Bd BOUM 17, un festival populaire et de qualité

Bd BOUM 17, un festival populaire et de qualité

La 17ème édition de Bd Boum, le festival de la bande dessinée de Blois, s’est déroulée du 24 au 26 novembre 2000

Bd BOUM 17, un festival populaire et de qualité

La 17ème édition de Bd Boum, le festival de la bande dessinée de Blois, s’est déroulée du 24 au 26 novembre 2000

Illustré par une affiche signée de Michel Crespin (Grand prix l’an passé), le festival, qui s’auto-définit comme artistique, pédagogue, social et de rencontres, a une nouvelle fois rencontré un vif succès auprès des visiteurs. Il n’est pas inutile de signaler que, bien que figurant parmi les festivals les plus en vue du neuvième art, Bd Boum reste gratuit pour les visiteurs.

Gratuit ? Comme les dédicaces, thème du grand débat de l’année, qui deviennent un véritable phénomène de société. Ce qui à l’origine était une simple rencontre amicale entre un auteur et un passionné se transforme en effet quelquefois en véritable chasse spéculative. Pour apporter notre pierre à ce débat (sans fin ?), nous pouvons affirmer avoir vu des fans, larmes aux yeux, obtenir une dédicace de leur auteur préféré ou engager un dialogue dont ils rêvaient depuis des mois, voire des années.

Un débat sur les jeunes et la justice, ainsi qu’un duo-débat entre Laurence Harlé et Daniel Picouly sur le thème de « Lecture et Bande Dessinée » complétèrent la partie « rencontres » de ce 17ème festival.

Coté « artistique », une centaine de dessinateurs ou de scénaristes étaient une nouvelle fois au rendez-vous (voir galerie).
9 sympathiques expositions originales aux thèmes éclectiques étaient proposées au public, qui put ainsi notamment découvrir dans divers lieux des planches de Crespin (dont le prochain album, un western réalisé avec Laurence Harlé, est annoncé aux éditions Dargaud en 2001), de Blutch (Blotch chez Fluide glacial) ou de Van Hasselt (éditions Fréon).
Et Bien que « soupcons de volupté », une exposition de planches de Bertrand, Manana, Crépax, Loustal, Varenne, … fut plutôt destinée à un public averti (c’était écrit à l’entrée !), 4 des expositions s’adressaient sans ambiguïté aux jeunes lecteurs : Victor (le personnage de Jean Luc Loyer), Pommaux (l’auteur d’angelot du lac), Max ert Zoe (de davodeau et Joub) et Inspecteur Zbu (d’Omond et Borrini, publié dans Spirou).
La dernière exposition proposée s’impose comme un incontournable de Bd Boum puisque pour la huitième année, les transports urbains de Blois proposaient « Transports sentimentaux », une exposition itinérante, dédiée cette année à Ange et Varanda. Comme tous les ans, une histoire de six planches (collector !) fut réalisé spécialement pour « Transport sentimentaux. ».

Les enfants, à qui plusieurs expositions étaient donc destinés, avaient également la possibilité de s’initier à divers techniques graphiques ou d’impression aux travers des ateliers animés par des bénévoles de l’association organisatrice du festival.
Cette vocation pédagogique est développée tout au long de l’année par des échanges entre les scolaires et les auteurs ou par l’organisation de stage de formation pour scénaristes ou bibliothécaires.

Enfin, mais non des moindres, Bd Boum, qui fournit un important travail en milieu carcéral depuis 10 ans, organise des interventions d’auteurs à la maison d’arrêt. Cette dimension sociale s’est traduite l’an dernier par la BD « Paroles de Taulards », un collectif signé de Corbeyran au scénario et co-édité par Bd Boum et Delcourt.
Cette année, Séraphine, Laurence Harlé, Michel Janvier, Chantal Montellier, Etienne Davodeau et Richard Guérineau se sont rendus à la rencontre des détenus.

Dernière information, le festival a, bien entendu, , comme chaque année, également récompensé un certain nombre d’auteurs du neuvième art, dont l’argentin résidant en Italie, José Munoz (voir la liste complète des prix).

Ouf, n’en jetez plus !

Galerie

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