Dans son nouveau roman graphique, Pascal Rabaté nous transporte dans le Berlin de 1931, à quelques années du désastre, mettant en scène des artistes, des danseuses, des histoires d’amour, des soirées alcoolisées, des copains qui profitent de la vie… Bref : la grande fête. Hélas, cela ne va pas durer : nous, lecteurs, nous savons comment cela va se terminer… En narrateur accompli — tant en bandes dessinées qu’au cinéma —, l’adaptateur d’« Ibicus » et auteur des « Petits Ruisseaux » ou de « La Déconfiture » (1) va justement jouer avec cette longueur d’avance, tout en utilisant un graphisme coloré où il change légèrement son trait habituel, pour installer un malaise qui ne cesse de monter à la lecture de cette « Enfance des ruines » qui n’a pas fini de vous hanter…
Lire la suite...White bloody mary
Le début :Salle d’exposition. Un photographe vient d’être assassiné… Il exposait ses clichés dans la galerie de Savannah Danig, détective privée à ses heures perdues… Seul indice apparent, toutes ses photos se réfèrent à une partie d’échecs, toujours la même… Le …
Le début :Salle d’exposition. Un photographe vient d’être assassiné… Il exposait ses clichés dans la galerie de Savannah Danig, détective privée à ses heures perdues… Seul indice apparent, toutes ses photos se réfèrent à une partie d’échecs, toujours la même… Le suspense est à son comble ! Pendant ce temps, Sam tente toujours de retrouver la mémoire et de maîtriser sa nouvelle vie dans ses nouvelles dimensions…
Notre avis : Le second volet de ce polar humoristique prévu en trois partie est mené de main de maître, tant au niveau du scénario qu’en terme de graphisme, où Serge Carrère démontre son savoir faire dans un style beaucoup plus semi-réaliste que dans Léo Loden, notamment au niveau des décors. Crisse mélange les genres, à coup de flash back et de voyage temporel, qui permet au lecteur de suivre, sans s’y perdre – ce qui démontre une nouvelle fois son talent du scénariste – plusieurs niveaux de récits, tous passionnants, entre thriller contemporain et polar des années 50. Quant à la galerie de portraits, qui permet aux deux auteurs de se moquer gentiment de quelques spécimen de notre société, elle est tout simplement croustillante. On en vient déjà à regretter que le prochain opus soit le dernier. LT
A noter :Pour l’achat du tome 2 de la série « White Bloody Mary », le tome 1 « Red Label Voodoo » est offert. Dans la limite des stocks disponibles, of course !
Soleil – 12,50€







