Lanfeust Mag 60

Toujours aussi pétillant dans son ensemble, Lanfeust Mag ouvre la nouvelle année en proposant un calendrier 2004.

 


Allez, une petit déception à la lecture de ce Lanfeust Mag, rien qu’une mais de taille : avec l’annonce d’un calendrier 2004 encarté dans ce numéro on s’attendait clairement à un feu d’artifice, une anthologie sublime du débile, une éjaculation d’inventivité adolescente. On espérait, sans trop s’avouer ce genre de perversion suspecte, un calendrier de nus façon Stade Français – où Delcourt tiens – avec des portraits trash de toute l’équipe du Gottferdom studio mais voilà : l’équipe, sans doute trop frileuse – et on la comprend au vu des températures – a préféré jouer la facilité d’un insipide livret mamelu, plein à craquer de pin up certes ravissantes, mais pour la plupart déjà utilisées pour le recueil « Filles de Soleil ». Dommage. Tarquin et Latil lascivement étendus en double page, on aurait pu en rire tout l’année.

Mais qu’à cela ne tienne ! Car la redoutable autodérision dont fait preuve l’équipe chaque mois, par le biais de strips décapants et de dessins dans le courrier des lecteurs s’exprime ici de belle manière, avec un conte de Noël étourdissant de nonsense et d’humour, « Noël au Gottferdom studio », qui vous permettra de réviser en chanson tous vos classiques de circonstances, de « Mon Gros lapin, roi des bosquets » à «Vide l’étang vide l’étang vide l’étang Albert ». Un bijou.

Coté BD : un festival. Lanfeust des Etoiles, Japper Jack, Arthur et Merlin, Marlysa, Akameshi, Slhoka, Trolls de Troy, Archivolto et Moréa.

La phrase du jour : Tirée du courrier des lecteurs : « Mon jeune fils Luka m’a demandé pourquoi ce gros blaireau de Will (un looser irrésisitible et adepte de films pornos, signé Bianco) s’armait d’un rouleau d’essuie-tout pour regarder la télé. Ma théorie sur le rhume perpétuel ne l’a absolument pas convaincu. Aussi je vous laisse le soin de lui donner la réponse vous même. Bonne chance ! ». Réponse de la rédaction : «  Will est un fan de mélos . C’est pourquoi il lui faut toujours du salopin pour s’essuyer les yeux. Voilà voilà. ».
Effectivement c’est beaucoup plus convaincant ! On a beau crouler sous les scénaristes, au Gottferdom studio, il est parfois difficile de se raconter des histoires : Will, ça n’est vraiment pas pour les enfants !

Damien Perez

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