IL NE VOUS RESTE PLUS QU’UN MOIS POUR VISITER L’EXPO DISNEY !

Walt Disney a donné ses lettres de noblesse au dessin animé en le gratifiant d’une audience universelle. Le Grand Palais lui a ouvert ses portes et l’exposition est particulièrement réussie.

IL ETAIT UNE FOIS WALT DISNEY


AUX SOURCES DE L’ART DES STUDIOS DISNEY


Bruegel, Durer, Daumier, Gustave Doré, Bôcklin, Gustave Moreau, Dali, Fritz Lang, Chaplin… Des primitifs flamands au Romantisme, du Symbolisme au cinéma expressionniste allemand : un héritage savant a marqué les premiers et mythiques longs-métrages d’animation dirigés par Walt Disney, Blanche-Neige, Fantasia, Pinocchio… Pour éclairer ces influences, l’exposition rapproche les dessins originaux des studios Disney des œuvres de l’art occidental qui les ont inspirés, du Moyen Âge gothique au Surréalisme. À leur tour, les studios Disney seront à l’origine d’une esthétique nouvelle qui influencera jusqu’aux artistes contemporains.


En réunissant quatre cents œuvres et documents (dont un grand nom­bre de dessins montrés pour la première fois), cette exposition révèle la diversité des sources d’inspiration des créateurs que Walt Disney (1901-1966), conteur visionnaire, sut réunir et diriger. Émigrants de la « vieille Europe », ces pionniers – nourris des grandes leçons de l’art occi­dental – insuffleront dans leurs créations tout cet héritage littéraire, plastique, musical et cinématographique, de 1937 (Blanche-Neige) à 1967 (Le Livre de la Jungle).


L’exposition se conclut sur une importante section consacrée aux apports de l’imagerie des films de Walt Disney à l’art contemporain.


Rendons hommage à Pierre Lambert qui dès la première salle rappelle aux visiteurs qu’Ub Iwerks fut celui qui tint le crayon pour dessiner Mickey Mouse  et non Walt Disney qui fut lui un excellent manager  doublé d’un excellent homme d’affaires. Mon seul regret, l’oubli de rappeler l’importance de la bande dessinée dans l’aventure disneyenne et surtout oublier de citer Floyd Gottfredson, Al Taliafierro et Carl Barks, ceux qui ont populariser Mickey Mouse, Donald Duck et ô combien d’autres de personnages. On me répondra que la bande dessinée  n’était qu’un produit dérivé…Mais un produit dérivé dont les publications ont été lues par des générations et qui ont contribué au succès que l’ont connaît. Preuve, Mickey Parade fête aujourd’hui, ses 40 ans avec un  numéro spécial de 340 pages. Connaissant la popularité de Mickey (Topolino, plus d’un million d’exemplaires par semaine) en Italie, les textes accompagnant l’exposition sont aussi en italien.


Exposition organisée à Paris par la Réunion des musées nationaux et le Musée des Beaux-arts de Montréal.


 


Claude Moliterni


 


Mickev Mouse


Etats-Unis 1930 Walt Disney-Ub Iwerks


Mickey apparaît en dessin animé dans le court métrage Plane Crazy réalisé en 1927 et acquiert un début de notoriété en novembre 1928 avec la projection publique de Stemboat Willie. Mais il faut attendre le 13 janvier 1930 pour le voir sortir en strips quotidiens avec des dessins d’Ub Iwerks, encrés par Win Smith et sur un scénario de Walt Disney. Après le départ d’Iwerks en mars 1930, la bande sera toujours signée Walt Disney, alors que celui-ci ne l’a jamais dessinée. Mickey Mouse est dès lors pris en main par le studio Disney où se distinguent les dessinateurs Floyd Gottfredson, Al Talia-ferro, Earl Duvall, Manuel Gonzales, Bill Wright, Roman Arambula, etc., et les scéna­ristes Ted Osborne, Merill de Maris, Dick Shaw, Bill Walsh, Roy Williams, Del Connell, etc.


Le plus talentueux, Floyd Gottfredson, travaille dès 1930 au strip quotidien (jusqu’en 1975) et au scénario, où il remplace Disney. Il élabore aussi la planche du dimanche de 1932 à 1938. En 1931, un comic book, dessiné par Harvey Eisenberg, voit le jour à partir de la bande quotidienne.


Grâce à l’agence de presse du King Features Syndicale, Mickey, en culotte rouge et sou­liers jaunes, va se faire connaître dans le monde entier. Il est accompagné de sa fiancée Minnie (1930), des chiens Pluto (1931) et Goofy (1933), du canard Donald (1934), tandis qu’il affronte l’unijambiste Peg-Leg Pète (le Frisé) et Sylvester Shyster (Chicaneau) dès 1930. Au cours des années, il subira quelques transformations : remplacement des yeux en forme de boutons noirs par une cornée et une pupille (1939), étirement du torse, tête plus ovale (1940), disparition de la longue queue et de la culotte pour des vêtements d’adulte (1943).


En France, la célèbre souris fait son apparition en bande quotidienne dans Le Petit Parisien le 7 octobre 1930, et dans la planche du dimanche du premier numéro du Journal de Mickey le 21 octobre 1934. Les strips quotidiens sont repris aussi en albums chez Hachette dès mars 1931, mais complètement mutilés avec un texte maison destiné aux enfants (trente titres jus­qu’en 1954).


Après guerre, des dessinateurs français travail­lent sur


Mickey dans le journal du même nom à partir du 1er juin


 


juin 1962.René Guillaume pour les couvertures,Pierre Fallut


et Pierre Nicolas pour la série Mickey à travers les siècles ( 1952-1978), Gen-Clo, Pujol, Galdon, Claude Marin, etc.


Edi-Monde (1980), Dargaud (1981), la collec­tion « L’Age d’or » chez Hachette (1987) réé­ditent des histoires intégrales, tandis que les comic books trouvent refuge dans la collection « Belles Histoires de Walt Disney » chez Hachette, puis aux éditions Colbert de 1948 à 1962, ainsi que dans  » Votre série Mickey » chez O.D.E.G.E. de 1959 à 1962


 


IWERKS, Ub


Pseudonvme de Ubbe Ert Iwerks


Etats-Unis f 1901-1971


Né le 24 mars 1901 à Kansas City dans le Missouri d’une famille d’émigrants hollandais, Ubbe Ert Iwerks, plus connu sous le nom de Ub Iwerks, travaille dans un studio de publi­cité aux côtés de Walt Disney. Dès janvier 1920, ils décident de se mettre en société en fondant la Iwerks-Disney Commercial Artists qui fait faillite en peu de mois. Disney s’ins­talle en 1923 à Hollywood et, en octobre de la même année, Iwerks le rejoint pour collaborer à ses côtés. Iwerks a travaillé sur les courts métrages de Alice et de Oswald thé Lucky Rabbit. En 1928, il participe à la naissance de Mickey et dessine, pratiquement tout seul et à la cadence de sept cents dessins par jour, Plane Crazy, le premier court métrage. Fin 1929, il dessine aussi les premières bandes quoti­diennes, mais en janvier 1930 il abandonne Disney pour monter son propre studio d’anima­tion. Associé pour vingt pour cent à Walt Disney, il touche deux mille neuf cent vingt dollars pour le rachat de ses parts. « S’il avait gardé ses parts dans W.D.P., a écrit Bob Tho­mas dans le livre consacré à Disney, Iwerks aurait touché dans les années soixante-dix plus de sept cent cinquante millions de dollars ! » Ub Iwerks crée sans grand succès Flip thé Frog, Little Negro, Willie Whooper et un origi­nal Don Quichotte. Il ferme ses studios et va travailler quelques années pour Warner Bros, Columbia et d’autres sociétés d’animation. En septembre 1940, il revient chez Disney comme technicien des effets spéciaux des dessins animés. A la fin des années cinquante, il crée le Multihead Optical Printer, une technique qui permet d’inscrire un personnage de dessin animé aux côtés d’acteurs. En 1958, il est nommé directeur du secteur de recherche tech­nique dans l’animation, charge qu’il gardera jusqu’à sa mort. Dans sa carrière, Iwerks a reçu deux Oscars : en 1959 pour sa contribution à la réalisation de films et en 1964, avec Peter Vlahos et Wadsworth Pohl, pour leurs recherches de nouveaux chromatismes. Homme réservé et travailleur, il n’a jamais revendiqué son rôle joué dans la naissance de Mickey. Ub Iwerks est mort le 17 juillet 1971.CM



 



 

GOTTFREDSON, Floyd


Etats-Unis 1 905- 1986


Floyd Gottfredson naît dans une famille mor­mone le 5 mai 1905 à Kaysville, petite ville de l’Utah. Après avoir fait des études par corres­pondance, il publie des cartoons pour des quo­tidiens locaux et des petites revues, tels que le Sait Lake City Telegram. Son travail est supervisé par un vieux routier, Walter Hoban, le créateur de Jerry on thé Job, qui le conseille dans ses recherches graphiques. Après avoir gagné un concours de dessin en décembre


1928. Gottfredson part s’installer à Los Angeles et, l’année d’après, le 29 décembre


1929. il est engagé par Walt Disney comme animateur. Au début de l’année 1930, lorsque Ub Iwerks et Win Smith, qui travaillaient sur les bandes quotidiennes de Mickey, quittent le studio, Walt Disney lui-même lui demande de s’en charger pendant un certain temps. En réalité, Gottfredson travaillera sans interrup­tion, pendant quarante-cinq ans, aux bandes quotidiennes de Mickey de mai 1930 à octobre 1975, à la planche dominicale de janvier 1932 à septembre 1938, et participera en grande partie au succès du personnage de la B.D., même si son nom n’apparaîtra jamais. Il ne sera connu que par la profession. C’est deux ans après la mort de Walt Disney, lors d’une interview réalisée par l’écrivain Malcom Willets et en accord avec Walt Disney Produc­tions que, pour la première fois, le nom de Gottfredson paraît dans Wanguard, un fanzine. Il avoue avoir été influencé par The Gumps et par Roy Crâne avec Wash Tubbs. Auteur complet (textes, crayonnage et encre de Chine) de nombreuses aventures de la souris la plus célèbre du monde, Gottfredson a, en général, réalisé le crayon de Mickey et toujours super­visé les histoires écrites par d’autres scénaristes et le passage à l’encre de Chine des autres dessinateurs. En 1974, lorsque Western réédite une compilation des strips de Mickey Mouse de 1934, l‘introduction précise : « Deux hommes ont travaillé sur Mickey et tant d’autres, en premier Walt Disney… le deuxième homme est Floyd Gottfredson ». Gottfredson meurt le 22 juillet 1986 à Orange County, en Californie. CM


 


 

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