« Odeur de brûlé » : la vie hors norme de Carali…

Au fil des pages d’« Odeur de brûlé », c’est la vie hors norme d’un petit Égyptien devenu auteur incontournable de bande dessinée qui défile, évoquée avec simplicité pour témoigner, pour partager ses souvenirs avec ses amis lecteurs, tout en savourant un bon verre. Cet ouvrage proposé par les éditions du Zébu est uniquement vendu par correspondance ou dédicacé par l’auteur à l’occasion des salons de BD. À ce propos, Carali est prêt à participer à toutes les manifestations qui pourraient le recevoir. Avis aux organisateurs de salons…

En attendant le tome 2, la suite est publiée tous les mois dans Siné mensuel (5,50 € en kiosques)…

Carali (Paul Karali) est né le 30 décembre 1945 à Héliopolis en Égypte. Il passe ensuite sa jeunesse à Beyrouth au Liban où sa famille a émigré en 1960, avant de gagner la France en 1970 avec sa femme Anne Duguël, alias l’écrivain Gudule, mère de ses trois enfants. Il évoque sa jeunesse dans l’Égypte de Nasser où son père Alexandre était propriétaire d’un fameux gymnase, raconte ses vacances chez l’oncle Neguib, parle avec émotion de Gabriel son frère maniaco-dépressif, de son travail de maquettiste en 1968 dans un hebdo sociopolitique, de sa participation comme bassiste à un groupe de rock à Beyrouth, de sa découverte du racisme ordinaire, de sa rencontre à Bruxelles avec André Franquin, de ces petits riens qui vous marquent pour la vie, des femmes et des hommes qui ont croisé sa route…

Entre bande dessinée et récit illustrés, ces grandes planches publiées par Siné mensuel à partir de 2011 (excepté six proposées dans le Psikopat) mêlent avec harmonie un texte alerte et nostalgique et des dessins à l’humour décapant. Un regard à la fois personnel et honnête où, à chaque détour de page, la vie au quotidien croise la grande Histoire, où l’émotion succède à la franche rigolade, la tendresse à la potacherie.

Après avoir réalisé des milliers de jeux pour les pocket des éditions Vaillant (Pif poche, Placid et Muzo poche…), Carali entre en 1978 dans l’équipe des dessinateurs des éditions du Square, publie dans Hara-Kiri, B.D., Charlie Hebdo… où il crée la rubrique du « Petit Psikopat illustré ». Devenu indépendant après la disparition des éditions du Square, il lance une première formule du Petit Psikopat illustré en 1982, mensuel qui reparaît régulièrement à partir de 1989 dans le cadre de sa maison d’édition, les éditions du Zébu, et qui, ensuite, prendra le nom de Psikopat.

Le n° 284 du Psikopat est en vente (5 € dans tous les kiosques).

Paul Carali est le jeune frère d’Édouard Karali, alias Édika (né en 1940), dessinateur vedette de Fluide glacial.

Henri FILIPPINI

« Odeur de brûlé » par Carali

Éditions du Zébu (24 €, port compris), 6 rue de l’évangile, 75001 Paris

Galerie

2 réponses à « Odeur de brûlé » : la vie hors norme de Carali…

  1. BARRE dit :

    Merci de parler de ce bon Carali, ses dessins chaleureux et son humour teinté d’anarchisme font du bien, c’est un peu comme un docteur, d’ailleurs c’est lui le créateur du docteur Tutut, savoureux personnage apparu dans les pages des  » Pif poche », on en redemande!
    Oui Edika est son frère, confirmation donc d’une douce et salutaire folie dans cette famille!

  2. Richard Milosh dit :

    Je me souviens D’Alexandre Carali, et de son gymnase au Caire. J’avais 12 ou 13 ans, lorsque je m’inscrit au Gymnase Caraly pour avoir des muscles. J’étais assez maigre. Oui, c’était en 1953 – 1954. Monsieur Caraly venait aussi donner des cours d’exercises au Collège des Frères, Bab el Louk au Caire.