Dans son nouveau roman graphique, Pascal Rabaté nous transporte dans le Berlin de 1931, à quelques années du désastre, mettant en scène des artistes, des danseuses, des histoires d’amour, des soirées alcoolisées, des copains qui profitent de la vie… Bref : la grande fête. Hélas, cela ne va pas durer : nous, lecteurs, nous savons comment cela va se terminer… En narrateur accompli — tant en bandes dessinées qu’au cinéma —, l’adaptateur d’« Ibicus » et auteur des « Petits Ruisseaux » ou de « La Déconfiture » (1) va justement jouer avec cette longueur d’avance, tout en utilisant un graphisme coloré où il change légèrement son trait habituel, pour installer un malaise qui ne cesse de monter à la lecture de cette « Enfance des ruines » qui n’a pas fini de vous hanter…
Lire la suite...Momo le coursier, de Frank Margerin (Albin Michel)
« Je déjeunais avec mon éditeur. Je ne me souviens plus qui a dit le mot magique en premier, mais quand l’idée du coursier est venue sur le tapis, ça a fait tilt instantanément »
Ainsi s’exprime Frank Margerin pour expliquer comment il en est venu à concevoir les aventures de Momo, coursier de son état. Tout y passe, des slaloms de Momo entre les voitures à ses pétages de plomb, en passant par les relations quelques fois rocambolesques qu’il peut avoir avec ses clients.
On s’amuse beaucoup à la lecture des aventures de ce nouveau personnage où le lecteur prendra également plaisir à retrouver l’ambiance de Lucien, la série phare de Margerin. « Je suis pour le changement dans la continuité » déclare Margerin, « J’annonce la couleur : avec Momo le coursier, les lecteurs vont retrouver ce qu’ils aimaient déjà dans Lucien. Il vont retrouver du Margerin ».
Notez qu’à l’occasion de la sortie de Momo le coursier, Albin Michel propose une nouvelle édition (avec une couverture inédite) du recueil Ya plus de jeunesse, initialement publié en 1989.







