L’impressionnant dessinateur serbe Gradimir Smudja s’est emparé d’un étonnant et méconnu haut fait de bravoure de l’histoire de l’art — qui s’est déroulé à Paris, juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale —, afin de le raconter en bande dessinée dans un diptyque dont le premier tome vient de sortir et où il impose, une fois de plus, son flamboyant style graphique… mais toujours avec beaucoup d’humour et de fantaisie. Le 14 juillet 1939, Jacques Jaujard, directeur du Musée du Louvre en place, va organiser le plus grand déménagement d’œuvres artistiques au monde (4 000 merveilles, dont « La Joconde », « Le Radeau de la Méduse » ou la « Victoire de Samothrace »). Ceci pour éviter qu’elles tombent dans les griffes des nazis : incroyable, mais vrai !
Lire la suite...« Iron Man » par G. Colan, G. Tuska et S. Lee
Un Comic Book Hebdo succinct et nécessaire, juste histoire de vous tenir au courant sans s’étaler outre mesure, surtout lorsqu’il s’agit de ce traître d’Iron Man?
Encore un article court cette semaine, donc, non pas parce que l’envie n’y est plus mais bien parce que malgré les efforts de certains « petits » éditeurs, je trouve que l’actualité des comics en VF en ce moment est plus que morne et peu excitante… Boarf ! Je me contenterais donc juste de vous signaler la sortie de L’Intégrale 1968 d’« Iron Man », parce que c’est un incontournable malgré une qualité esthétique pas toujours à la hauteur de nos envies. En effet, si ce volume nous présente à la fois les derniers épisodes d’« Iron Man » dessinés par le magnifique Gene Colan ainsi que la transition des aventures du héros au sein de « Tales of Suspense » avant de renaître dans une série en rôle titre (1968 sera aussi l’année de la renaissance de ce personnage à partir d’« Iron Man » n°1), il faut bien avouer qu’on reste un peu tiède devant autant de graphisme faiblard et peu inspiré. Colan signe ses derniers épisodes sans grâce (eh oui, pour que je dise ça de Colan, il faut que ce soit plus qu’évident : l’homme gratte alors sans emphase, loin de ce qu’il avait pu faire auparavant), et on aura beau claironner que le numéro 1 de la série éponyme d’« Iron Man » est historique, il faut quand même appeler un chat un chat : George Tuska nous propose un menu visuel plus que fade, sans saveur aucune, et pour tout dire maladroit. Je ne comprends même pas que Tuska ait eu l’importance que lui donnent certains, tant son style est pataud, faible, faisant plus baisser le niveau graphique en cours à l’époque qu’autre chose… Son seul atout est d’avoir été là où plus personne ne répondait présent, à l’instar d’un Don Heck… Bref. Ce volume est important et incontournable, mais il faut l’aborder avec le recul nécessaire pour bien comprendre que cette période cruciale pour cette série est aussi une période de creux artistique, quelque peu manichéenne et ne transbahutant même plus les émotions primaires d’origine. Indispensable pour les historiens, amateurs et autres fous de Tête de Fer, très dispensable pour ceux qui voient en ce super-héros à double-tranchant un personnage peu passionnant aux vues du reste de l’univers Marvel qui bénéficia à l’époque d’autres artistes, d’autres visions bien plus riches… À vous de choisir ! Je sais que mon point de vue déplaira à beaucoup, allant contre une obédience de pensée politiquement très correcte, mais je crois que si l’on veut être un minimum objectif il faut savoir faire dégringoler les mythes en ayant un regard qui ne soit plus entravé par le poids des légendes.
Cecil McKINLEY
« Iron Man : l’intégrale 1968 » par Gene Colan, George Tuska et Stan Lee
Éditions Panini Comics (28,00€)








