BD de la semaine

La fascinante destinée d’un peintre avant-gardiste et querelleur enluminée par Frantz Duchazeau…

Après avoir dressé le portrait de quelques musiciens venus de différents horizons (du célèbre Mozart à l’imaginaire bluesman Meteor Slim, en passant par la Mano Negra ou les countrymen jumeaux de Conoco Station), l’Angoumoisin Frantz Duchazeau (1) essaie, une nouvelle fois, de cerner ce qui peut bien déclencher l’acte de la création avec la biographie d’un ombrageux paysagiste parisien bien méconnu, voire complètement oublié, qui défiait le monde, pour en peindre la beauté, au pinceau comme à l’épée…

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Le Rédempteur : celui qui entend les prières des enfants morts !

Jean Ravelle est un homme riche, très riche, à la tête de la Ravel Corporation. Jusqu’au jour où sa conscience se réveille après la mort tragique de 389 enfants causée par un accident dans l’une de ses usines situées en Inde. L’homme riche manipulé par sa propre belle-famille chinoise devient un homme en colère qui entend les prières des enfants morts : Le Rédempteur.

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Jose Luis Munuera adapte, magistralement, un étonnant récit d’Herman Melville…

En rajoutant une touche supplémentaire de réalisme à son dynamique et si particulier graphisme cartoonesque — comme il l’avait déjà plus ou moins expérimenté sur « Sortilèges » (écrit par Jean Dufaux) ou « Fraternity » (scénario de Juan Diaz Canales), le dessinateur espagnol Jose Luis Munuera s’est emparé avec grâce de l’histoire de Bartleby : une nouvelle de l’auteur de « Moby Dick » écrite en 1853, plusieurs fois interprétée au cinéma ou au théâtre, et qui a également inspiré nombre d’artistes, de sociologues et de philosophes.

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« Les Rivières du passé » : entre deux mondes…

Stephen Desberg, scénariste multigenre, aussi à l’aise dans le thriller que dans la bande dessinée historique, invite de temps à autre ses lecteurs à le suivre dans d’autres univers moins convenus. C’est le cas pour ce diptyque, qui du Paris d’aujourd’hui bascule dans un Paris médiéval pour le moins surprenant. Associé au brillant Yannick Corboz, il joue une fois encore dans la cour des grands.

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« La Fée assassine » : un récit poignant et très réussi, réalisé par le couple Grenson !

Cela fait 30 ans que Sylvie Roge, qui travaille dans le milieu médical, partage la vie d’Olivier Grenson : le dessinateur de « Niklos Koda » ou de l’ultime « XIII Mystery ». (1) Petit à petit, lors de ses moments de liberté, elle a construit pendant une quinzaine d’années, sans se donner de deadline, l’histoire de « La Fée assassine » : simplement pour le plaisir de l’écriture. L’apprentie scénariste s’étant initiée à l’art du découpage avec l’aide de son compagnon, ce dernier s’est imposé naturellement comme le partenaire graphique idéal sur ce premier essai émouvant, qui se révèle être un coup de maître !

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« L’École buissonnière » : passer le baccalauréat en juin 1943…

Les bandes dessinées racontant les hauts faits de la Résistance face à l’occupant allemand ne manquent pas. Le plus souvent, elles évoquent des actions toutes plus héroïques les unes que les autres. Avec cette fiction bouleversante, dont les héros sont de jeunes gens ordinaires, Patrick Ordas rend hommage à son père : rassemblant les anecdotes entendues au fil de conversations. C’est aussi son dernier scénario, écrit avant sa disparition…

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« Monsieur Vadim » : le légionnaire se rebiffe !

Le vieux bonhomme arthritique héros de ce diptyque réjouissant n’est pas un paisible retraité comme les autres. Monsieur Vadim peut devenir une redoutable machine de guerre lorsqu’il s’agit d’assurer l’avenir de son petit-fils : jusqu’à se frotter aux malfrats du grand banditisme qui se livrent un combat sans merci pour la conquête de la French Riviera.

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Les souvenirs de famille de Florence Cestac : un bonheur de lecture !

Dans son environnement bourgeois des Trente Glorieuses et du début de la consommation de masse, face à un patriarcat dominateur et colérique — typique de cette époque où les femmes doivent être dévouées à leurs maris et les enfants se faire discrets —, la jeune Florence, exaspérée par cette situation, va pourtant cultiver sa joie de vivre et son envie de création : ceci aussi grâce à sa soumise de mère, laquelle se révèle être un être lumineux, arrivant à arracher de grands moments de bonheur pour elle et ses trois enfants. Une auto-analyse courageuse en BD qui, nous n’en doutons pas, donnera l’énergie nécessaire de se rebiffer à ceux qui se retrouvent piégés avec de tels tyrans domestiques : car il y en a encore !

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Raowl-la-bête et Peau d’âne, la princesse qui pue !

Assister à la naissance d’un nouveau héros de bande dessinée est toujours émouvant pour le lecteur. D’autant plus qu’en ces temps difficiles pour l’édition, il faut une bonne dose d’inconscience de la part d’un auteur pour encore y croire. Tébo, enfant de la bande à Tchô !, y croit et il a raison. Avec ce second opus, Raowl a vraiment l’étoffe d’un héros, d’un grand héros !

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Frederik Peeters revient à l’autobiographie avec « Oleg » !

En attendant que l’on découvre la prochaine adaptation de son « Château de sable » par le cinéaste M. Night Shyamalan, le Suisse Frederik Peeters nous propose une nouvelle introspection de son quotidien, 20 ans après son émouvant « Pilules bleues » où il racontait la séropositivité de sa compagne, chez le même éditeur qui l’a fait découvrir : son compatriote le Genevois Atrabile. Biaisant la réalité en la plaçant à travers le prisme d’un double baptisé Oleg — une anagramme de Lego : l’ego ? —, cet auteur désormais incontournable jette un regard désabusé et quelque peu inquiet sur le monde, tout en déclarant son amour à ses proches et en revendiquant l’importance de son travail de conteur et de dessinateur.

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