Cette récente bande dessinée — reprenant une enquête du Nestor Burma de Léo Malet — est non seulement réussie, elle sort vraiment de l’ordinaire ! Déjà, il s’agit du dernier roman original avec le célèbre détective de choc (le titre suivant le mettant en scène n’étant que la réécriture d’un texte du romancier, déjà paru en 1948) et du premier entièrement réalisé par François Ravard (après qu’il ait dessiné, également d’après l’univers graphique de Jacques Tardi, « Les Rats de Montsouris », dont Emmanuel Moynot avait assuré l’appropriation scénaristique), mais c’est aussi l’une des rares fois où Burma quitte la capitale (1) : d’ailleurs, lors de sa parution en 1970, aux éditions Fleuve noir, le récit ne faisait pas partie du cycle « Les Nouveaux Mystères de Paris ».
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Le début : François et Maxime ont grandi ensemble, dans le domaine de Maison Rouge, sur une île créole. A la mort de son père, Maxime devient le propriétaire du domaine et décide de quitter Paris pour revenir dans le …
Le début : François et Maxime ont grandi ensemble, dans le domaine de Maison Rouge, sur une île créole. A la mort de son père, Maxime devient le propriétaire du domaine et décide de quitter Paris pour revenir dans le pays de son enfance. François le suit, laissant sur place son bel amour Bénédicte. Seulement François devient vite la proie d’un ennui terrible et d’une nostalgie tenace. Tandis qu’il ressasse ses démons intérieurs, il tombe sur deux spécimens alcooliques chasseurs de trésor qui l’enjoignent à découvrir le secret de Maison Rouge. Puis lors d’une balade nocturne, il rencontre un étrange fantôme surgi de nulle part, et qui, pour retrouver sa liberté, doit raconter son histoire et retrouver son nom ! L’aventure commence, surtout que Maxime décide de construire une machine volante et que François devient son pilote d’essai…
Notre avis : Après La grippe coloniale (dont nous attendons avec une impatience de moins en moins dissimulée la suite du premier volume, récompensée par le Prix de la critique il y a deux ans), Appollo se lance dans un récit d’aventure fantastique et onirique, tout en conservant les dimension historique et sociale de l’époque traitée en toile de fond, comme il sait si bien le faire. Encore une réussite, donc, illustrée par un Li-An, au trait contemporain assuré, d’une manière qui semble plus personnelle que dans l’adaptation du Cycle de Tschaï. Une des premières très bonnes surprises de cette fin d’année riche en parutions. LT







