« Diplomatie clandestine » : par définition, la diplomatie est effectivement le plus souvent discrète, secrète. C’est encore plus vrai quand elle s’attache à régler des situations ou des conflits dans des pays en guerre. C’est le cas en Afghanistan, en 2010, quand Raphaël, capitaine de l’armée française, débarque à Kaboul pour recruter des informateurs, des « sources »…
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Ça rigole pas à Smiling Woods !
Dès la couverture, trois personnages nous observent. Ils sont devant un camping-car, en pleine forêt. Il fait nuit et la lune brille. C’est très beau, mais dans la lumière d’une torche, apparait une main… à l’évidence celle d’un cadavre. L’ambiance inquiétante est installée, diabolique peut-être, comme annoncé dans le titre : « Le Diable de Smiling Woods »…
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Premiers émois en vacances, pendant « Un été loin des hommes »…
Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
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À la recherche du dimanche perdu…
Les contes européens ne se résument pas à ceux des frères Grimm additionnés à ceux de Charles Perrault. Il est agréable d’en découvrir de nouveaux venus de pays plus lointains, comme ceux du seul pays latin des Balkans : la Roumanie. La bédéaste Ileana Surducan adapte, dans une bande dessinée délicate, « La Fille du bon vieil homme » de son compatriote Petre Isperescu. Il faut découvrir « Le Dimanche perdu » : un conte intemporel à la morale moderne.
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« Chagrin » : une belle appropriation de Balzac…
Publié en 1831 sous forme de feuilleton dans la presse, puis en roman chez Gosselin et Canel, « La Peau de chagrin » appartient à « La Comédie humaine » : l’œuvre magistrale d’Honoré de Balzac. Deux auteurs bien connus en proposent une libre adaptation en 126 pages, aux ambiances gothiques non dénuées de fantastique. Résultat : un ouvrage d’une grande richesse, avec pour cadre le Paris romantique du XIXe siècle.
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« Les Hautes Herbes » : un voyage initiatique…
Avec ce one-shot de fantasy, le duo Clin et Grun signe une aventure fantastique dans un monde antédiluvien aux prémices de l’humanité, portée par un dessin séduisant, dans laquelle un père transmet ses valeurs à son jeune fils.
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Baru, solide comme un rock !
Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
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Vampires de moins en moins saigneurs au temps des lanceurs d’alerte…
Dans une Transylvanie contemporaine, mais uchronique, vampires et humains vivent côte-à-côte : une cohabitation qui n’est pas sans danger pour les seconds nommés et qui entraîne des problèmes sociaux, car les goules ont conservé une place dominante dans la hiérarchie domestique. « Saigneurs » offre une parabole originale sur les travers de notre monde, à partir de la lutte de trois jeunes colocataires contre l’ordre établi.
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« Printemps à la Charité » : un polar au ton original, situé à la Belle Époque !
Après « Automne en baie de Somme » et « Hiver à l’Opéra », l’inspecteur Amaury Broyan est de retour : un héros atypique d’un troisième one-shot qui prend aux tripes, où enquête policière et faits divers se mêlent harmonieusement. Ce scénario intelligent est servi par un dessin époustouflant qui utilise avec justesse l’univers si particulier de la Belle Époque : un polar envoûtant aux frontières du réel…
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Christophe Bec, c’est cow-boys et Vikings !
Le premier tome de la trilogie « Sinisterra » vient de sortir, constituant l’un de ces westerns comme on les adore. On est en 1879, en plein Texas, alors que débarque à El Paso un redresseur de torts qui vient seconder un sheriff en difficulté. Il s’appelle Angel Luis Sinisterra. Sinistre terre ? Tout un programme pour ce métis américano-mexicain !
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Décès de Clément Oubrerie : disparition d’un dessinateur de premier plan…
C’est avec tristesse que nous apprenons la disparition à 59 ans de Clément Oubrerie le 1er mars, victime de la maladie de Charcot. Auteur d’une cinquantaine d’albums en 20 ans d’une trop courte carrière, il était le dessinateur d’« Aya de Yopougon » : une série au succès considérable, traduite en 15 langues. Apprécié de tous, il était un marqueur important de l’expansion du roman graphique qui, peu à peu, a grignoté le territoire de la bande dessinée classique.
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