Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
Lire la suite...La MORT DE JEAN-CLAUDE GLASSER, HISTORIEN DE LA BD
Il s’atait spécialisé dans l’étude des bandes dessinées américaines du début du vingtième siècle
Depuis, tout en se passionnant pour les créations européennes, et leur évolution, il avait toujours tenu à mieux faire connaître et apprécier l’extraordinaire diversité des comics américains des premières décennies, notamment par des articles de revues, des préfaces à des rééditions (Betty Boop, Blondie et Abbie n’ slats, dans la collection Copyright; Mickey, chez Dargaud), et par sa participation à l’Encyclopédie des Bandes Dessinées chez Albin Michel.
Jean-Claude Glasser, né à Nice le 30 juin 1941, est décédé le 3 février. Il était devenu après des études de philosophie l’un des premiers grands critiques de bande dessinée dans une période où ce genre était encore considéré comme mineur. Erudit, chercheur infatigable et grand collectionneur, il fut notamment le co-auteur de l « Encyclopédie des Bandes Dessinées » (Albin Michel), signant de nombreuses préfaces et monographies (Editions Futuropolis). Cet homme émouvant et discret avait trois passions dont se moquaient affectueusement ses amis: « Blondie » (la B.D.), Debbie Harry (la chanteuse du groupe de rock Blondie) et les chats. Il est mort solitaire à Paris. Il est à souhaiter que le fonds considérable de ses archives ne soit pas dispersé, mais recueilli par un musée afin de servir à la connaissance de la bande dessinée auprès des générations futures.







