Animeland n°178 : nouveau look !

C’est en 2011 que le magazine Animeland a fêté ses 20 ans. Et pour célébrer dignement cette double décennie envolée, quoi de mieux qu’un petit rajeunissement de maquette. Comme son nom l’indique, cette revue traite en priorité de l’animation. Pourtant, son credo (les animés principalement japonais) la amené à traiter de plus en plus des sorties mangas. Cette nouvelle version fait une place encore plus grande à ces BD venue du pays du soleil levant.

Animeland est le seul titre de presse parlant d’animation et de manga à avoir réussi à tenir sur la durée. Le premier numéro a été lancé le 13 avril 1991. Avec un tirage très faible de 500 exemplaires, il ne touchait qu’un petit noyau de fans. Imprimé en noir et blanc avec une couverture en bichromie représentant « Patlabor », un animé encore inconnu à l’époque. Les rédacteurs de ce magazine de fans étant pour la plupart parisien, du coup, il était assez bien distribué dans la capitale. Grâce à quelques relais en province, son lectorat s’élargit et un article paru dans le célèbre Club Dorothée Magazine dopera les ventes. Dès le troisième numéro, le tirage sera de 2500 exemplaires. Un peu plus tard, pour satisfaire la demande de ces nouveaux lecteurs, le numéro 1 sera réédité avec une couverture colorisée. Bien évidemment, ce premier numéro étant aujourd’hui très rare, il est extrêmement recherché par les collectionneurs. C’est à partir du numéro 22 que le passage en kiosque devient une obligation. Le tirage du précédent étant déjà de 10 000 exemplaires. Un chiffre énorme pour un fanzine. Aujourd’hui, le tirage est de 50 000 exemplaires. On est bien loin de l’amateurisme des débuts. La rédaction est directement en contact avec les grands éditeurs japonais et, bien évidemment, français. Cela se ressent sur le sérieux et la qualité des articles. On sent toujours la passion, mais avec un professionnalisme certain.

Après avoir fêté dignement ses vingt ans durant toute l’année 2011, l’année 2012 est celle du changement. C’est à partir du numéro 178 de février que la nouvelle maquette s’est dévoilée. Bien sûr, c’est une transition en douceur, pas de bouleversement de ligne éditorial, juste une réorganisation des rubriques pour plus de clarté. Avant, les brèves étaient dispersées dans le magazine en fonction du pays concerné. Aujourd’hui, tous les news sont rassemblés en début de magazine. Suivent les enquêtes, annonces plus approfondies et,pour finir, les différentes chroniques régulières. La partie dédiée aux mangas est naturellement appelée « Mangathèque ». Elle prend de l’embonpoint et détaille plus en profondeur un ou deux titres. Ce sont, en tout, au moins une vingtaine de mangas qui sont chroniqué sur une dizaine de pages chaque mois. Ce qui ne couvre pourtant pas toutes les sorties en cours. Les petits pictos indiquant si la rédaction a adoré ou détesté un titre sont toujours là. Chaque livre est présenté visuellement par sa couverture et une page intérieure minimum. Un listing clôture ces pages en listant tous les autres titres sortis entre deux numéros et qui ne sont chroniqué que sur le site animeland.com. Le design de cette nouvelle maquette est épuré. Quelques bandeaux sont en dégradé, mais cela reste simple. Lisibilité et clarté de l’information sont les maîtres mots de cette nouvelle formule.

Le lectorat habitué au papier ne souhaite bien évidemment pas que sa revue favorite disparaisse.

Le site web www.animeland.com  continue donc d’être plus un complément qu’un concurrent direct ; de même que l’application iPhone qui permet de se renseigner avec des actualités au jour le jour ou des critiques inédites : le tout étant  bien intégré socialement puisqu’il est possible de laisser des commentaires et, donc, de donner son avis.

Animeland, c’est à la base une initiative lancée par un petit groupe de fans à une époque où s’informer relevait du parcours du combattant. Il n’y avait pas internet. L’import de magazines japonais était difficile. Les gens lisant ces mêmes revues étaient peu nombreux. Aujourd’hui, le paysage a bien changé. Internet offre un accès immédiat à la connaissance. Les éditeurs d’animé et de mangas se sont multipliés. Certains sont même à l’origine de la création d’Animeland ou sont passés par la rédaction à un moment ou un autre. Olivier Fallaix, l’actuel rédacteur en chef en place depuis six ans, est lui même un fan de la première heure. Au début des années 90, il est animateur sur une radio aujourd’hui disparue : Super Loustic. C’est le premier à diffuser des génériques de dessin animé en japonais sur les ondes FM.

Vingt ans, c’est un bel âge pour un magazine. C’est en tout cas la revue vendue en kiosque et traitant de bande dessinée qui a tenu le plus longtemps. Souhaitons-lui au moins vingt nouvelles années prolifiques.

Gwenaël JACQUET

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