Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
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Le magazine Lire consacre son numéro hors-série de la fin de l’année à l’un des plus grands auteurs issus de la bande dessinée franco-belge : André Franquin. De « Spirou et Fantasio » à « Gaston Lagaffe » en passant par le « Marsupilami », « Les Idées noires » et autres créations incontournables, c’est tout le génie du maître belge qui jaillit de cet hommage oh combien mérité.
Quatre chapitres racontent, en toute simplicité, le parcours sans fautes d’un créateur inconscient de son génie. « La Saga Franquin » évoque l’homme et sa modestie, la rencontre manquée avec Hergé, la « dream team » de la rue du Brésil… « Les Mondes de Franquin » conduisent le lecteur en Palombie, au cœur d’un bestiaire fabuleux, ou encore du côté des « Idées noires » avec les commentaires de son ami Gotlib.
« Un autre regard » s’intéresse aux rapports entre Franquin en monsieur Dupuis (Charles), à l’aventure du Trombone illustré, aux héritiers de Franquin ou encore au style Franquin. Enfin, « Franquin inédit » offre le mini-récit « Noël et l’Elaoin » à découper et à assembler comme au bon vieux temps, des planches et des gags inédits de « Gaston » et des dessins jamais publiés. Ajoutez un extrait de l’entretien fameux entre Franquin et Philippe Vandooren réalisé en 1969 et vous obtenez un numéro indispensable pour tous ceux qui apprécient l’œuvre de Franquin… Et ils sont nombreux.
Contrairement à d’autres hors-séries aux articles souvent prétentieux, Hubert Artus, Jérôme Dupuis, Romane Lafore, Estelle Lenartowicz, Baptiste Liger, Guillaume Renouard, Nathalie Riché et Tristan Savin, sous la direction de Julien Bisson, proposent un travail sérieux et documenté, accessible à un large lectorat, clair, précis et richement illustré, grâce à une iconographie pertinente. Ceux qui aiment que l’on parle de bande dessinée, rien que de bandes dessinées, ne seront pas déçus.
Henri FILIPPINI
Lire hors-série : Franquin, le géant du rire













Beaucoup de jeunes dessinateurs ressemblent à des nains pour ne pas dire à des lutins, face à l’immense mais débonnaire et conviviale silhouette de Monsieur Franquin. Mais voir que les articles sont écrits dans un style non-prétentieux et accessible à tous est un plaisir supplémentaire.