Publié en 1831 sous forme de feuilleton dans la presse, puis en roman chez Gosselin et Canel, « La Peau de chagrin » appartient à « La Comédie humaine » : l’œuvre magistrale d’Honoré de Balzac. Deux auteurs bien connus en proposent une libre adaptation en 126 pages, aux ambiances gothiques non dénuées de fantastique. Résultat : un ouvrage d’une grande richesse, avec pour cadre le Paris romantique du XIXe siècle.
Lire la suite...Dix de Der
Le début : Décembre 1944, quelque part dans les Ardennes belges, lors de la grande offensive des armées d’Hitler. Au pied d’un calvaire mutilé par les bombardements alliés, au fond d’un cratère d’obus, un très jeune soldat totalement inexpérimenté, tout juste …
Le début : Décembre 1944, quelque part dans les Ardennes belges, lors de la grande offensive des armées d’Hitler. Au pied d’un calvaire mutilé par les bombardements alliés, au fond d’un cratère d’obus, un très jeune soldat totalement inexpérimenté, tout juste arrivé d’Angleterre, découvre qu’il n’est pas seul dans ce lieu désolé, ouvert à tous les dangers. Trois fantômes l’habitent déjà : deux tués de la guerre de 14, un Français et un Allemand, flanqués d’un ancien alcoolique morts d’une cirrhose du foie entre les deux guerres. Sous l’œil de corbeaux ironiques et insolents, cet improbable trio s’est lancé dans une partie de partie de belote dantesque, à laquelle il manque désespérément un quatrième joueur…
Notre avis : Chaque nouvel album de Comès est un événement. Il faut die que l’auteur de Silence, qui n’en a publié que 7 en quelques 26 ans, ne nous déçoit jamais tant il prend son temps pour élaborer des petits bijoux aux thèmes multiples. Dix de Der ne déroge pas à la règle et, sur fond de dénonciation des horreurs militaires, Didier Comès parle de la vie et de la mort, du temps qui passe et des relations humaines avec humour noir et humanisme certain. Sa maîtrise du noir&blanc, plus lumineux que jamais (il se permet tout de même de situer une partie de l’action de son album dans la neige !), entraine à l’imagination. Comès laisse le lecteur voir ce qu’il veut et entendre ce qu’il veut (il n’y a pas de bruit de combat). Sans jamais imposer, il entraine le lecteur dans ses sujets de réflexion. Indispensable, forcément ! LT






