Dans un monde médiéval fantastique ravagé par la guerre, où le bien et le mal se confondent en absurdités sanglantes, Alastor de Sombregarde est un chevalier maudit, revenu d’entre les morts, grâce à l’intervention d’un maître-gobelin plutôt roublard du nom de Guulghar. Cette anthropomorphe créature, aussi cynique que philosophe, tient en sa main un bâton orné du crâne de son frère Huulghar, lequel continue, malgré tout, de parler et d’exercer la sorcellerie. L’improbable trio traverse champs de bataille et forêts damnées, afin de retrouver la dulcinée du seigneur désabusé… Aurélien Morinière illustre de façon magistrale cette grinçante épopée d’heroic fantasy —tendance Tim Burton —, dont son complice (Olivier Dobremel, alias Dobbs) nous livre de prometteuses prémices tragi-comiques…
Lire la suite...Dette de sang
Le début : Que pensez-vous de Leka, le jeune orphelin adopté par Nykita, l’immigré russe ? Ce garçon de tout juste 13 ans qui vend parfois des oeufs à ses voisins ? Un visage franc, une silhouette malingre et un …
Le début : Que pensez-vous de Leka, le jeune orphelin adopté par Nykita, l’immigré russe ? Ce garçon de tout juste 13 ans qui vend parfois des oeufs à ses voisins ? Un visage franc, une silhouette malingre et un regard pétillant ,sympathique, tout pour attirer la confiance. Et pourtant… Pourtant, dans cette Albanie des années 60, « socialisée » jusqu’aux tréfonds de son âme à outrance, Leka accomplit un drôle de commerce…
Notre avis : Sur une trame historique réelle, évoquant la loi autojusticière et tribale du Kanun, Jack Manini élabore un scénario d’un réalisme froid, dont le héros n’est pas sans rappeler celui de Cuervos, une autre excellente série « coup de poing » des éditions Glénat. Le dessin de Michel Chevereau accompagne avec atmosphère et justesse cette histoire, tant dans l’émotion des moments délicats que dans l’aridité et la violence des scènes à l’agressivité contenue ou exprimée. LT
Glénat – Grafica – 12€






