Depuis bientôt 20 ans, Patrick Prugne excelle dans l’utilisation de l’aquarelle et la couleur directe, se spécialisant dans des BD qui mettent en scène des sagas indiennes… (1) Il est de retour chez Maghen, son éditeur (et galeriste) de prédilection, avec une nouvelle évocation de la difficile et sanglante survie des natifs amérindiens. Son attention se porte, cette fois-ci, sur les Cheyennes : l’une de ces tribus qui ne cessent de guerroyer entre eux, mais qui ont en commun la même peur de l’homme blanc. Car les colons et chercheurs d’or déferlent, alors, sur ce vaste territoire herbeux des plaines de l’Ouest qui s’étire du Canada au Texas. Un récit sensible de 76 pages aux décors majestueux, qui vont bientôt être le théâtre du — hélas célèbre —massacre de Sand Creek.
Lire la suite...O.D.B. EST DECEDE
L’écrivain et journaliste Oreste del Bono, cofondateur avec Giovanni Gandini, collaborateur, puis directeur du mensuel BD italien Linus, est décédé le 30 septembre 2003
Oreste del Buono est un homme qui a joué un rôle important dans le développement de la BD en Italie, Oreste del Buno est né en 1923 à Elba. Il débute dans le métier en écrivant en 1945, Raconto d’Inverno, où il raconte son expérience de déporté dans un camp nazi. Journaliste polémique était connu comme traducteur d’André Gide, d’Oscar Wilde et de Guy de Maupassant, Proust, Stevenson. Il dirigeait plusieurs collections dont une anthologie du roman policier. et la collection Il Giallo Mondadori. Il collaborait à Panorama, La Stampa. Ses derniers romans, La débolezza di scrivere (1988), La Vita sola (1989) et I grandi ladri (1992). Oreste del Buono était un grand amateur de bandes dessinées et participait depuis plusieurs années au Festival International dei Comics de Lucca.CM
LINUS,Italie,Mensuel (1965)
Linus, du nom d’un personnage de Schulz, a été créé par Giovanni Gandini et Oreste del Buono, en avril 1965. Pour la première fois la B.D. est présentée comme un produit pour adultes, en publiant les bandes comiques américaines qui ont eu du succès : Peanuts, B.C., Wizard of Id, Beetle Bailey, les satires socio-politiques : Li’l Abner, Pogo, et les planches de Feiffer ; d’excellents récits d’aventure : Jeff Hawke, Dick Tracy, Barbarella, Barnaby, Buck Ryan, Ulisse, The Dorpouts et aussi l’un des personnages italiens les plus renommés, Valentina, de Guido Crepax, suivi de Fra Salmastro di Venegono et Girighiz de E. Lunari. Dès le début, environ tous les trois mois, paraît, avec la revue, une série de suppléments, souvent monographiques, contenant surtout des B.D. d’aventure et non engagées comme Linus Rosa, Linus Giallo, Provolinus Linus al Mare, Linus West, Valentona speciale, Barbarella speciale. La revue eut aussi le mérite de réserver une place aux auteurs italiens Altan, Lunari, Callegaro, Staino. Elle est riche en articles de très bon niveau. On y découvre entre autres, les noms d’Umberto Ecco, Oreste Del Buono, Ranieri Carano, Franco di Giacmo, Enzo Ferraro et Pietro Benas. Dans le numéro de Linus estate (1966) paraît l’histoire I Campionati del mondo-Roma 1936, une bande dessinée, de production anglaise, ridiculisant le nationalisme sportif fasciste. En 1969, Almanach Linus réédite Saturno contra la Terra de Pedrocchi et Scolari. Celui de 1970 est entièrement dédié à Dick Tracy. Avec la naissance d’AlterLinus, d’Alter Alter et le passage de la direction à Fulvia Serra, le caractère d’engagement politique et social s’accentue. En plus, à partir de janvier 1979, le format est réduit au livre de poche. À partir des années quatre-vingt-dix, Oreste Del Buono reprend la direction du mensuel.CM






