COMIC BOOK HEBDO n°23 (26/04/2008).

Cette semaine, un mini Comic Book Hebdo avec Moon Knight et Red Sonja…

 


Afin d’admirer les couvertures des albums chroniqués cette semaine, je vous invite à cliquer délicatement sur le petit appareil photo en haut à droite de cet article.



 


 


-RED SONJA vol.1 : LA MALÉDICTION DE GATHIA (Panini Comics).


Dans la famille Barbare, je demande la pulpeuse… Miam ! Ceux qui comme moi ont un gros faible pour les beautés de papier ne pourront qu’être ravis de voir que Panini Comics a décidé de publier la récente série éditée chez Dynamite, consacrant le grand retour de Red Sonja, la diablesse à l’épée…


Grand retour puisque contre toute attente cette série a rencontré un succès remarquable, portée par des scénarios aussi respectueux que pleins d’allant et des couvertures alternatives réalisées par de grands artistes (Frank Cho, Michael Turner, Marc Silvestri, Eduardo Risso, Greg Land ou John Cassaday, entre autres…). Michael Avon Oeming et Mike Carey ont en effet signé des scénarios aux qualités classiques très bien senties, offrant un impétueux hommage à Robert E. Howard et à l’univers que celui-ci a élaboré (on remarquera aussi quelques hommages discrètement mis en place, à Frazetta, par exemple). Les dessins de Mel Rubi (artiste philippin) sont assez intéressants et réservent de belles surprises, surtout appuyés par des couleurs ici envisagées successivement par six coloristes inspirés. Mel Rubi n’a pas exagéré les attributs fantasmatiques de la rousse incendiaire mais est plutôt revenu à un certain réalisme qui évite l’écueil de la super poupée siliconée ; ainsi, l’œuvre garde une puissance et ne vire pas à la vitrine de pin-up.


L’histoire de ce premier volume ? Elle est très simple… Red Sonja s’embarque pour la cité de Gathia, où règne un seigneur despote appelé Céleste. Tour à tour prisonnière, droguée, kidnappée, menacée, Red Sonja va devoir trouver parmi la population de la cité des alliés ayant le courage de renverser la dictature en place, une dictature du bonheur forcé n’évitant pas les sacrifices et autres réjouissances dans la violence.


En plus des six premiers épisodes de la série, vous pourrez admirer en fin de volume une galerie de couvertures qui comblera les yeux des esthètes et autres érotomanes confirmés.


 


 


-MOON KNIGHT : SOLEIL DE MINUIT (Panini Comics, 100% Marvel).


Après la belle, voici le ténébreux… Marc Spector est Moon Knight. Enfin… il l’était, puis a pété les plombs et a disparu de la circulation avant de revenir récemment sur le devant de la scène, des démons encore plein la tête. Posture difficile voire impossible pour ce marginal inquiétant, aussi sombre que la lune est blanche. Car le hic, c’est que le retour de Moon Knight intervient dans un contexte ô combien inconfortable : la guerre civile est passée par là, avec les répercussions gigantesques que l’on connaît. Inutile de dire que Moon Knight appartient bien à cette race de super-héros assez rétifs à l’idée de se faire recenser, à l’instar de Wolverine ou du Punisher, et que les choses risquent de ne pas se passer comme le souhaiterait Traître Man, euh… Iron Man.


Cet album , même lié aux contextes de Civil War et de The Initiative, n’est pas consacré expressément à ces états de fait mais bien à la position actuelle de Moon Knight au milieu de tout ce chambardement, et c’est pas triste ! Le Chevalier de la Lune est en effet dans une panade existentielle pas possible, accablé, plein d’amertume et d’interrogations, et, cerise sur le gâteau, se retrouve au beau milieu d’une sombre, très sombre, très très sombre histoire de vengeance. Car une vieille connaissance de Moon Knight est en train de tout faire pour attirer ce dernier dans ses griffes, quitte à massacrer atrocement des personnes afin de le faire réagir et sortir de sa torpeur pour en venir enfin à la confrontation finale. Répondant au doux nom de Midnight, ce vilain méchant pas beau est carrément disjoncté et nous réserve de singuliers moments de folie assassine. Quelle va être la réaction du justicier lunaire ? Va-t-il enfin reprendre du poil de la bête pour aller au charbon, ou va-t-il rester prostré dans son mal être en oubliant qui il fut ? La réponse bien évidemment dans ces pages…


Si les dessins de Mico Suayan sont tout sauf dénués d’intérêt, on aura tout de même une large préférence pour ceux de David Finch qui ouvrent le bal de ce deuxième volume consacré à ce super-héros très particulier…


 


 


 


Cecil McKinley


 

Galerie

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