500 bougies pour le strip « Animal lecteur » !

Le n° 4031 de Spirou du 15 juillet (hebdomadaire de 52 pages en couleurs des éditions Dupuis, 2,40 €, en kiosque jusqu’au mardi 21 juillet) fête le cinq centième gag d’« Animal lecteur », dont les albums, à l’origine destinés à une diffusion confidentielle, sont aussi très bien accueillis par les libraires et les lecteurs. Pour cette occasion, Sergio Salma et Libon proposent plusieurs histoires en une planche, avant de retrouver leur place à droite de la page sommaire de l’hebdomadaire, et Salma, seul au scénario et au dessin, explique en BD la création de la série dans un petit supplément, de 24 strips en noir et blanc au format à l’italienne, encarté dans le journal : « Le Maga ». Notons aussi la couverture avec ces 500 visages du libraire, clin d’œil à la célèbre couverture du n° 1000 de Spirou, où Franquin avait dessiné 1000 têtes de Spirou… et une seule de Gaston !

Gag d’« Animal lecteur » paru dans le n° 4031 de Spirou.

C’est dans son n° 3536 du 18 janvier 2006 (bientôt dix ans) que le journal Spirou a publié le premier dessin signé Libon de ce qui deviendra « Animal lecteur », dès le numéro suivant.

Ce strip vertical signé Sergio Salma et Libon (de son vrai nom Yvan Terluki et auteur des « Cavaliers de l’Apocadyspe » dans Spirou, « Tralaland » dans J’aime lire Max…) ne paie pourtant pas de mine au premier coup d’œil.

Gags simplistes, dessins minimalistes proposant une fabuleuse galerie de caricatures des divers types de lecteurs de bandes dessinées, jeunes et vieux.

Le ton est donné avec l’arrivée du « pauvre » libraire spécialisé, patron souvent exténué de la BD Boutik.

Idée géniale permettant de mettre en avant les nombreux problèmes de la profession de libraire BD (Ah ! ces cartons d’invendus !), mais aussi d’y faire défiler une savoureuse sélection de clients plus vrais que dans la vie réelle.

Intarissable sur le sujet, observateur sans concession, Sergio Salma n’est jamais à court d’idées, créant sans cesse de nouveaux personnages, tel l’employé indécrottable du brave libraire.

L’occasion pour Libon de se — nous — régaler en nous révélant, de son trait acerbe, nos travers d’amateurs parfois excessifs du 9e art.

La fiction rejoint souvent la réalité au fil de ces portraits pas toujours flatteurs, mais tellement bien vus.

Et n’oubliez pas que vous pouvez aussi retrouver un strip vertical et adéquat d’« Animal lecteur », toutes les semaines, dans notre rubrique « Zoom sur les meilleures ventes » qui, après une pause estivale, reprendra de plus belle à la rentrée…

Henri FILIPPINI

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