Inspecteur Moroni : Avec ou sans sucre

Au lendemain d’une cuite contractée à l’occasion de l’enterrement d’un collègue mort en service, l’inspecteur Moroni hérite d’une promotion aux affaires criminelles et d’un nouveau patron, Wilkinson. Son travail consiste à ne rien faire, avec l’aide active d’un certain Pedro, …

Au lendemain d’une cuite contractée à l’occasion de l’enterrement d’un collègue mort en service, l’inspecteur Moroni hérite d’une promotion aux affaires criminelles et d’un nouveau patron, Wilkinson. Son travail consiste à ne rien faire, avec l’aide active d’un certain Pedro, un nabot à lunettes qui semble pétri d’intentions amicales. En réalité, Pedro est un faux-cul de première qui ne cesse de manigancer contre lui.

Peu importe. Comme d’habitude, Moroni plane complètement et interprète tout de travers, au point de prendre une prostituée pour un membre zélé de la brigade des moeurs. Et puis, suite à quelques suspicions, il se lance dans l’enquête du siècle : ayant observé les agissements conernant la machine à café du commissariat, il découvre que, depuis des années, Wilkinson vole un café sur deux. Ce qui représente tout de même la somme de 125 euros par an.

Le Canadien Guy Delisle, auteur de trois albums à l’Association, s’installe chez Dargaud avec un flic comme on les aime : un abruti absolument inopérant, coincé et angoissé, capable de se sortir des situations les plus calamiteuses sans même s’être aperçu qu’elles l’étaient. Pour tout arranger, en dehors des heures de sevice, il mène une vie quasi conjugale avec un clébard informe qui lui fait des scènes de ménage et des repas aux chandelles. Bref, un grand comique, sous ses airs empruntés.


Completement décalé face à la réalité quotidienne, le flic de Guy Delisle vit dans son petit monde et est convaincu de son utilité sociale dans un univers où les autres font souvent plus que l’ignorer. Guy Delisle crée ici une forme d’humour décalée avec une dimension humaine permanente, qui fait sourire à tout les coups et rend attachant un personnage qui, sans nul doute, va surement s’imposer dans les années qui viennent comme un standard. Dargaud – 9,45€

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