p></div>
<p style="text-align: justify;">celle avec Jean-Marc Reiser (quatre pages intitulées « Pilote propose des solutions pour une meilleure organisation des plages », au n°404 du 20 juillet 1967),<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Reiser-M%C3%A9zi%C3%A8res.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46194" title="Reiser-Mézières" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Reiser-M%C3%A9zi%C3%A8res-555x717.jpg" alt="" width="555" height="717" /></a> celle avec Jacques Lob (« Une leçon de natation », une planche au n°407 du 10 août 1967)<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/natation.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46196" title="natation" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/natation-555x759.jpg" alt="" width="555" height="759" /></a> ou même celle avec René Goscinny lui-même : « Quand j’avais ton âge », deux pages au n°415 du 5 octobre 1967.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/%C3%A2ge001.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46189" title="« Quand j’avais ton âge » par Mézières et Goscinny1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/%C3%A2ge001-555x776.jpg" alt="" width="555" height="776" /></a> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/%C3%A2ge002.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46190" title="« Quand j’avais ton âge » par Mézières et Goscinny2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/%C3%A2ge002-555x769.jpg" alt="" width="555" height="769" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Savoir-encyclop%C3%A9dique.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignleft size-medium wp-image-46210" title="Savoir encyclopédique Mézières" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Savoir-encyclop%C3%A9dique-555x974.jpg" alt="" width="200" height="974" /></a>Il n’est même pas très content de ses propres scénarios de deux pages qu’il illustre lui-même et qui sont publiés en 1967 : « Oh non ! Pas eux ! » (au n°399 du 15 juin), « Comment transporter un château aux USA » (au n°409 du 24 août) et « Les Incorrigibles » (au n°426 du 21 décembre) : c’est vous dire !!!<strong><sup>(2)</sup></strong></p>
<p style="text-align: justify;">            De son côté, notre jeune professeur (et scénariste dilettante) a encore, quant-à-lui, le désir de raconter des histoires et d’inventer des personnages.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi il écrit aussi, toujours sous le pseudonyme de Linus, quelques histoires en bandes dessinées, pour divers supports bien oubliés aujourd&#8217;hui : <em>Cyclone Junior</em> (le supplément grand format de la revue spécialisée <em>Plein Air Magazine),</em> où il propose « Vol de bétail », un récit de quatre planches en bichromie illustrées par Jijé, dans le n°12 de Noël 1969 et qui sera repris dans le n°7 de <em>Hop !</em> en mars 1976 et dans l’album « Sitting Bull » aux éditions Bédésup en avril 1983,<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Vol-de-b%C3%A9tail1.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46197" title="Vol de bétail1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Vol-de-b%C3%A9tail1-555x772.jpg" alt="" width="555" height="772" /></a> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Vol-de-b%C3%A9tail2.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46198" title="Vol de bétail2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Vol-de-b%C3%A9tail2-555x756.jpg" alt="" width="555" height="756" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Vol-de-b%C3%A9tail3.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46199" title="Vol de bétail3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Vol-de-b%C3%A9tail3-555x769.jpg" alt="" width="555" height="769" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Vol-de-b%C3%A9tail4.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46200" title="Vol de bétail4" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Vol-de-b%C3%A9tail4-555x764.jpg" alt="" width="555" height="764" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Extra.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46201 alignright" title="Extra" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Extra.jpg" alt="" width="192" height="254" /></a>ou encore<em> Extra</em>, un magazine dans le style<em> Best</em> ou <em>Rock &amp; Folk</em> (avec « Poppy Nogood extra pop star », une histoire à suivre illustrée par Jean Vern).</p>
<p style="text-align: justify;">Détail amusant, si Pierre Christin ne se souvient guère de ces différentes histoires réalisées dans sa jeunesse, la seule qui lui rappelle vaguement quelque chose, c&#8217;est ce « Poppy Nogood » ! Non pas la bande dessinée, qui fut publiée à partir du n°29 d’avril 1973 (après une présentation au n°28 de mars) à raison de quatre planches par mois<sup>(3)</sup>,<em> </em>mais de son petit chat auquel il avait donné ce nom et qui a disparu depuis bien des années…</p>
<p style="text-align: justify;">            Par ailleurs, il collabore lui aussi à <em>Pilote</em>, mais plus sporadiquement ; ne serait-ce qu’avec un récit complet de deux planches illustré par Jean Ache : « Un festival pharamineux », au n°410 du 31 août 1967<sup>(4)</sup>.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/festival01.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46202" title="festival01 - Ache et Linus" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/festival01-555x759.jpg" alt="" width="555" height="759" /></a> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/festival02.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46203" title="festival02 - Ache et Linus" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/festival02-555x759.jpg" alt="" width="555" height="759" /></a></p>
<div id="attachment_46206" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0398-du-8-juin-1967.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46206  " title="Pilote n°398 du 8 juin 1967" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0398-du-8-juin-1967.jpg" alt="" width="250" height="398" /></a><p class="wp-caption-text">Couverture du n°398 de Pilote, du 8 juin 1967.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Manifestement, le scénariste n’utilisait pas encore les procédés littéraires et l’exploration de la psychologie des personnages qui feront son succès… : « <em>Quand j’ai commencé, il était assez facile d’innover, parce que tout était à faire. Il y avait d’innombrables genres à explorer, une explosion des styles et un nombre de sujets que la bande dessinée n’avait jamais abordés, soit pour des raisons idéologiques, soit pour des raisons techniques… Je crois que j’ai été l’un des premiers à employer le monologue intérieur, le récit à la deuxième personne, ce qui avait été fait au cinéma ou dans le roman mais n’était pas évident à utiliser en bande dessinée.</em> »<sup>(5)</sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">            Cependant, Jean-Claude Mézières, qui a un besoin viscéral de créer son propre univers (mais qui ne se sent pas encore de taille pour assumer une histoire longue), connaît bien les possibilités que peut lui offrir son ami Pierre Christin avec lequel il est resté en contact.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que ce dernier est en train de prendre son train pour partir professer à Bordeaux (où il séjourne, alors, trois jours par semaine), il le rattrape quasiment sur le quai de la gare pour lui dire que, vu leur connivence, il fallait absolument qu’ils refassent quelque chose ensemble…</p>
<div id="attachment_46215" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0427.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46215" title="Pilote n°427du 28 décembre 1967" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0427.jpg" alt="" width="300" height="402" /></a><p class="wp-caption-text">Couverture du n°427de Pilote, du 28 décembre 1967, avec « Blueberry ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">Et pourquoi pas dans <em>Pilote </em>qui,<em> </em>à cette époque, est un véritable vivier qui permet l’éclosion de nombreux dessinateurs et scénaristes ?</p>
<p style="text-align: justify;">            D’ailleurs, presque tous les grands auteurs, qui s’affirmeront pendant les années 80 et les suivantes, vont faire leurs premiers pas dans ce magazine dont la rédaction est donc dirigée par René Goscinny. Aussi, n’est-il guère facile, à nos deux complices, de se mettre en quête d’un projet original pour une série ou pour une aventure de longue haleine. Évidemment, depuis leur séjour aux États-Unis, ils se sentent d’emblée attirés par le western (surtout Mézières qui avait largement pratiqué le métier de cow-boy). Mais le genre est déjà largement et brillamment représenté dans <em>Pilote</em>(ne serait-ce qu’avec la série « Blueberry » de Jean-Michel Charlier et de leur copain Jean Giraud) ;</p>
<div id="attachment_46205" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0420-du-9-novembre-1967.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46205 " title="Pilote n°420 du 9 novembre 1967" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0420-du-9-novembre-1967.jpg" alt="" width="250" height="402" /></a><p class="wp-caption-text">Couverture du n°420 de Pilote (du 9 novembre 1967) où apparaît Valérian pour la première fois !</p></div>
<p style="text-align: justify;">mais aussi dans <em>Spirou</em> (« Lucky Luke » ou « Jerry Spring »), dans <em>Tintin</em> (« Chick Bill »), dans <em>Vaillant</em>(« Sam Billie Bill » ou « Teddy Ted »), dans les productions de Marijac ou dans les innombrables pockets traduisant, la plupart du temps, des créations italiennes, anglaises ou américaines.</p>
<p style="text-align: justify;">            Après avoir pensé à un sujet moyenâgeux, puis à un autre situé au XIX<sup>e</sup> siècle (dans le style « Arsène Lupin » ou un peu fantastique, dans le genre « Sherlock Holmes »), Pierre Christin suggère, finalement, de s’attaquer à la science-fiction : un genre littéraire qu’ils apprécient tous les deux… D’autant plus que ce thème est encore très peu exploité et que c’est la possibilité de tout imaginer et de tout raconter…Ainsi, vont-ils développer une aventure de « Valérian » que Goscinny accepte, alors qu’il n’est guère un adepte de space opera. Comme Mézières ne se sent toujours pas tout à fait prêt pour se lancer dans un long récit d’anticipation, surtout avec de nombreux décors et objets ultramodernes, le premier épisode (« Valérian contre les mauvais rêves », trente planches publiées du n°420 du 9 novembre 1967 au n°434 du 15 février 1968)<sup>(6)</sup>bifurque, après une ouverture futuriste, vers une sécurisante ambiance médiévale à la « Johan et Pirlouit », en même temps qu’il explore son premier paradoxe spatio-temporel.</p>
<div id="attachment_46208" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Val%C3%A9rian-contre-les-mauvais-r%C3%AAves.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46208" title="Valérian contre les mauvais rêves" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Val%C3%A9rian-contre-les-mauvais-r%C3%AAves.jpg" alt="" width="500" height="650" /></a><p class="wp-caption-text">Extraits de (« Valérian contre les mauvais rêves ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">Cette fantaisie épique va donc leur permettre de se rôder et, devant les retours positifs du courrier des lecteurs, les deux amis vont se lancer dans un deuxième épisode plus axé science-fiction (« La Cité des eaux mouvantes », publié du n°455 du 23 juillet 1968 au n°468 du 24 octobre 1968), en projetant notre société dans un avenir proche, en 1986 (référence à « 1984 », le roman de George Orwell) : année où survient un cataclysme véritablement fondateur de la série.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0492.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46216" title="Pilote n°492" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0492.jpg" alt="" width="300" height="399" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">            Suivront bien d’autres récits encore moins conventionnels et plus politiques, un peu en réaction aux histoires traditionnelles que leur ami Jean-Michel Charlier (le co-rédacteur en chef du <em>Pilote</em> de l’époque) avait plutôt tendance à imposer dans l’hebdomadaire ; ce qui n’empêchait pas Christin d’avoir toujours eu beaucoup de respect pour ce dernier  : « <em>Je ne nie pas que je me suis engagé : les années soixante-dix étaient extrêmement politiques, jusque dans les sujets quotidiens ; alors, il fallait quand même être bête pour se priver d’exploiter cette veine. À l’heure actuelle, mes convictions ne se sont pas assagies, mais le monde a tellement changé qu’il devient caduc de raconter des histoires de cette façon-là, dans une logique d’affrontement politique… C’est également vrai que j’étais, à l’époque où j’ai débuté, fasciné par le balancement Est-Ouest. J’ai à la fois vécu aux U.S.A. et été en Europe de l’Est, cela a dominé toute une partie de mon œuvre, or cette coupure n’a plus lieu d’être maintenant. En revanche, je me suis mis à écrire sur l’Asie, un monde jusqu’alors très éloigné de mes préoccupations, mais qui devient passionnant car on s’aperçoit que c’est là qu’il y a le fric, la vitalité, que visuellement il y a des choses que l’on n’a jamais vues en BD et que l’on a envie de faire découvrir. Je suis donc en train de basculer sur de nouveaux sujets mais ce sont à peine des choix raisonnés : je me laisse porter par l’air du temps…</em> »<strong><sup>(7)</sup></strong>.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/henneberg.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46217" title="henneberg" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/henneberg.jpg" alt="" width="150" height="580" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">            À noter que le nom de Valérian vient d’un personnage créé par le couple de romanciers Nathalie et Charles Henneberg, dont le héros principal s’appelait Valéran, prince des ténèbres.</p>
<p style="text-align: justify;">Au décès de son mari, Nathalie (qui, au début, signait Nathalie-Charles Henneberg) a continué sur ses traces, mais a fait de plus en plus intervenir l&#8217;imagination plutôt que des éléments de science-fiction. C&#8217;est ainsi qu&#8217;elle est devenue un précurseur de l&#8217;heroic-fantasy française moderne et a nettement influencé notre scénariste… Et ce n’est pas la seule ! Car Pierre Christin était, alors, un gros lecteur de science-fiction&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">           <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Reves.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46218" title="Reves" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Reves.jpg" alt="" width="205" height="190" /></a>Côté graphique, Jean-Claude Mézières, quant-à-lui, choisit de s&#8217;inspirer très vaguement de la tête d’Hugues Aufray, un chanteur très populaire à l&#8217;époque ; mais la représentation du personnage va beaucoup évoluer au fil des épisodes. En ce qui concerne Laureline, les auteurs avaient pensé l’utiliser seulement dans l’épisode moyenâgeux ; mais à la suite de nombreuses lettres de lecteurs et de conseils d’amis qui la considéraient, déjà, plus fine et intelligente que Valérian, ils s’aperçoivent qu’il fallait mieux la garder. Ils charcutèrent alors le scénario en dernière minute, se débrouillant pour que leur héros la ramène dans ses bagages, jusqu’à Galaxity ; ouvrant ainsi la voie à une représentation féminine toute nouvelle en bande dessinée : celle d’une jeune femme active et passablement impertinente !</p>
<div id="attachment_46209" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Laureline.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-46209" title="Laureline" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Laureline-555x672.jpg" alt="" width="555" height="672" /></a><p class="wp-caption-text">Première apparition de Laureline dans « Valérian contre les mauvais rêves ».</p></div>
<div id="attachment_46219" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/alflolol.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-46219" title="alflolol" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/alflolol-555x759.jpg" alt="" width="300" height="759" /></a><p class="wp-caption-text">Planche annonce de « Bienvenue sur Alflolol » au n°631 de Pilote, en 1971.</p></div>
<p style="text-align: justify;">           À propos de scénarios, comment, techniquement, Pierre Christin les présente-t-il ? Page par page ou envoie-t-il la totalité à ses collaborateurs, d’un coup ? : « <em>J’utilise ces deux méthodes en même temps : je fais un découpage page par page et, en général, un synopsis qui, parfois, peut être très important si c’est un travail supposant un long processus d’accumulation. Faire de longs synopsis ne me demande pas plus d’efforts, même parfois moins, que d’en écrire de courts. Par exemple, pour « Partie de chasse » avec Enki Bilal, j’ai réalisé de nombreux reportages, enquêtes, interviews, voyages dans les pays de l’Est, sur la base d’une importante documentation historique. Ce qui fait qu’avant la bande dessinée, j’ai pratiquement écrit l’équivalent d’un petit roman. A contrario, sur « Valérian » qui est une série, il m’arrive de faire des synopsis très denses, mais de deux feuillets et demi seulement. Cela dépend aussi du degré d’intimité que j’ai avec le dessinateur : avec des vieux complices comme Jean-Claude je fais des choses très brèves, car nous savons très bien comment fonctionner. Pour des jeunes ou des dessinateurs avec lesquels je n’ai jamais travaillé, j’ai tendance à faire un synopsis un peu plus développé afin qu’ils puissent intervenir, discuter en amont ou me faire des suggestions.</em></p>
<div id="attachment_46220" class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0522-du-6-novembre-1969.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46220 " title="Pilote n°522 -du 6 novembre 1969" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0522-du-6-novembre-1969.jpg" alt="" width="250" height="399" /></a><p class="wp-caption-text">Couverture du n°522 de Pilote, du 6 novembre 1969.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Ensuite, quand on est d’accord là-dessus, je commence à rédiger le scénario proprement dit que je réalise donc page par page, case par case. C’est extrêmement découpé et de façon assez précise, même si je laisse beaucoup de latitude à mes dessinateurs pour réorganiser dans le détail, après coup. J’ai alors tendance à faire une première livraison d’une dizaine ou d’une quinzaine de pages, afin que le dessinateur et moi-même puissions réaliser une sorte de casting, voir si les personnages fonctionnent bien, quelle est l’importance de leur rôle, etc. Quand on a pris le rythme de ces dix premières planches, qui sont souvent les plus difficiles, les plus délicates à mettre en œuvre, je livre la fin de l’histoire d’un seul bloc. Tout ça peut à l’occasion supposer des modifications selon le type d’histoire : la nécessité d’aller faire des repérages ou d’apporter des compléments de dialogues peut, par exemple, se faire sentir… </em>»<strong><sup>(7)</sup></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">            À partir de 1970, Pierre Christin commence à amplifier ses collaborations, sans pour autant délaisser « Valérian » qu’il poursuit, avec brio, en compagnie de Jean-Claude Mézières. C’est d’ailleurs ce dernier qui lui amène un nouveau dessinateur : Claude Auclair, lequel venait de publier, dans<strong> </strong>le n°537 (du 19/02/1970) de <em>Pilote</em>,<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/jasonmuller01.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46223" title="jasonmuller01" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/jasonmuller01.jpg" alt="" width="170" height="227" /></a> un premier épisode de « Jason Muller » co-écrit avec Jean Giraud, son mentor de l’époque. Mais l’entente, avec celui qu’Auclair considérait comme son maître, n‘ira pourtant pas au-delà de ces huit planches…</p>
<p style="text-align: justify;">            Toujours sous le pseudonyme de Linus, notre scénariste en herbe lui écrit alors « Le Dieu » : une deuxième aventure post-atomique de huit pages, avec ce héros, publiée dans <em>Pilote</em>, au n°558 du 15 juillet 1970.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si, pendant cette période, Christin est l’un des rares scénaristes (avec Jacques Lob) avec qui le futur créateur de la série « Simon du fleuve » peut travailler facilement, ce dessinateur va terminer seul la saga, avec deux ultimes récits de neuf planches chacun, en 1972. Ces quatre récits seront au sommaire de « Jason Muller », album broché et en noir et blanc publié aux Humanoïdes associés, en octobre 1975.</p>
<div id="attachment_46224" class="wp-caption aligncenter" style="width: 402px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Troisi%C3%A8me-planche-de-laventure-de-%C2%AB%C2%A0Jason-Muller%C2%A0%C2%BB-%C3%A9crite-par-Linus-pour-Claude-Auclair.1.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46224 " title="Troisième planche de l'aventure de « Jason Muller » écrite par Linus pour Claude Auclair." src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Troisi%C3%A8me-planche-de-laventure-de-%C2%AB%C2%A0Jason-Muller%C2%A0%C2%BB-%C3%A9crite-par-Linus-pour-Claude-Auclair.1.jpg" alt="" width="392" height="506" /></a><p class="wp-caption-text">Troisième planche de l&#39;aventure de « Jason Muller » écrite par Linus pour Claude Auclair.</p></div>
<p style="text-align: justify;">            <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0624.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46225" title="Pilote n°624" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-n%C2%B0624.jpg" alt="" width="150" height="399" /></a>Même si, pour l’instant, Pierre Christin ne compte pas sur le métier (encore totalement en gestation) de scénariste pour vivre, il prend goût à cette forme d’écriture et commence donc à se diversifier ; d’autant plus qu’il ne souhaite pas être catalogué, uniquement, comme auteur de science-fiction. Fréquentant le milieu du jazz en tant que musicien amateur, il rencontre le saxophoniste havrais Jean Vern, lequel a des velléités graphiques. Cet ancien des Arts Déco de Paris joue déjà avec les plus fameux jazzmen de la scène internationale et réalise nombre de pochettes de disques pour le label Blue Note. Christin fait d’abord travailler ce discret dessinateur, au style très pop’art en vogue en ces débuts des années 70, dans les derniers numéros de <em>Total Journal</em> (voir la première partie de ce « Coin du patrimoine »).<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/682-30-novembre-1972.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46268 alignright" title="682 - 30 novembre 1972" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/682-30-novembre-1972.jpg" alt="" width="150" height="389" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Puis, il réussit à l’imposer à Goscinny dans <em>Pilote</em> : d’abord avec les huit pages d’« Underground » publiées au n°624 du 21 octobre 1971, puis avec les trente-trois pages de « Music Power contre Machine Gang ». Cette bande quelque peu subversive, où Christin réunit ses préoccupations et passions de l’époque (soit la musique, le jazz plus précisément, et la politique) est malheureusement interrompue quelque temps par la maladie du dessinateur et est publiée en deux parties : du n°682 du 30 novembre 1972 au n°687 du 4 janvier 1973 et du n°710 au n°712 des 14 et 28 juin 1973, le tout étant compilé, avec un « Remake » en douze planches, dans l’album « Sixties Nostalgia », chez Dargaud, en 1983.</p>
<div id="attachment_46226" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/%C2%AB%C2%A0Music-Power-contre-Machine-Gang%C2%A0%C2%BB.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-46226" title="« Music Power contre Machine Gang »" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/%C2%AB%C2%A0Music-Power-contre-Machine-Gang%C2%A0%C2%BB-555x743.jpg" alt="" width="555" height="743" /></a><p class="wp-caption-text">Un extrait de « Music Power contre Machine Gang ».</p></div>
<p style="text-align: justify;">            <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Jean-Vern.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-46227 alignleft" title="Jean Vern" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Jean-Vern-555x750.jpg" alt="" width="250" height="750" /></a>Ensemble, ils réaliseront bien d’autres histoires courtes pour <em>Pilote </em>(les huit planches d’« Overdose » au n°754 du 18 avril 1974, les dix de « Retro blues » au n°16 de la version mensuelle en septembre 1975 et de « Carnets d’un anthropologue frappé de folie » au n°21 de février 1976, les cinq de « L’Ami des bêtes » au n°32 de janvier 1977 et les huit de « Une histoire naturelle » au n°37bis de juin 1977, lesquelles sont réunies, avec « Underground », dans l’album « En douce, le bonheur », chez Dargaud, en 1978) ; et même trois albums publiés directement aux éditions Dargaud : « La Maison du temps qui passe » en 1985, « Le Mycologue et le caïman » en 1989 et « Morts sous la Tamise » en 1993 (sans oublier deux pages pour le collectif « Paris sera toujours Paris (?) », pré-publiées dans <em>Pilote</em> au n°78 de 1980), le scénariste privilégiant toujours une proche collaboration avec ses dessinateurs !</p>
<p style="text-align: justify;">            Mais apprécie-t-il aussi le fait que ces derniers interviennent sur ses scénarios ? : « <em>Cela dépend, j’ai travaillé avec des gens complètement différents. Certains interviennent fort peu, voire pas du tout. Le prototype en est, et cela surprendra peut-être, Enki Bilal.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/570-8-octobre-1970.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46261" title="570 - 8 octobre 1970" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/570-8-octobre-1970.jpg" alt="" width="300" height="404" /></a> D’autres comme Jean-Claude Mézières interviennent énormément. Ce sont des espèces de processus psychanalysants : pour avancer dans son propre dessin, Mézières a besoin de patouiller littéralement dans mon scénario ; comme par hasard, ce que j’écris pour lui ne colle jamais vraiment. Personnellement je pense qu’il faut être très souple : le scénario n’est pas du tout un objet intangible. Quand on est scénariste, il faut être d’une grande modestie : je ne vois pas du tout pourquoi les meilleurs scénaristes de cinéma accepteraient qu’on retouche de façon drastique leur texte alors qu’en BD, où de surcroît les remaniements ne coûtent rien, on dirait : “</em>Touche pas à mon scénario !<em>”. Je trouve vraiment que c’est une attitude très faible et qui va à l’encontre de la règle d’or que je me suis donné : “</em>le scénario au service du dessin”<em> ! Le meilleur des scénarios n’est qu’un torchon de papier tant qu’il n’est pas dessiné. Il ne faut donc pas confondre la partie avec le tout. De la même façon, si j’avais été librettiste d’opéra, je dirais que le livret c’est très important mais que ce qui compte, c’est que les chanteurs puissent le chanter. Donc, cela ne sert à rien de s’accrocher à des choses auxquelles on tient si le rendu final n’est pas supérieur à la partie fragmentaire. Je suis partisan de négocier, mais attention, il ne faut pas se tromper, il faut négocier au bon moment : il faut négocier avant, éventuellement un petit peu pendant, mais il y a un moment où il faut dire “stop” ! Tripoter les dialogues ou changer le découpage sur lequel on s’est mis d’accord, là je dis “non” ! Je suis ouvert à toutes les discussions pendant très longtemps mais certainement pas à des interventions de dernière minute parce que, généralement, on en paye le prix, c’est-à-dire une déstructuration de l’intrigue</em>. »<strong><sup>(7)</sup></strong>.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Sc%C3%A9nario-de-Christin.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46329" title="Scénario de Christin" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Sc%C3%A9nario-de-Christin-555x706.jpg" alt="" width="555" height="706" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Croquis-de-d%C3%A9coupage-par-M%C3%A9zi%C3%A8res.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46330" title="Croquis de découpage par Mézières" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Croquis-de-d%C3%A9coupage-par-M%C3%A9zi%C3%A8res-555x439.jpg" alt="" width="555" height="439" /></a><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/R%C3%A9sultat-par-M%C3%A9zi%C3%A8res.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46331" title="Résultat par Mézières" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/R%C3%A9sultat-par-M%C3%A9zi%C3%A8res-555x657.jpg" alt="" width="555" height="657" /></a>            Par ailleurs, notre scénariste se met aussi à réfléchir sur les possibilités offertes par le fantastique : un autre genre littéraire qui, lui semble-t-il, n’a pas encore trouvé sa transposition adéquate en bande dessinée. <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-637.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46267 alignleft" title="Pilote 637" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Pilote-637.jpg" alt="" width="300" height="396" /></a>Il se met alors à imaginer un fantastique contemporain qui se concrétise avec « Rumeurs sur le Rouergue ». Pour illustrer cette première « Légendes d’aujourd’hui », qui mélange allègrement le folklore traditionnel des contes de la veillée de sa nouvelle région d’adoption et la modernité d’une France qui commence à être ravagée par les multinationales, il pense d’abord à Claude Auclair. René Goscinny lui suggère plutôt Jacques Tardi qui a envie de réaliser une histoire longue : en effet, ce dernier n’en était, alors, qu’à illustrer de courts récits en huit pages (voir le « Coin du patrimoine » que nous avons consacré à ce grand dessinateur). Tardi s’attelle alors à la tâche et les quarante-quatre planches couleur de cette première longue histoire post-soixante-huitarde sont publiées en 1972, du n°637 (du 20 janvier) au n°658 (du 15 juin) de <em>Pilote</em> ; mais la collaboration ne dure pas, même si cette histoire conserve, aujourd’hui encore, une aura sociale et politique qui en inspirera beaucoup d’autres ! Tardi, relativement peu à l’aise dans la fiction politique contemporaine, illustre fidèlement le scénario, en suivant les indications précises de Christin… L’album, broché en noir et blanc, ne paraîtra qu’en 1976, chez Futuropolis.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/rumeursurlerouergue3.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46266" title="rumeursurlerouergue" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/rumeursurlerouergue3.jpg" alt="" width="485" height="625" /></a>            <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/21-bis.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46269" title="21 bis" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/21-bis.jpg" alt="" width="150" height="386" /></a>Notons aussi que depuis qu’il s’est mis à signer de son vrai nom ses scénarios, Pierre Christin utilise, évidemment, de plus en plus rarement le pseudonyme de Linus (qu’il va d’ailleurs abandonner définitivement en 1978) : surtout depuis qu’il a repris, en 1975, le concept des « Légendes d’Aujourd’hui », lesquelles sont désormais illustrées par Enki Bilal ! Pour l’anecdote, il faut quand même savoir que seul un extrait de neuf planches du premier récit, « La Croisière des oubliés », sera présenté dans le n°11 de la nouvelle version de <em>Pilote </em>devenu mensuel ; alors que la série des « Légendes d’Aujourd’hui » fera date dans l’histoire du 9<sup>e</sup> art et même dans l’histoire tout court, l&#8217;épisode « Partie de chasse » préfigurant, par exemple, la fin du système soviétique… Dix ans avant son écroulement !</p>
<p style="text-align: justify;">            Ses derniers écrits signés Linus seront pour l’élégant dessinateur Patrice Lesueur, avec lequel il concoctera quelques histoires écolos (parmi les premières du genre)qui seront publiées dans <em>Pilote</em>, entre 1976 et 1978, et reprises dans l’album « En attendant le printemps », aux éditions Dargaud, en 1978.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/mainverte.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46270" title="mainverte" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/mainverte-555x751.jpg" alt="" width="555" height="751" /></a>            <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/28-bis.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46272" title="28 bis" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/28-bis.jpg" alt="" width="200" height="386" /></a>Par la suite, le scénariste continuera systématiquement à renouveler les thèmes abordés et travaillera avec bien d’autres grands dessinateurs comme Annie Goetzinger (de « La Demoiselle de la légion d’honneur » en 1979, dans <em>Pilote</em>, à la série « L’Agence Hardy », en albums Dargaud, depuis 2001, en passant par de nombreux autres petits bijoux comme « La Diva et le Kriegsspiel » en 1981, « La Voyageuse de petite ceinture » en 1984, « Charlotte et Nancy sont très mode » en 1987, « Le Tango du disparu » en 1989, «  La Sultane blanche » en 1996, « Paquebot » en 1999…), François Boucq (« Les Leçons du professeur Bourremou » en 1980, dans <em>Fluide Glacial</em>), Daniel Ceppi (« La Nuit des clandestins » en1992, aux Humanoïdes Associés), Max Cabanes (« L’Homme qui a fait le tour du monde » en 1994, chez  Dargaud), Alain Mounier (« Mourir au paradis » en 2005, chez  Dargaud), André Juillard (« Léna » en 2006 et 2009, chez  Dargaud)…</p>
<div id="attachment_46271" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/planche_demoiselle_legion_honneur1111754379_d1274.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-46271" title="planche_demoiselle_legion_honneur1111754379_d1274" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/planche_demoiselle_legion_honneur1111754379_d1274-555x754.jpg" alt="" width="555" height="754" /></a><p class="wp-caption-text">Une planche de « La Demoiselle de la légion d&#39;honneur » par Annie Goetzinger et Pierre Christin.</p></div>
<p style="text-align: justify;">            <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Canal-Choc.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46273" title="Canal Choc" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Canal-Choc.jpg" alt="" width="150" height="259" /></a>Sans pour autant dédaigner lancer de jeunes talents comme ce fut le cas avec Bernard Puchulu (« La Boîte morte, le vengeur et son double » en 1984 et « La Jeune copte, le diamantaire et son boustrophédon » en  1988, dans <em>Pilote</em>), Jacques-Henri Tournadre (« Le Cercle magique » en 1985, dans <em>Pilote</em>, et « L’Œil du maître » en 1990, aux Humanoïdes Associés), Philippe Aymond, Hugues Labiano et Philippe Chapelle (la série « Canal Choc » en  1990, aux Humanoïdes Associés, puis « Les Voleurs de ville » en 1997 et la série « 4&#215;4 » de 1997 à 2000, pour le seul Philippe Aymond, chez Dargaud), Sébastien Verdier (« Images mirages » en 2004, dans la nouvelle version de <em>Pif Gadget</em>), Yves Lecossois et Luc Brahy (le tome 3 de la série « Destins » imaginée par Frank Giroud, en 2010 chez Glénat), Olivier Balez (« Sous le ciel d’Atacama » en 2010, chez Casterman)…</p>
<div id="attachment_46274" class="wp-caption aligncenter" style="width: 550px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Images-mirages.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46274 " title="Images mirages" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Images-mirages.jpg" alt="" width="540" height="790" /></a><p class="wp-caption-text">« Images mirages » par Sébastien Verdier et Pierre Christin, dans la nouvelle version de Pif Gadget, en 2004.</p></div>
<p style="text-align: justify;">             <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/LOr-du-zinc1.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46276" title="L'Or du zinc" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/LOr-du-zinc1.jpg" alt="" width="192" height="300" /></a>Au milieu des années 70, Pierre Christin commencera aussi à publier des nouvelles (notamment dans la revue <em>Fiction</em>), puis bientôt des romans (« ZAC [Zone d'aménagement concerté] » en 1981, « Rendez-vous en ville » en 1992, « L&#8217;Or du zinc » en 1998, « Petits crimes contre les humanités » en 2006&#8230;), tout en travaillant également pour la presse, le cinéma et le théâtre. Grand voyageur (il fera deux tours du monde, l’un par l’hémisphère nord et les mégapoles, l’autre par l’hémisphère sud et les grands déserts), il n’hésite pas à développer son intérêt pour la géopolitique dans ses divers écrits, notamment dans ses bandes dessinées réalisées récemment avec André Juillard, mais aussi dans des livres illustrés, comme ceux publiés dans la collection « Les Correspondances de Pierre Christin », aux éditions Dargaud. <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Les-Correspondances-de-Pierre-Christin.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46277" title="Les Correspondances de Pierre Christin" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Les-Correspondances-de-Pierre-Christin.jpg" alt="" width="250" height="483" /></a>Ses textes y ont été mis en images par la plupart de ses habituels complices (et quelques autres comme Jacques Ferrandez, Jean-Claude Denis, Alexis Lemoine&#8230;), principaux témoins de sa carrière, certes bien remplie, mais aussi de son désir d’aller toujours de l’avant, sans trop se retourner sur son passé (à l&#8217;inverse de ce que nous venons de faire dans ces deux articles) : « <em>Mes seuls regrets sont d’avoir raté certains albums, mais c’est une réaction que j’ai a posteriori, en les re-feuilletant ; ce que je me garde d’ailleurs de faire en général. Il y a, en revanche, des albums dont je n’étais pas forcément content lors de leur sortie et qui s’avèrent réussis. C’est le cas de « Partie de chasse », dont je ne pense pas que ce soit mon meilleur album du point de vue scénaristique, mais qui reste un succès non démenti encore aujourd’hui. Donc, des regrets sur des histoires que je n’ai pas tellement réussies, sur des dessinateurs que je n’ai pas toujours bien servis, mais pas sur les choix que j’ai faits</em> ! »<strong><sup>(7)</sup></strong>.                                                                                                  <strong>Gilles RATIER</strong><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/partie_de_chasse_ecran-pl3.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46278" title="partie_de_chasse_ecran-pl3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/partie_de_chasse_ecran-pl3-555x728.jpg" alt="" width="555" height="728" /></a> <strong>                 <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/M%C3%A9zi-avant-M%C3%A9zi%C3%A8res-aux-%C3%A9ditions-Pepperland.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46283" title="Mézi avant Mézières aux éditions Pepperland" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/M%C3%A9zi-avant-M%C3%A9zi%C3%A8res-aux-%C3%A9ditions-Pepperland.jpg" alt="" width="192" height="262" /></a>                    </strong><sup>(1)</sup> Il s’agit de « La Vengeance du pharaon », une histoire en trois planches parue dans le n<sup>o</sup> 388 du 30 mars 1967, des vingt-huit pages bicolores de « L&#8217;Extraordinaire et troublante aventure de Mr Auguste Faust »  publiées du n<sup>o</sup> 390 du 13 avril au n<sup>o</sup> 403 du 13 juillet 1967, des trois de « La Méprise » au n°400 du 22 juin 1967 et des deux de « Un jeu pour passer le temps (quand il pleut) » au n°402 du 6 juillet 1967) ; les deux premières histoires ayant été reprises, en noir et blanc, dans l’album « Mézi avant Mézières » aux éditions Pepperland, en 1981.</p>
<p style="text-align: justify;"><sup>(2)</sup> Par la suite, en bandes dessinées, Jean-Claude Mézières va, pratiquement, se consacrer uniquement à « Valérian » ! On notera, quand même, quelques pages éparses qu’il dessine sporadiquement pour les « Actualités » de <em>Pilote</em> dont « La Télévision pop scolaire » (deux planches scénarisées par Pierre Christin qui signe encore Linus, au n°442 du 11 avril 1968)<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/t%C3%A9l%C3%A901.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46279" title="télé01" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/t%C3%A9l%C3%A901-555x759.jpg" alt="" width="555" height="759" /></a> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/t%C3%A9l%C3%A902.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46280" title="télé02" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/t%C3%A9l%C3%A902-555x759.jpg" alt="" width="555" height="759" /></a>et bien d’autres en collaboration avec Gébé, Fred, Florenci Clavé, Alexis, Guy Vidal, Jean Alessandrini, Philippe Druillet, Greg, Jean-Claude Morchoisne, Serge de Beketch, Jean Mulatier, Claude Poppé, Jean-Marc Reiser ou le futur réalisateur Patrice Leconte…, entre 1968 et 1979 ; voir le détail sur les sites <a href="http://bdoubliees.com/">http://bdoubliees.com</a> (<a href="http://bdoubliees.com/journalpilote/auteurs4/mezieres.htm">http://bdoubliees.com/journalpilote/auteurs4/mezieres.htm</a>) ou <a href="http://www.noosfere.org/mezieres/index.asp">http://www.noosfere.org/mezieres/index.asp</a>(le site officiel de Jean-Claude Mézières).</p>
<div id="attachment_46287" class="wp-caption aligncenter" style="width: 565px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Une-femme-%C3%A0-la-mer.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-46287  " title="Une femme à la mer" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Une-femme-%C3%A0-la-mer-555x707.jpg" alt="" width="555" height="707" /></a><p class="wp-caption-text">Planche originale de « Une femme à la mer !!! » (scénario et dessins de Jean-Claude Mézières), une page publiée au n°579 de Pilote, en 1970.</p></div>
<div id="attachment_46284" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Schtroumpf-n%C2%B07.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="size-medium wp-image-46284  " title="Schtroumpf n°7" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Schtroumpf-n%C2%B07-555x473.jpg" alt="" width="300" height="473" /></a><p class="wp-caption-text">Dessin de Jean-Claude Mézières dans le n°7 de Schtroumpf.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><sup> (3)</sup> Du moins si on en croit Louis Cance (qui n’en a, lui non plus, gardé aucune trace) dans sa précise bibliographie de Linus qu’il a établie pour le n°7 de <em>Schtroumpf : les cahiers de la bande dessinée</em> (troisième trimestre 1973). Si l’un de nos lecteurs peut nous fournir plus de détails (et un extrait) de ce chaînon manquant, nous les mettrons aussitôt en ligne pour compléter, à bon escient, notre article : merci d’avance !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> <sup>(4)</sup></strong> Un grand merci à Michel Vandenbergh, du Centre Belge de la Bande Dessinée, lequel nous a fourni de nombreux scans des planches de jeunesse de Pierre Christin parues dans <em>Pilote</em> !</p>
<p style="text-align: justify;"><sup> (5)</sup> Extraits d’une interview publiée dans le fanzine <em>Café Noir </em>(au n°3), où Pierre Christin s’explique sur ses débuts à <em>Pilote</em>.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/M%C3%A9zi%C3%A8res-et-Christin.jpg" rel="lightbox[46179]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46285" title="Mézières et Christin" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/M%C3%A9zi%C3%A8res-et-Christin.jpg" alt="" width="254" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> <sup>(6)</sup></strong> « Valérian contre les mauvais rêves » ne sera publié en album que fort tardivement. Outre une publication pirate en nuances de gris en 1981, limitée à deux cents exemplaires (aux éditions Ratdaud : ah, ah, ah !!!), il faudra attendre 1983 pour que cet épisode soit enfin proposé à un plus large public dans l’ouvrage « Mézières et Christin avec… », publié par Dargaud. Le même éditeur en fera plus tard, en 2000, le tome 0 de la série (repris dans le tome 1 de l’intégrale actuelle, en 2007). « Les Mauvais Rêves » figuraient, auparavant, dans le volume 1 d’une première intégrale, abandonnée après deux volumes, dans leur collection <em>Omnibus</em> (en 1986). Ceci explique que, pour toute une génération de lecteurs qui n’ont découvert « Valérian » qu’en librairie, le premier opus de la série était « La Cité des aux mouvantes » (dont la première édition en album aux éditions Dargaud remonte à 1970) !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> <sup>(7)</sup></strong> Les propos de Pierre Christin, retranscrits ici, sont extraits d’une interview réalisée à Angoulême par Gilles Ratier, en 1994, et publiée en partie dans l’ouvrage « Avant la case », dont la deuxième édition (revue, largement complétée et corrigée) est toujours disponible aux éditions Sangam.</p>
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		<title>« Memories of sand » par Massimiliano Frezzato</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 18:29:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cecil McKinley</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD de la semaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous ne connaissez pas encore Frezzato, alors « Memories of sand » est l’album idéal pour découvrir les différentes atmosphères graphiques qui constituent l’univers de ce talentueux et passionnant artiste. Quatre récits muets qui explorent plusieurs facettes du sentiment amoureux : amour passion, impossible, filial, et amour de la nature... Magnifique !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-cover.jpg" rel="lightbox[46489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46490" title="Memories cover" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-cover.jpg" alt="" width="401" height="312" /></a>Mosquito n’est pas qu’un garant du patrimoine avec ses albums de Battaglia, Toppi ou Micheluzzi ; il promeut aussi de beaux artistes contemporains comme Zezelj ou Frezzato. Après le superbe « Pinocchio » sorti l’année dernière et avec la parution de ce « Memories of sand », il semblerait que Mosquito devienne l’éditeur français référentiel de Frezzato, et c’est tant mieux, car derrière « Les Gardiens du Maser » (excellente série concoctée avec Mandryka) se cache un artiste polymorphe aimant expérimenter toutes les techniques, toutes les narrations, et refusant de se laisser enfermer dans une catégorie – par réaction au normatif, certes, mais peut-être encore plus par amour absolu de l’expression graphique sachant jouir librement. Pour bien comprendre le personnage, il faut avoir au moins une fois assisté à l’une de ses séances de dédicaces. Contrairement à certains fonctionnaires de la BD enquillant dédicace sur dédicace dans une sorte de réflexe systématique qui – finalement – enlève tout sens à l’intention et à la rencontre avec leur public, Frezzato, lui, aborde cet exercice en ramenant l’humain et l’intention au premier plan, au centre de tout, n’accouchant pas d’un « dessin de plus ». Pour lui, la personne qui vient lui demander une dédicace, c’est avant tout l’instant d&#8217;une rencontre, d&#8217;un échange, et le dessin qu’il lui fera dépendra des ondes et de l’énergie en jeu. Loin d’être dans un acte programmé, il alternera les techniques selon les moments, passant du feutre aux craies, de la peinture appliquée avec les doigts aux techniques mixtes, se donnant sans compter et finissant souvent les mains couvertes de peinture&#8230; Bref, une dédicace de Frezzato est toujours passionnante, surtout lorsqu’on voit avec quelle virtuosité l’artiste élabore ses dessins devant nous ; un véritable spectacle où il est en représentation – sans jamais tricher avec sa folie créatrice. Euh&#8230; je ne devais pas parler d’un album, au fait ? Hum&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-1.jpg" rel="lightbox[46489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46491" title="Memories 1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-1.jpg" alt="" width="454" height="346" /></a>« Memories of sand » rend bien compte de cette folie et de cette soif d’explorer différents univers graphiques. Les quatre récits qui constituent cet album proposent un éventail de techniques allant de la couleur informatique au lavis, des encres à la peinture alliée au pastel, alternant traits fins et épais, ou sculptant les formes par la seule couleur. Quel que soit l’univers graphique abordé, l’évidence est toujours la même : Frezzato est un artiste complet qui fait preuve d’un grand sens de l’observation et de la composition, qui excelle dans l’art de la couleur, et qui possède une qualité de trait époustouflante. Ses approches chromatiques sont fluides et puissantes, nuancées et vibratoires, remarquablement agencées. Son trait est souple sans être mou, doté d’une élasticité qui incarne plus qu’elle n’arrondit. Tout cet art est au service d’un univers très personnel, sorte de farce tendre et mélancolique où la fantaisie a un double visage. L’œuvre de Frezzato est un contraste de légèreté et de gravité, de rire et de larmes, d’une blessure exorcisée par la poésie et l’humour. C’est charmant et provocant, drôle et fascinant, efficace et insaisissable, et, au-delà de toute attente, d’une grande cohérence. Un labyrinthe à miroirs parcouru par un artiste magicien aux multiples lapins.</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-2.jpg" rel="lightbox[46489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46492" title="Memories 2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-2.jpg" alt="" width="438" height="304" /></a>L’album s’ouvre sur « La Rose », une histoire de SF éroticomique où le trait voluptueux de Frezzato atteint des sommets, notamment dans le travail des hachures et autres stries courbes modelant les volumes et les ombres en étant <em>encore</em> du dessin, et non du remplissage. Cette chute sans fin d’un homme en culotte de pyjama (sorte de John Difool ayant abusé de la fondue au chester) est aussi un plongeon dans le désir sexuel et cette rose féminine tant convoitée, objet de tous les désirs les plus fous. « La Clef » se situe d’emblée dans une autre ambiance, celle des légendes japonaises auxquelles Frezzato emprunte l’esthétique environnementale et la symbolique silencieuse. Chacun perché sur le dos d’un énorme animal lui-même perché sur la cime d’un mont émergeant des brumes, un homme et une femme amoureux l’un de l’autre tentent malgré la distance qui les sépare de décocher leurs flèches dans le cœur de l’être espéré. Au sein de ce contexte symbolique ou légendaire qui pourrait sembler plus poétique et sérieux, Frezzato invente et fait sourire sans rien désacraliser, dans un décalage bien senti.</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-3.jpg" rel="lightbox[46489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46493" title="Memories 3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-3.jpg" alt="" width="446" height="340" /></a>« Le Parapluie » nous raconte ce qu’il faut d’amour désintéressé pour élever son enfant, le défendre et l’aider à devenir un adulte. Ici, on retrouve le Frezzato plus tendre, celui de « Pinocchio », même s’il lorgne plus du côté de Lewis Carroll. Un homme-monocycle s’enfonce dans l’orbite d’un crâne géant pour sauver son enfant des dangers qui rôdent, la ramenant au sein de mère nature et s’effaçant une fois la lumière revenue. Par touches libres et franches de peinture rehaussée de pastel, Frezzato exprime tout son amour de la couleur et nous emmène dans un superbe voyage chromatique qui rend baba d’admiration&#8230; Le dernier récit (« Le Petit Cochon ») est aussi le plus court et le plus radical, une charge sans concession d’un amoureux de la nature contre les horribles conditions de vie et de mort des animaux élevés pour finir dans nos assiettes.</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-4.jpg" rel="lightbox[46489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46494" title="Memories 4" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-4.jpg" alt="" width="454" height="315" /></a>Quatre histoires muettes qui redonnent leurs lettres de noblesse à l’art séquentiel le plus pur, quatre métaphores d’une grande richesse émotionnelle et artistique, quatre bonnes raisons d’acheter cet album qui contient assez de beautés pour le relire et jouir sans fin. Bravissimo, caro Massimiliano ! Et vivement un prochain album !</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-5.jpg" rel="lightbox[46489]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46495" title="Memories 5" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Memories-5.jpg" alt="" width="453" height="179" /></a><strong>Cecil McKINLEY</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Memories of sand » par Massimiliano Frezzato </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Éditions Mosquito (15,00€) – ISBN : 2-35283-078-8</p>
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		<title>« Le Choix d’Ivana » par Tito</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 14:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Gentile</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD de la semaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 21 juillet 2008, la ville de Sarajevo s’agite. Mais ce n’est pas le bruit des obus ou des balles des snipers qui résonnent cette nuit-là. Ce sont des cris de joie car la ville est en liesse et fête l’arrestation de Radovan Karadzic, après treize ans de cavale. L’homme a commandé les Serbes de Bosnie durant la guerre et il est accusé de génocide et de crimes de guerre pour avoir dirigé le siège de Sarajevo et le  massacre de Srebrenica.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ivana ne participe pas à la joie collective. Cette arrestation ravive en elle de douloureux souvenirs. Elle a une trentaine d’années et vit avec sa grand-mère. Elle se rappelle …</p>
<div id="attachment_46455" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Le-choix-divana-planche-1.jpg" rel="lightbox[46454]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46455" title="Le choix d'ivana planche 1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Le-choix-divana-planche-1.jpg" alt="" width="500" height="648" /></a><p class="wp-caption-text">Le Choix d&#39;Ivana planche 1</p></div>
<p>Elle se rappelle les premiers jours du siège de la ville et la mort de ses parents, tués, avec d’autres, par un tir d’obus le 27 mai 1992.</p>
<p>Elle se rappelle la douleur, la vie difficile, les privations, la faim et le froid.</p>
<p>Elle se rappelle les kilomètres à pied pour aller chercher de l’eau.</p>
<p>Elle se rappelle les miliciens serbes, croisés au détour d’un chemin, dont un qui fréquentait le même lycée qu’elle avant la guerre. Elle se rappelle le viol, la honte, la dévastation …</p>
<p>Alors Ivana prend une décision. Elle veut retrouver sa fille, Youlia, née de ce viol, qu’elle a confiée pour adoption à une association. Ses recherches l’entraînent vers l’Italie puis à Nancy. Elle y rencontre un couple qui a quitté Sarajevo après y avoir tout perdu. Ils l’hébergent, lui donnent du courage, l’aident. Que fera Ivana lorsqu’enfin, elle aura identifié sa fille ?</p>
<div id="attachment_46456" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Le-choix-divana-planche-2.jpg" rel="lightbox[46454]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46456" title="Le choix d'ivana planche 2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Le-choix-divana-planche-2.jpg" alt="" width="500" height="648" /></a><p class="wp-caption-text">Le Choix d&#39;Ivana planche 2</p></div>
<p>Avec ce nouvel album, Tito délaisse pour un temps sa « Tendre banlieue » pour s’intéresser à un pan très douloureux de l’histoire contemporaine. Il y évoque bien sûr des faits avérés et très précis. Mais il aborde l’Histoire sur un registre intimiste et réaliste avec un personnage de fiction, une jeune femme meurtrie et très attachante. On suit avec intérêt le chemin d’Ivana, dont les tourments, qu’elle a pu enfouir un temps, reviennent la hanter et la forcent à agir. Tito nous montre finement les hésitations et la douleur qui l’assaillent lorsqu’elle se retrouve enfin face à un choix. Le récit est mené tout en pudeur et en retenue. Ivana est un personnage magnifique, que l’on accompagne durant ces 64 pages, et qui ne laisse pas le lecteur indifférent. Même si ce récit n’est pas spécifiquement destiné aux adolescents, il pourra néanmoins les intéresser car il traite, hélas, d’un sujet universel, celui des femmes en temps de guerre. Il pourra aussi les éclairer utilement sur une période historique qu’ils ne connaissent pas, ou très mal. Pour toutes ces raisons, « Le Choix d’Ivana » est un bel album.</p>
<div id="attachment_46457" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Le-choix-dIvana-planche-3.jpg" rel="lightbox[46454]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46457" title="Le choix d'Ivana planche 3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Le-choix-dIvana-planche-3.jpg" alt="" width="500" height="648" /></a><p class="wp-caption-text">Le Choix d&#39;Ivana planche 3</p></div>
<p>Le contexte de l’album, quelques faits :</p>
<p>Le siège de Sarajevo dure d’avril 1992 à octobre 1995. Il provoque la mort de 10 000 personnes et la destruction presque totale de la capitale de la Bosnie-Herzégovine.</p>
<p>Le procès de Radovan Karadzic, leader des Serbes de Bosnie, arrêté le 21 juillet 2008, débute le 31 juillet 2008, devant le Tribunal Pénal International Yougoslave (TPIY). Ce tribunal, mis en place par le Conseil de Sécurité de l’ONU, a pour mission de poursuivre et de juger les personnes coupables de violations graves du droit humanitaire sur le territoire de l’ex Yougoslavie, à partir du 1er juillet 1991.</p>
<p>Les travaux du TPIY auraient dû se terminer en 2010, mais les procès n’étant pas clos à ce jour, la date de fermeture du tribunal serait repoussée à 2014. Pourtant, certains pays, dont la Russie, plaident pour une fermeture en 2012.</p>
<p>Enfin, le viol en temps de guerre, est hélas une pratique très courante, à toutes les époques et dans tous les conflits de la planète.</p>
<p>« Au début des années 1990, c’est l’Europe qui devient le théâtre du viol comme arme de guerre. La Yougoslavie implose sous la pression des ultranationalistes. Le viol est pratiqué à grande échelle en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. Les hauts responsables serbes bosniaques font ouvrir de camps militaires, les « camps du viol », par où transitent des dizaines de milliers de femmes livrées aux soldats, autant de fois nécessaires pour que la reproduction soit assurée. Elles sont ensuite maintenues en détention jusqu’au sixième mois de grossesse pour prévenir tout « accident dommageable » pour l’enfant. Aujourd’hui, ces femmes traumatisées parlent d’autant moins que leurs violeurs vivent librement à proximité de chez elles.</p>
<p>Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), créé en 1993, reconnaît les violences sexuelles comme crimes de guerre. Douze hommes seulement ont été condamnés pour des violences sexuelles. Les victimes, jusqu’à présent, n’ont reçu aucune aide de l’Etat. »</p>
<p>(Source : <a href="http://blog.mondediplo.net/">http://blog.mondediplo.net</a>)</p>
<p>(Source : <a href="http://blog.mondediplo.net/">http://blog.mondediplo.net</a>)</p>
<p><strong>Catherine GENTILE</strong></p>
<p><strong>« Le Choix d’Ivana » par Tito</strong></p>
<p>Éditions Casterman (15 €) – ISBN 978 2 203 04118 9</p>
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		<title>Le dessinateur américain John Severin (1921 – 2012) nous a quittés !</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 09:12:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Ratier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Né John Powers Severin le 26 décembre 1921 à Jersey City (dans l'État du New Jersey), cet artiste, qui avait participé au lancement de la revue Mad et que l'on a pu aussi voir illustrer de nombreux récits de genre pour les fameux EC Comics ou encore pour la Marvel, est mort le 12 février 20122 à Denver.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_46475" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/severin-self-portrait.jpg" rel="lightbox[46440]" class="lightbox"><img class="size-full wp-image-46475" title="severin-self-portrait" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/severin-self-portrait.jpg" alt="" width="150" height="397" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de John Severin par sa soeur Marie dans le n°13 de Graphic Story Magazine.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ami, depuis son adolescence, avec Harvey Kurtzman et Will Elder, John Severin travaille avec ces derniers, après avoir suivi quelques études artistiques&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci afin de travailler sur de courtes histoires sentimentales ou sur divers westerns (notamment sur « American Eagle » pour <em>Prize Comics Western</em> du n°72 de  1949 au n°113 de 1955).</p>
<p style="text-align: justify;">On le retrouve, ensuite (vers 1951), dans <em>Two-Fisted Tales</em> et dans <em>Frontline Combat (</em>édités par les EC Comics).<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/403941960_3ff9b97955_o.jpg" rel="lightbox[46440]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46444" title="403941960_3ff9b97955_o" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/403941960_3ff9b97955_o-555x555.jpg" alt="" width="555" height="555" /></a> À partir de 1952, John Severin est publié dans <em>Mad,</em> mais suite, à un surcroît de travail pour <em>Two-Fisted Tales</em>, dont il devient le rédacteur en chef (à partir du n°36) et l’unique illustrateur, il quitte le magazine en 1954.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Mad-004-John-Severin-001.jpg" rel="lightbox[46440]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46445" title="Mad 004 John Severin 001" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/Mad-004-John-Severin-001-555x755.jpg" alt="" width="555" height="755" /></a> <a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/severin_john_slaughter.jpg" rel="lightbox[46440]" class="lightbox"><img class="alignright size-full wp-image-46446" title="severin_john_slaughter" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/severin_john_slaughter.jpg" alt="" width="360" height="329" /></a>Il devient ensuite le pilier de <em>Cracked</em>, imitation de <em>Mad</em>, pour lequel il travaillera, sans discontinuer, pendant quarante-et-un ans.</p>
<p style="text-align: justify;">En parallèle, il s&#8217;illustre surtout dans le genre western, dessinant pour Charlton d’innombrables histoires. On le retrouve aussi à la Marvel : sur <em>Sgt Fury and his howling commandos</em> (de 1967 à 1978), sur <em>Hulk&#8230;</em>, mais aussi sur « King Kull » et sur « Conan the Barbarian », à la suite de Barry Windsor Smith et de John Buscema) !</p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;oublions pas, non plus, ses travaux pour Warren (<em>Blazing Combat</em>, <em>Creepy</em>), sur <em>The ‘Nam</em>, <em>Semper Fi</em>, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">.Malgré son souci documentaire et la précision de son dessin, John Severin reste l&#8217;un des auteurs les moins reconnus de l’équipe de <em>Mad</em>. Pourtant, son trait solide et sa narration efficace en font un fort respectable dessinateur classique qui mérite d’être redécouvert.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/SeverinBattle.jpg" rel="lightbox[46440]" class="lightbox"><img class="alignleft size-full wp-image-46447" title="SeverinBattle" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/SeverinBattle.jpg" alt="" width="250" height="346" /></a>En attendant la notice nécrologique que prépare notre collaborateur Jacques Dutrey pour le prochain n° de la revue <em>Hop !</em> (notice qui ne manquera pas d&#8217;être exhaustive, particulièrement en ce qui concerne les traductions sur le territoire francophone), on peut toujours, pour avoir plus de renseignements, se rabattre sur l&#8217;article de wikipedia qui lui est consacré : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Severin">http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Severin</a>. Mais comme le précise Jacques dans le forum, c&#8217;est bourré d&#8217;erreurs ! En suivant ses conseils, on a quand même corrigé le plus gros dans cet article écrit un peu vite, on vous l&#8217;avoue&#8230; L&#8217;idéal aurait été que l&#8217;ami Jacques l&#8217;écrive lui-même, non ?</p>
<p><strong>Gilles RATIER</strong></p>
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		<title>« L’Île au trésor » par Jean-Philippe Stassen et Sylvain Venayre</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 00:01:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Ratier</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD de la semaine]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelle bonne idée que cette relecture du chef-d’œuvre de Robert Louis Stevenson, transposée dans un monde contemporain : une petite fille noire (Jacqueline que tout le monde surnomme Jacquot) remplaçant Jim Hawkins, le jeune héros blond du roman ! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> Au cœur d’un quartier de la ville, un immense et mystérieux chantier, entouré de grandes palissades est protégé par une armée de vigile. Déserté par les ouvriers, il ressemble à une île perdue dans l’immensité de la mer urbaine…  Dans le petit café-restaurant-hôtel qui borde ce curieux endroit, Jacquot fait tout ce qu’elle peut pour aider son papa qui est très malade. Or, un matin, arrive un drôle de client qui porte un étui à violon, et qui réclame plat du jour et bouteille de champagne, ainsi qu’une chambre pour rester quelques jours en pension.<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/L%E2%80%99%C3%8Ele-au-tr%C3%A9sor-2.jpg" rel="lightbox[46321]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46324" title="L’Île au trésor  2" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/L%E2%80%99%C3%8Ele-au-tr%C3%A9sor-2-555x751.jpg" alt="" width="555" height="751" /></a><br />
Aussi menaçant qu’affolé, il se livre alors à quelques confidences et demande à la petite fille de le prévenir si elle aperçoit un boiteux, avec une grosse tête ronde, qui est à sa recherche : un homme qui a une sale gueule, une gueule de traître, qui claudique en s’appuyant sur une canne avec un pommeau d’argent&#8230; Ainsi, la peur va-t-elle s’insinuer, le mystère va-t-il s’épaissir et le danger va-t-il régner : et, ici, les inquiétants pirates seront dirigés par un vieux chef d&#8217;entreprise… Avide de grosses sommes d&#8217;argent pour asseoir davantage son pouvoir, il organise, avec l’aide d’une ancienne prostituée, une expédition pour tenter de trouver un trésor caché, quelque part, dans ce qui reste des immeubles en démolition du chantier…<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/L%E2%80%99%C3%8Ele-au-tr%C3%A9sor-1.jpg" rel="lightbox[46321]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46325" title="MEP_ILE TRESOR_214x290.qxd:Mise en page 1" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/L%E2%80%99%C3%8Ele-au-tr%C3%A9sor-1-555x752.jpg" alt="" width="555" height="752" /></a>Tout en respectant la dramaturgie de l’intemporelle et universelle œuvre originale, et sans jamais la trahir, Sylvain Venayre (historien spécialiste du XIXe siècle) et Jean-Philippe Stassen (le dessinateur, au trait faussement naïf, du « Bar du vieux français » ou de « Deogratias ») se démarquent malicieusement des nombreuses adaptations connues (que ce soit en films, séries télévisées, dessins animés, livres jeunesse ou bandes dessinées) en offrant un véritable et judicieux travail de réappropriation. Émotion et puissance y sont omniprésentes, tant dans l’audace du parallèle avec le climat social actuel que dans la force expressive de la narration et du graphisme : un exercice de style vraiment bluffant…<a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/L%E2%80%99%C3%8Ele-au-tr%C3%A9sor-3.jpg" rel="lightbox[46321]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46326" title="L’Île au trésor 3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/L%E2%80%99%C3%8Ele-au-tr%C3%A9sor-3-555x752.jpg" alt="" width="555" height="752" /></a></p>
<p><strong> Gilles RATIER</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« L’Île au trésor » par Jean-Philippe Stassen et Sylvain Venayre</strong><br />
Éditions Futuropolis (17 €) – ISBN : 978-2-7548-0196-6</p>
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		<title>« Papillon » T1 par Miwa Ueda</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 00:01:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwenaël Jacquet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mangas]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Après « Peach Girl », le nouveau manga de Miwa Ueda était attendu par ses fans. Mais ce n'est plus Panini qui publie cette auteure : en effet, sa nouvelle série, « Papillon », est éditée par Pika et, ce mois-ci sort le premier volume sur les huit prévus. C'est un shojo classique ou amour et rivalité vont de pair. Même si, dans ce cas-là, ce sont deux sœurs qui sont éprises d'un même bellâtre. Afin de pimenter ce triangle, un " très jeune " psychologue scolaire s'invite dans la partie. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bdzoom.com/46337/non-classe/%c2%ab%c2%a0papillon%c2%a0%c2%bb-t1-par-miwa-ueda/attachment/jumelles/" rel="attachment wp-att-46341"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46341" title="jumelles" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/jumelles-555x844.jpg" alt="" width="555" height="844" /></a></p>
<p><a href="http://bdzoom.com/46337/non-classe/%c2%ab%c2%a0papillon%c2%a0%c2%bb-t1-par-miwa-ueda/attachment/soeur/" rel="attachment wp-att-46347"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-46347" title="soeur" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/soeur-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Ageha et Hana sont jumelles ; pourtant, tous les opposent. L&#8217;une, introvertie, a été élevée à la campagne, l&#8217;autre, extravertie, à la ville. À la fête de l&#8217;école, Ageha rencontre deux personnes qui vont changer sa vie. Tout d&#8217;abord, un jeune homme avec un masque de cheval qui fait irruption dans la salle où elle est serveuse. Plus tard, elle apprendra que c&#8217;est le nouveau psychologue scolaire, lequel s&#8217;appelle Hayato Ichijiku. Il fait ce travail en parallèle de ses études et, du coup, ses méthodes sont peu orthodoxes. Néanmoins, ses conseils vont aider Ageha à s&#8217;affirmer et à être plus combative lorsqu&#8217;elle désire réellement quelque chose. La seconde rencontre concerne Ryusei. C&#8217;est un ancien ami d&#8217;enfance qui venait, tous les étés, voir ses grands-parents à la campagne. Ils étaient très liés avec Ageha. Pourtant, lorsqu&#8217;elle est revenue habiter chez ses parents en ville, et qu&#8217;elle a intégré le même lycée que lui, il ne l&#8217;a absolument pas reconnu. En revanche, elle, elle ne l&#8217;avait pas oublié et continuait de l&#8217;aimer en secret. Tout va changer lorsque Ryusei propose à Aghea de l&#8217;accompagner a l&#8217;hôpital voir sa grand-mère malade. Elle n&#8217;avait pas prévu que sa sœur s&#8217;inviterait et empêcherait son rêve de se concrétiser. Elle va même jusqu&#8217;à proposer à Ryusei de sortir ensemble, alors qu&#8217;elle aurait pu avoir n&#8217;importe quel autre garçon, vu sa popularité. La rivalité amoureuse entre ces deux sœurs sera donc le leitmotiv de cette histoire. Le but étant qu&#8217; Ageha, la &nbsp;&raquo; chenille &laquo;&nbsp;, devienne, au fil des épisodes, un magnifique « Papillon ».</p>
<p><a href="http://bdzoom.com/46337/non-classe/%c2%ab%c2%a0papillon%c2%a0%c2%bb-t1-par-miwa-ueda/attachment/cheval/" rel="attachment wp-att-46345"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46345" title="cheval" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/cheval-555x415.jpg" alt="" width="555" height="415" /></a>Même si la rivalité entre sœurs offre un traitement original, « Papillon » reste un shojo bien classique avec des personnages et des situations stéréotypés. L&#8217;action se passe dans une école. Les couples se font et se défont très rapidement. Au milieu des élèves insipides, Hanna jouit d&#8217;une popularité qui va de pair avec une réputation de &laquo;&nbsp;Marie couche toi là&nbsp;&raquo;. La soi-disant meilleure amie d&#8217;Aghea, une petite grosse et moche, n&#8217;hésitera pas à la trahir dès que l&#8217;occasion se présente. etc.</p>
<p><a href="http://bdzoom.com/46337/non-classe/%c2%ab%c2%a0papillon%c2%a0%c2%bb-t1-par-miwa-ueda/attachment/cafteuse/" rel="attachment wp-att-46344"><img class="aligncenter size-medium wp-image-46344" title="cafteuse" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/cafteuse-555x423.jpg" alt="" width="555" height="423" /></a>Contrairement à « Peach Girl », ce manga ne prend pas pour héroïne la jeune fille sûre d&#8217;elle qui n&#8217;hésite pas à s&#8217;affirmer malgré les moqueries. C&#8217;est le soutien psychologique qui est pour le moment mis en avant. Grâce aux conseils avisés d&#8217;Hayato, Ageha va réussir à être plus sûre d&#8217;elle. Aux remarques blessantes, elle trouve désormais la bonne répartie et arrive à retourner la situation en sa faveur ; pour quelques instants&#8230; Il va falloir plus de conseils et plus de persuasions pour arriver à transformer complètement cette frêle jeune fille en une superbe jeune femme pleine de vie. Mais ça, c&#8217;est ce qui nous sera raconté dans les sept volumes suivants. Miwa Ueda ne s&#8217;en cache pas, elle s&#8217;est documentée pour réaliser cette histoire. Elle s&#8217;est rapprochée de différents conseillers psychologiques afin de connaître leurs méthodes de travail. Même si Hayato dispense des conseils un peu tranchés, ils relèvent souvent du bon sens.</p>
<p><a href="http://bdzoom.com/46337/non-classe/%c2%ab%c2%a0papillon%c2%a0%c2%bb-t1-par-miwa-ueda/attachment/sucide/" rel="attachment wp-att-46348"><img class="alignright size-medium wp-image-46348" title="sucide" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/sucide-555x435.jpg" alt="" width="555" height="435" /></a></p>
<p>Depuis « Peach Girl », le dessin de Miwa Ueda a encore progressé. Les attitudes des protagonistes sont variées et reflètent bien leur état d&#8217;esprit. Cette mangaka, même si elle utilise toutes les techniques classiques du Shojo manga, a un trait clair et plein de spontanéité. On ne sent pas la copie forcée d&#8217;auteurs à la mode. Elle crée, elle même, son propre style, tout en restant dans des canons très traditionnels. La mise en page, elle aussi classique, offre pourtant une lecture facile et agréable. La page n&#8217;est pas surchargée de paillettes ou autres effets typiques destinés à un public féminin. Comme toujours, il y a peu de décors et peu d&#8217;objets, rien que le strict minimum obligatoire pour la compréhension de l&#8217;histoire. Le style est épuré et offre une grande clarté. Grâce à tout ça, « Papilon » se dévore littéralement.</p>
<p><a href="http://bdzoom.com/46337/non-classe/%c2%ab%c2%a0papillon%c2%a0%c2%bb-t1-par-miwa-ueda/attachment/habits/" rel="attachment wp-att-46346"><img class="alignright size-medium wp-image-46346" title="habits" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/habits-555x419.jpg" alt="" width="555" height="419" /></a></p>
<p>Ce premier tome de « Papillon » est prometteur. Il faut espérer que la suite ne tourne pas au triangle amoureux insipide.</p>
<p><strong>Gwenaël JACQUET</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>« Papillon » T1 par Miwa Ueda</strong></p>
<p>Éditions Pika (6,95 €) &#8211; ISBN : 978-2-8116-0607-7</p>
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		<title>« Cerebus : L’Église et l’État » volume 1 par Dave Sim</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 09:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cecil McKinley</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comic Books]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2010, Vertige Graphic s’est lancé dans une folle aventure éditoriale : publier en France le chef-d’œuvre de Dave Sim, « Cerebus ». Un pari fou, puisque cette création unique est constituée d’environ 6300 pages de haut vol... Après avoir eu la joie de voir paraître le premier album, l’excitation est maintenant à son comble avec la sortie de ce deuxième tome qui confirme une continuité et non une unique tentative sans lendemain : preuve que « Cerebus » a bel et bien un public en France, et que Vertige Graphic comble ici un manque évident qui a longtemps été cruel pour bien des fans... Culte et incontournable, par Tarim !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Cerebus » est une création d’une telle ampleur que je ne vais pas ici revenir sur sa nature et son histoire que j’ai d’ailleurs déjà développées dans un article précédent (si vous ne connaissez pas encore cette œuvre et que vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire cet article en cliquant <strong><span style="text-decoration: underline;"><a title="ici" href="http://bdzoom.com/7135/comic-books/comic-book-hebdo-%c2%ab-cerebus-high-society-%c2%bb-par-dave-sim/">ici</a></span></strong> ). Ceci étant fait, on peut maintenant se pencher sur l’album qui nous intéresse aujourd’hui. « L’Église et l’État » est l’arc le plus long de « Cerebus » puisqu’il se déploie sur 1200 pages en 2 volumes. C’est donc à la première partie de cet arc que nous avons affaire avec cet album. « L’Église et l’État » est un cycle important de l’œuvre, pour de multiples raisons, sur le fond comme sur la forme. Bien sûr, il y aura après d’autres volumes qui seront aussi importants, mais « L’Église et l’État » reste chronologiquement l’un des arcs qui a été le plus symptomatique en termes d’évolution scénaristique et artistique de la série. C’est là où « Cerebus » prend vraiment son ampleur, confirme son identité et s’embarque pour une très longue aventure, ouvrant toute la mythologie à venir et imposant son esthétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Après ce que l’on peut appeler le « volume 0 » (simplement intitulé « Cerebus ») où Dave Sim se cherchait encore, installant ses personnages dans un contexte plus parodique que mystique, après un « High Society » très bavard, complexe et touffu où l’auteur mettait réellement en place l’univers de la série, « L’Église et l’État » ouvre le champ des possibles, commence à distendre le temps narratif par la répétition des images, multiplie – tout en les explorant plus avant – les fameux « espaces mentaux » où Cerebus traverse les paysages de l’esprit, offre à la série des respirations plus nuancées (et l’ouvre graphiquement parlant à de très grands espaces), adopte les bords de cadres épais et déchiquetés comme base référente – mais non systématique – ainsi que l’emploi plus important des trames mouchetées qui donnent ces grisés si particuliers. C’est le moment aussi où – sans rien perdre de sa complexité – l’œuvre devient plus facile à lire, à suivre, Dave Sim ayant su ne pas s’enfermer dans la densité extrême de « High Society », décloisonnant les territoires géographiques et narratifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, c’est le moment décisif où Gerhard rejoint Dave Sim au dessin, devenant l’indispensable associé graphique de l’artiste en réalisant tous les décors de la série dès 1984, à partir du n°65. Gerhard restera jusqu’à la fin de la série en 2004, son nom étant devenu si indissociable de celui de Sim qu’il apparaît au générique et sur les couvertures des TPB en tant que co-artiste à part entière de l’œuvre et non comme un simple assistant. Ce n’est que justice, car lorsqu’il arrive sur la série pour alléger la charge de travail de Dave Sim, Gerhard fait bien plus que de « dessiner des chaises et des tables derrière un oryctérope » comme il le dit lui-même avec humour. Certes, avant l’arrivée de Gerhard, Dave Sim savait déjà élaborer des décors et des espaces de tout premier ordre, mais Gerhard lui permet – grâce au temps gagné – d’installer un decorum monumental, extrêmement raffiné, entre gravure et trames. L’apport artistique de Gerhard a sans conteste hissé la qualité graphique de l’œuvre à un très haut niveau. Dans cet album, notamment, le travail que commence Gerhard sur la fameuse montagne dont les roches ont la forme de crânes démoniaques est tout simplement sublime et annonce les beautés étranges à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ce dont je viens de parler se met tranquillement en place dans cette première partie de « L’Église et l’État » et se révèlera totalement dans la seconde partie. Pour ce qui est de l’histoire, Dave Sim monte d’un cran et donne toujours plus de pouvoir et d’importance à son héros dans une outrance réjouissante. Le barbare Cerebus était devenu premier ministre avant de tout perdre par orgueil. Mais sa déchéance fut de courte durée, puisque voici qu’il est en passe de devenir le prochain Pape ! Une ascension fulgurante qui ne change pas pour autant la nature du héros : loin de s’améliorer au contact du pouvoir, Cerebus reste le mercenaire irascible qu’il a toujours été, injuste, égoïste, avide et colérique. Un héros très antipathique, donc&#8230; mais qui fascine par sa cupidité et sa personnalité bizarre. Revenu à Iest, Cerebus se fait manipuler par le président Weisshaupt, ce dernier croyant renforcer sa popularité et son pouvoir en reprenant l’oryctérope dans son gouvernement. Mais Cerebus, qui a été marié malgré lui à la piquante Red Sophia, refuse catégoriquement. Après divers truchements politiques, prises de décision occultes et autres manigances instituées par les huiles de la politique et de la religion, Cerebus finit par être propulsé au rang de Pape de l’Église orientale de Tarim. Une promotion qui va dépasser l’entendement et devenir catastrophique, car tout ce beau petit monde a incompréhensiblement oublié que Cerebus est tout simplement&#8230; ingérable ! Tout juste arrivé au pouvoir religieux, Cerebus harangue les foules en leur annonçant la fin du monde pour mieux leur extorquer leurs richesses. Le pays est au bord de la faillite et du chaos, et personne ne semble plus pouvoir arrêter l’omnipotent oryctérope&#8230; Gasp !</p>
<p style="text-align: justify;">On retrouve tout l’humour dévastateur de Dave Sim dans cet opus, que ce soit par la présence du Cafard de Loup (parodie outrée de Wolverine) ici « habité » par un certain&#8230; professeur Charles X. Claremont (!), ou de l’Ours et de Bouba, les deux hommes de main de Cerebus qui rivalisent de bêtise, faisant accéder celle-ci au rang des beaux-arts&#8230; Il y a aussi le ridicule et touchant archevêque Bouquet, (pauvre créature chétive, pleutre et tremblante qui a peur de son ombre et de sa propre voix) ou encore la mère de Red Sophia, femme monstrueuse que l’on pourrait comparer à un bulldozer&#8230; Et Lord Julius/Groucho Marx revient nous faire rire quelques instants. Mais comme d’habitude, la farce est contrebalancée par des faits bien plus dramatiques&#8230; L’incapacité de Cerebus à aimer son épouse, le retour d’une Jaka mariée et enceinte, malheureuse et toujours aussi inaccessible, les répercussions assassines de la cruauté des gens de pouvoir. Et entre la farce et le drame, il y a Cerebus, tragi-comique, féroce et ridicule, outrancier en tout. Il n’y a guère que Jaka qui semble pouvoir le faire redevenir un peu « humain »&#8230; La facette mystique de l’œuvre et la part de mystère qu’elle entretient prend aussi de l’ampleur dans « L’Église et l’État », avec les voyages mentaux de Cerebus, ou la révélation de l’existence de deux autres oryctéropes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">On parcourt ces 600 pages avec un plaisir croissant, l’œuvre devenant toujours plus belle esthétiquement grâce au talent de Gerhard et au style de Dave Sim qui s’améliore constamment. Les décors architecturaux et naturels prennent une dimension fascinante et le personnage de Cerebus acquiert sa maturité graphique. C’est beau, c’est drôle, c’est souvent édifiant, et l’on ne peut qu’être interloqué par la charge de Sim contre le pouvoir qui rend fou, la manipulation des masses et l’aveuglement religieux. Mais l’auteur n’avait pas encore trouvé la foi&#8230; L’album se referme en beauté sur l’agression de Thrunk (géant de pierre qui se dit être Tarim mais que vous aurez surtout reconnu comme étant la version parodique de The Thing des Fantastic Four). On attend bien sûr avec une très grande impatience la sortie du volume 2 de « L’Église et l’État » ! Hou c’que ça va être dur d’attendre&#8230; Tarim !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cecil McKINLEY</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Cerebus : L’Église et l’État » volume 1 par Dave Sim </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Éditions Vertige Graphic (36,00€) – ISBN : 978-2-8499-9094-0</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Titeuf n’est pas un prénom pour un enfant !</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 13:07:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Turpin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une procédure de plus de deux ans initiée par des parents qui souhaitaient que leur garçon porte le prénom du jeune héros à la houppe de Zep, la cour de cassation a estimé qu'il était contraire à l'intérêt de l'enfant de le prénommer « Titeuf » !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les parents d’un jeune nouveau né, venu au monde le 7 novembre 2009, souhaitaient prénommer leur fils Titeuf, Grégory, Léo, nous révèle <em>Le Monde</em>. L’officier d&#8217;état civil, en charge des procédures de la déclaration de naissance, sans doute réfractaire à l’idée de donner à un enfant le prénom d’un héros de BD,  informe le procureur de la République. Le tribunal de grande instance de Pontoise supprime le prénom Titeuf de l’acte de naissance de l’enfant, qui devient Grégory, Léo.</p>
<p>Malgré leurs appels successifs, les parents ont été déboutés par la cour d’appel de Versailles, jugeant que le prénom Titeuf est  « de nature à attirer les moqueries », et « que l&#8217;association du prénom Titeuf au personnage de préadolescent naïf et maladroit risque de constituer un réel handicap pour l&#8217;enfant devenu adolescent, puis adulte, tant dans ses relations personnelles que professionnelles », puis, il y a deux jours, par la cour de cassation.</p>
<p>Il est vrai que Titeuf, qui subit, avec l’humour potache de son âge,  le quotidien de ses parents en période de crise, le chômage notamment,  et qui s’engage dans des campagnes de communication en faveur de Handicap International,  a de quoi prêter à se moquer ! Nous ne connaissons pas la réaction de Zep face à ce jugement mais Bdzoom adresse un chaleureux bisou à tous les Valérian, toutes les Laureline, tous les Thorgal et autres Largo !</p>
<p>« C’est pô juste ! ».</p>
<p>Laurent Turpin</p>
]]></content:encoded>
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		<title>« L’Expédition » T1 (« Le Lion de Nubie ») par Marcelo Frusin et Richard Marazano</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 00:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Didier Quella-Guyot</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’Antiquité, on ne voyageait pas, on explorait et, si on trouvait son compte dans les terres découvertes, on conquérait ! C’est vrai, on décimait un peu, on esclavagisait ce qu’il faut, on exploitait à bon escient - et à très mauvais escient, si la situation y poussait  ! Bref, on s’installait comme ces Romains positionnés en Egypte, à Thèbes (l’actuelle Louxor), et qui commencent à avoir fait le tour des ruines locale...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;époque romaine, Thèbes n&#8217;était en effet plus que ruines ! En 30 avant J.C., Octave vient d’en prendre possession, à son compte, et pour fournir du blé à Rome. Deux expéditions furent alors menées l&#8217;une à travers le désert d&#8217;Arabie, l&#8217;autre en direction du Haut Nil. C’est probablement là que Richard Marazano situe son récit… On semble s’ennuyer un peu sur les bords du Nil, alors qu’arrive une embarcation, avec à son bord un Romain fou, agressif et tueur ! Il s’appelle Marcus Livius et il va raconter l’histoire qu’il a vécue depuis 10 ans. Lui aussi s’est intéressé à une barque à la dérive mais son passager avait la peau noire et tatouée et il était en possession de bien beaux et étranges bijoux. Un Nubien, semblait-il.</p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/9782205063462-page3-I400x523.jpg" rel="lightbox[46238]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46242" title="Expédition page3" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/9782205063462-page3-I400x523.jpg" alt="" width="400" height="523" /></a>Une expédition secrète d’une dizaine de guerriers aguerris, dont  Marcus Livius, fut montée pour retrouver la population capable de produire de tels objets. En caravane, juchés sur des dromadaires, les voilà en route pour un voyage au long cours, aventurier et exotique à souhait. Comme il est dit, page 47 : « <em>Nos rêves de conquête avaient subi l’épreuve du feu et de la sueur… Ce serait bientôt l’épreuve du sang !</em> ». L’équipée légionnaire, qui  a fondu comme neige au soleil (en ces lieux, la métaphore est évidemment inappropriée !), découvre enfin la vallée verte et moustiqueuse de Niangara.</p>
<p><a href="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/9782205063462-page6-I400x523.jpg" rel="lightbox[46238]" class="lightbox"><img class="aligncenter size-full wp-image-46243" title="Expédition page6" src="http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/02/9782205063462-page6-I400x523.jpg" alt="" width="400" height="523" /></a>Le dessin réaliste, puissant et spectaculaire de l’Argentin Marcelo Frisin qui emporte l’adhésion : sa mise en couleurs donne également beaucoup de matière, de volume  et de profondeur. C’est quelquefois sombre et inquiétant et les verts des paysages du Niangara ont quelque chose d’épais et fantastique. Mais si on veut voyager avec ces Romains, il faudra jouer le jeu des péripéties un peu cliché et de mises en scène  inexactes d’un point de vue documentaire. Bien après avoir quitté Thèbes et  sans traverser le Nil, les Romains dépassent en effet les colosses de Memnon (pourtant situés juste en face, sur l’autre rive de Thèbes et aussi burinés qu’aujourd’hui !), avant d’affronter une tempête de sable du côté d’Abou Simbel (sans qu’on les ait vus à nouveau traverser le Nil !).</p>
<p>Prévue en quatre tomes, la série promet donc le frisson, le souffle de l’aventure, du grand spectacle et un évident dépaysement historique et géographique.</p>
<p>Alors, bon voyage !</p>
<p><strong>Didier QUELLA-GUYOT</strong>  ([L@BD-&gt;<a href="http://www.labd.cndp.fr/">http://www.labd.cndp.fr/</a>] et sur Facebook).</p>
<p><strong>« L’<span style="color: #000000;">E</span>xpédition » T1 (« Le Lion de Nubie ») par Marcelo Frusin et Richard Marazano</strong></p>
<p><strong>Éditions</strong><strong>  Dargaud</strong>  (13,95 €) – ISBN : 978-2205-06346-2</p>
<p>&nbsp;</p>
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