1er CARREFOUR DU 9e ART ET DE L’IMAGE D’AUBENAS: AVANT-PREMIERE EPISODE 2

L’événement du mois


EPISODE 2 : LES CONFERENCES DU CARREFOUR.


 


Bonjour chères et chers passionnés, et bienvenue à ce deuxième épisode en avant-première du Carrefour du 9e Art et de l’Image.


 


Pas moins de six conférences au programme de ce premier rendez-vous co-organisé par votre site BD préféré ! Parce que l’espace de réflexion et d’échange voulu par Claude Moliterni et les Affaires Culturelles d’Aubenas pour cet événement est tout sauf un effet d’annonce mais bien une réelle volonté de construire une légitimité aux passions annoncées… Il y aura donc, pour toutes celles et tous ceux qui désireraient mieux connaître et approfondir certains aspects de cet art qu’on nomme bande dessinée, plusieurs rendez-vous où des conférenciers auront à cœur de déployer leur passion et leurs connaissances dans un esprit ouvert où les interventions du public seront possibles. La présence à ces conférences de spécialistes tels que Bernard Mahé, Philippe Mellot et Jacques Willemont, qui apporteront leur regard personnel, est un gage supplémentaire de la qualité souhaitée pour ces moments bien spécifiques ; le mot Carrefour prend encore une fois ici tout son sens, à la croisée des spécialistes, des amateurs, des passionnés, du public et des professionnels.


 


En tant que Grand Manitou du Carrefour, Claude Moliterni a considérablement travaillé en amont sur des montages picturaux qui – projetés pendant les conférences au rythme du discours – illustreront avec évidence les propos des intervenants ; pour que chaque conférence ne soit pas un lieu où l’on parle d’images sans jamais en voir l’ombre d’une, pour que le public puisse aussi mettre un visage sur un nom, une couleur sur une expression, et se rendre compte par lui-même de ce dont on est exactement en train de parler, sans être otage d’une pensée abstraite. C’est bien mieux comme ça, non ?


 


Les thèmes qui seront abordés lors de ces conférences sont à la fois très différents et très complémentaires, exprimant chacun une facette de ce qui constitue la réalité des images d’aujourd’hui. Ayant ce point commun d’être tous constitutifs ou en relation avec des éléments contemporains significatifs, ces grands thèmes tenteront par conséquent de proposer une radiographie de l’évolution de la bande dessinée et des images actuelles dans une voie globale tout autant que spécifique – et donc caractéristique de notre monde pluriel.


 


Qu’on en juge ici-même :


 


- LE MARCHE DE LA BD EST-IL EN DANGER ?


À l’heure où pratiquement 15 albums de BD sortent par jour, qui va commencer à apporter une réflexion pertinente sur le devenir d’un marché si exponentiel qu’il ne semble pas vouloir envisager ses propres limites à l’intérieur d’un système peut-être plus fragile qu’il n’y paraît ? Gilles Ratier et Laurent Turpin le font régulièrement sur BDzoom, mais une conférence ayant le courage de poser les vraies questions sur ce sujet pernicieusement tabou devenait urgente. C’est tout l’avenir d’un métier et le futur d’un art qui se joue en ce moment sur le terrain du CAC40.


 


- LE STORY-BOARD


Le cinéma et la bande dessinée n’ont cessé depuis leur naissance presque simultanée d’entretenir des relations de narration et d’esthétique qui leur sont propres et néanmoins cousines. Que dire alors du story-board, création hybride entre toutes ? Les adaptations cinématographiques de bandes dessinées, les éditions de story-boards et l’art de ce médium étant plus que jamais en vue, nous découvrirons la nature de ce chaînon manquant (et pourtant bien présent) entre les images dessinées et celles animées ou filmées. Fabien Lacaf, qui signe de nombreux story-boards pour des films, nous parlera en connaissance de cause de l’articulation de son art.


 


- FAUT-IL BRÛLER LES MANGAS ?


Question provocatrice qu’avait posée Claude Moliterni dès 1996 au festival BdBoum de Blois et qui a été reprise de nombreuses fois, parfois sans l’humour. Plus de dix ans après, on se rend bien compte aujourd’hui que le phénomène des mangas en France est d’une implacable réalité, avec des répercussions économiques lourdes de conséquence sur l’équilibre du milieu éditorial. Faut-il pour autant ne pas faire la part des choses entre un Tanigushi et un sombre produit d’exportation ? La France, deuxième lecteur au monde de ces images dérisoires (ga : dessin, gravure ; man : involontaire, au fil de l’idée), se doit de fournir une vraie réflexion sur l’ampleur de la chose. Sébastien Langevin semble être l’homme de la situation pour éclairer nos lanternes occidentales. Nous l’écouterons tels de petits nippons fripons.


 


- LE COMIC BOOK, UN NOUVEL ÂGE D’OR ?


De l’autre côté de l’Atlantique se passent de drôles de choses, depuis quelque temps… Des choses fortes. Des choses troublantes. Des choses courageuses. Des choses qui – vues par l’intelligentsia européenne – restent et resteront à jamais les produits d’une sous-sous-littérature quoi qu’il arrive, alors que de nombreuses créations actuelles de l’univers du comic book dépassent de loin en intelligence, acuité, invention narrative et discours engagé non seulement une production BD européenne quelque peu ronflante, mais aussi des ouvrages qualifiés d’hautement artistiques ou d’intellectuels où ne résonnent finalement et inexorablement qu’un creux sans fond. Aujourd’hui le comic book est devenu complètement adulte face au monde, et propose des univers d’une grande pertinence humaine. Génération spontanée ? Non, le phénomène a commencé dans les années 80, comme nous le découvrirons dans cette conférence conduite sans frein par Cecil McKinley, avec la participation de Claude Moliterni, l’homme pour qui Stan Lee rédigea une préface à l’un de ses albums (oui, je sais, ça calme…).


 


- LA BD ET SON ADAPTATION AU CINEMA. Y A-T’IL UN RESPECT DE


  L’ŒUVRE ?


Grande question, et grandes réponses par quatre spécialistes : Patrice Serres, Jean Laudré, Brice Garnier, et un certain Claude Moliterni. L’adaptation cinématographique d’œuvres de bande dessinée ne date pas d’aujourd’hui, loin de là. Mais force est de constater la confirmation d’une grande vague d’adaptations faisant toujours plus appel aux nouvelles technologies pour créer de grands spectacles où les effets spéciaux et l’animation rivalisent afin de coller au caractère de l’œuvre adaptée. Est-ce pour autant que l’œuvre est respectée ? Les conférenciers s’appuieront sur des exemples très concrets afin d’apporter des réponses claires et précises sur ce sujet plus complexe qu’il n’y paraît et qui exprime l’une des réflexions principales de ce Carrefour.


 


- PRATT EST-IL REELLEMENT UN AVENTURIER ?


Pour garder tout le sel de cette question je ne vous dirai pratiquement rien, à part que ce sont Silvina Pratt (sa fille) et Dominique Petitfaux (son biographe) qui reviendront sur la vie et l’œuvre de Pratt afin de tenter d’en démêler les tenants réels et les aboutissants imaginés. Ce début de 21e siècle coïncide avec une mythification plus importante que jamais de l’auteur à ramifications que fut Pratt. Alors que de nombreux ouvrages sont déjà sortis pour essayer d’y voir plus clair, Hugo, lui, continue quelque part d’entretenir un grand trouble dans un mystérieux éclat de rire. Mais il va sans dire que cette conférence apportera un éclairage d’une indéniable importance afin de s’approcher un peu plus du rivage tangible de l’aventure…


 


Un beau programme, donc ! Pour consulter les fiches de ces conférences (où vous apprendrez d’autres choses et où vous pourrez voir quelques images), veuillez cliquer s’il vous plaît sur le petit appareil photo en haut à droite de cet article qui s’achève maintenant.


 


Prochain épisode : mardi. Au programme : les expositions du Carrefour.


 


Cecil McKinley.


Galerie

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