GERARD LAUZIER auteur de BD et réalisateur, est décédé

Gérard Lauzier, auteur de bandes dessinées et réalisateur de films dont «Mon père ce héros», est décédé des suites d’une longue maladie, samedi à l’âge de 76 ans, à son domicile parisien, …

Né à Marseille (France) le 30 novembre 1932, Gérard Lauzier obtient sa licence de philosophie avant de suivre les cours d’architecture à l’École des beaux-arts de Paris. Il débute ensuite dans le dessin de presse et s’installe durant plusieurs années au Brésil. Tout en poursuivant ses travaux de dessinateur, en particulier au Journal de Bahia, où il travaille beaucoup en qualité de publicitaire.
De retour en France, Gérard Lauzier collabore durant un longue période avec divers périodiques. Citons en particulier Lui, Paris-Match, Candide, France-Soir et Le Journal du dimanche.En 1974, il publie directement en album sa première bande dessinée sous le titre Lili Fatale. À deux exceptions près, tous ses livres seront désormais édités par Dargaud. La même année paraît Un certain malaise, puis Lauzier entame dans Pilote Mensuel ses effarantes Tranches de vie avant d’entreprendre dans Lui, Les Sextraordinaires Aventures de Zizi et Peter Panpan (album Glénat, 1979).

Le succès est alors, plus que jamais, au rendez-vous, aussi, les créations se succèdent, à partir de 1975, à un rythme soutenu : Les Chroniques de l’île Grande (il s’inspire de son expérience brésilienne, album 1977), La Course du rat (album 1978), La Tête dans le sac (album 1980), Les Sexties (album Glénat, 1980), Les Cadres (album 1981), Souvenirs d’un jeune homme (album 1983) et écrit les scénarios de Al Crane pour Alexis à partir de 1976.

Après Les Souvenirs d’un jeune homme, Lauzier va se tourner vers le théâtre (les Parisiens n’ont sans doute pas oublié Tranches de vie, une pièce mise en scène par J.-C. Martin et Le Garçon d’appartement, mise en scène de Daniel Auteuil) et vers le cinéma avec en particulier Je vais craquer (réalisé par François Leterrier d’après La Course du rat, 1980), T’empêches tout le monde de dormir (1982), P’tit Con (1983), La Tête dans le sac (1984) et enfin avec Mon père ce héros (1991) et Le Plus Beau Métier du monde (1996) avec Gérard Depardieu, ces deux derniers films étant sans rapport avec la B.D.

Après une longue absence sur le front de la bande dessinée, Lauzier est finalement de retour en 1992 avec la suite des Souvenirs d’un jeune homme, dix ans après : Portrait de l’artiste.En 1985, il publie avec Marie-Ange Guillaume, chez Orban, Le Voleur de Dentelles.
Gérard Lauzier a été récompensé par le Grand Prix du Festival d’Angoulême en 1993. L’année suivante, dans la foulée de cet événement, Marie-Ange Guillaume a publié chez Dargaud un excellent ouvrage intitulé Tranches de Lauzier. Les Editions Niffle Cohen ont débuté, sans succès semble-t-il, une « Intégrale Lauzier » en 1998 (un volume paru comprenant La Course du Rat et La Tête dans le sac) et, les Editions Dargaud ont, pour leur part, réalisé un Best of Lauzier, les années 70 vues par Gérard Lauzier (2001). En 2007, on retouve sa signature dans un supplément du Parisien intitulé Les accidents du travail vus par Lauzier.
Philippe Mellot

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