LUCCA COMICS & GAMES, AFFLUENCE RECORD!

Lucca est connue dans le monde entier comme une cité d’art, d’histoire et culture, mais depuis 1966 elle est incontestablement connue comme la Cité de la bande dessinée,

accueillant année par année des dizaines d’auteurs parmi les plus célèbres venus des quatre coins de la planète


La splendide journée pleine de soleil  annonçait la réussite du 41° Lucca Comics & Games. A 16 heures, plus de 24 mille visiteurs venus de toute l’Italie se pressaient dans les allées des différentes structures  plantées  dans le centre historique. Les billetteries étaient ouvertes avant 9 heures du matin et de longues files d’amateurs déjà travestis en version Cosplay  patientaient corso Garibaldi, Via Carrara, à la sortie du Pallone delle Mura. De grands espaces étaient disséminés dans la ville et hors des murs, ou les amateurs de jeux de rôles et de vidéos games se retrouvaient attiré par la présence du célèbre artiste Iain Mc Craig concepteur de la dernière trilogie de Star Wars. Sur la place du Baluardo S. Maria se dressait la scène gigantesque de Music & Comics ou différents groupes de musique allaient se succéder pendant la durée de la manifestation sans oublier l’espace dédié à Lucca Junior.


Au centre de la place Napoléon, ou étaient installés,  deux importantes structures, les plus grands éditeurs ( plus d’une centaine) pressentaient leur production des derniers six mois, Disney, Panini,Bonneli, Pavesio, Cocconino pour ne citer que les plus importants. Une curiosité attirait la foule la Lamborghini de la Police d’Etat exposée  devant le pavillon Passaglia. D’autres pavillons étaient installés dans les différentes places de la cité, Place San Martino, San Giovanni, S.Giusto, del Giglio, dans le cours Garibaldi et aussi piazza San Michele.


Ainsi toute la ville était, investie  par des dizaines de libraires, d’éditeurs et autres vendeurs de japonaiseries. Il y avait ainsi des pavillons dans toute la ville, même hors les murs  où se dressent les pointes blanches des structures des jeux vidéo.


Chose importante alors que l’aspect  culturel disparaît progressivement  des plus importants salons  en France, Lucca offrait plus d’une vingtaine d’expositions et durant ces quatre jours, une conférences ou un  débat toutes les heures dans différents endroits  et même parfois deux ou trois au même moment.


Le splendide  Palais Ducal situé  en plein cœur de la ville accueillait les expositions : Paolo Bacileri auteur de Napoleon, Canilele Caluri, un auteur toscan, (Il Vernacoliere, Martin Mystère, Don Zauker), Riccardo Burchielli, le scénariste Brian Wood qui avec DMZ , every day is 9/11 raconte la guerre civile entre le gouvernement américain et les états confedérés publié par Vertigo chez DC. L’agence Tomatofarm présentait, une exposition sur la BD russe , Dalla Russia con amore et plus spécialement Nokolaj Maslov auteur de la bande dessinée Siberia. Dans d’autres salles, Murena, la Roma di Nerone de Jean Dufaux et Philippe Delaby exposait leurs planches originales taandis que sur des écrans plasma l’on pouvait suivre les interviews des auteurs, une magnifique rétrospective  de la dessinatrice japonaise (shoojo manga) Fuyumii Soryo avec des originaux de Mars et Es et  son dernier chef d’œuvre Cesar Borgia.


Dans une très grande salle, à l’occasion des 40 ans de Corto Maltese , L’Ora di Corto. In viaggio con Swatch nei 40 anni di Corto Maltese. Pour terminer, on ne pouvait pas rater Julia, une criminologiste créée par Giancarlo Berardi pour l’éditeur Bonneli qui fêtait se 10 ans, un personnage visiblement inspirée par Audrey Hepburn.


Dans les jardins du palais , Kirk, le radici di Corto Maltese (les racines de Corto) une exposition itinérante  réalisée  par le MUF, Musée del fumetto e dell Immagine e Lucca Comics qui permettait de découvrir la complicité deux hommes Florenzo Ivaldi , l’éditeur de la revue Sgt Kirk et Pratt qui avait réunit une équipe ou l’on retrouvait les noms de Claudio Bertieri, Dino Battaglia, Alberto Breccia, Milton Caniff, Arturo del Castillo, Attilio Michelzuzzi, et Hector Osterheld. C’est dans les pages de cette revue qu’est née en 1967,Una ballata del mare salato.


Une conférence importante réunissait Jean Dufaux, Philippe Delaby et Gilles Chaillet (venu présenter son superbe livre sur la Rome antique paru en Italie). Conférence suivie par un public très important passionné d’histoire.


 


L’événement était la présence de Rinaldo Traini qui revenait à Lucca  après 13 ans. Sa présence avec ses cotés de quelques personnalités de l’association Immagine comme Claude Moliterni, Giulio Cesare Cuccolini, Felciano Rovaï était très remarquée. Rinaldo Traini  est l’un des fondateurs de cette manifestation  dont il fut le directeur et responsable culturel pendant une trentaine d’années. Une dizaine  d’éditions ont été réalisée  avec le maire Favilla et Massimo Di Grazia jusqu’en 1994. Interrogé par des journalistes, Traini a répondu qu’il remerciait ceux qu’il l’avait invité et qu’il laissait la porte ouverte pour d’éventuelles collaborations futures. « -J’ai remarqué que quelques problèmes ont été résolu, ainsi, je ne vois pas pourquoi je ne collaborerais pas à cette manifestation et je précise en ce qui me  concerne que  seulement l’aspect culturel m’intéresse ! »


Lucca Comics & Games devrait servir d’exemple à d’autres directeurs de salons ou de festivals, ils devraient, l’année prochaine, faire le déplacement dans cette superbe ville afin de respirer comment un Salon de BD a su rebondir en se renouvellant.


Incontestablement Lucca Comics & Games  est le plus important  Salon de BD international.


Claude Moliterni


 


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