Jean Lebert : un excentrique chez Fleurus…

L’auteur que nous vous présentons aujourd’hui est un génie méconnu. Un auteur apparu au milieu des années 1950 dans les pages des très frileux magazines pour la jeunesse publiés par les catholiques éditions de Fleurus. On se demande encore, aujourd’hui, par quel miracle un tel ovni a réussi à tenir 20 ans sans subir les foudres des rédactions successives placées sous la surveillance, bien entendu bienveillante, de religieux à la réputation traditionaliste.

Une fête chez Fleurus en 1962 : Jean Lebert est le dernier à droite.

Yves Gilbert est né à Saint-Nazaire, le 16 janvier 1937. À la suite de bombardements, la famille s’installe à Nantes où le jeune garçon rêve de devenir marin, peintre de la mer, puis architecte.

Ce sont peut-être les plans géométriques que réalisait son père dessinateur industriel qui lui donnent ce goût pour la rigueur du trait qui ne le quittera pas.

À 18 ans, il entre aux Beaux-Arts de Nantes, mais abandonne rapidement les salles de cours dont il fuit les contraintes.

Comme il dessine beaucoup, il se rend à Paris au printemps 1956 avec l’espoir de travailler dans l’illustration.

Lorsqu’il revient chercher son dossier déposé deux jours plus tôt aux éditions de Fleurus, il apprend avec surprise que c’est son vague projet de bande dessinée qui est retenu : « Le Soldat volant ».

Il faut savoir que les paginations de Cœurs vaillants, d’Âmes vaillantes et de Fripounet et Marisette viennent d’augmenter de huit pages que la petite équipe de dessinateurs en place ne parvient plus à remplir.

D’où un recrutement rapide parmi les nombreux jeunes lecteurs de la presse franco-belge tentés par la bande dessinée.

« L’Étrange Aventure » Cœurs vaillants n° 1 (06/01/1957).

Yves Gilbert, qui signe très vite Jean Lebert, fait partie de ces veinards au trait encore hésitant qui ont eu la chance d’arriver au bon moment. Les choix des rédacteurs sont plutôt judicieux, puisqu’il est entouré par de jeunes recrues prometteuses : Jean Giraud (1), Jean-Claude Mézières (2), Francisco Hidalgo (3), Pierre Chery (4), Pierre Koerning (5), André Chéret (6)… Pas facile de faire mieux !

C’est le point de départ d’une collaboration régulière de 20 années avec les magazines de la presse Fleurus qu’il ne quittera qu’à de très rares occasions.

« Le Cheval vapeur » Cœurs vaillants n° 30 (28/07/1957).

Vingt ans à Cœurs vaillants

Dans le n° 39 de Cœurs vaillants, daté du 23 septembre 1956, Yves Gilbert publie sa première bande dessinée. « Le Soldat bleu » est un récit complet en quatre pages, au cours desquelles le héros évolue dans un pays imaginaire qui deviendra récurrent dans ses histoires : la Moldovaquie. Il faut une bonne dose d’optimisme pour entrevoir un futur talent dans ces dessins encore malhabiles et aux personnages guindés. Ce modeste coup d’essai convient pourtant à la rédaction qui lui commande ensuite une courte histoire à suivre en six pages, proposée du n° 1 au n° 6 de 1957.

« La 001 a disparu » Coeurs vaillants n° 47 (1958).

« Le TU 114 » Cœurs vaillants n° 45 (09/11/1958).

Retour en Moldovaquie avec « L’Étrange Aventure », où l’on assiste au décollage d’un avion atomique qui débarque sans trop d’explication en plein Moyen-âge.

On retrouve l’armée moldovaque de Sa Majesté Muskar V dans « Le Cheval à vapeur » (n° 30 de 1957) et dans les quelques autres récits qui suivent.

Dans ces histoires, les premières machines métalliques — qui deviendront une marque de fabrique du dessinateur — apparaissent, à commencer par un imposant cheval à vapeur.

Les trop rares commandes de bandes dessinées ne suffisant pas à nourrir son homme, le jeune dessinateur, qui signe désormais tout le temps Jean Lebert, livre des illustrations, quelques jeux et des fiches techniques publiées de 1958 à 1960.

« Le Naufrage du “Pourquoi pas” » Cœurs vaillants n° 52 (28/12/1958).

On lui doit aussi des récits complets authentiques, pour la plupart se déroulant sur les mers ou dans les airs : « La 001 a disparu » (n° 47 de 1958), « Le Naufrage du Pourquoi pas » (n° 52 de 1958), « Et Jean Bart salua l’amiral » (n° 24 de 1959), « Branle-bas de combat » (n° 34 de 1959), « Ruban bleu » (n° 18 de 1961), « Le Sabordage de la flotte » (n° 33 de 1964)…

« Et Jean Bart salua l’amiral » Coeurs vaillants n° 24 (14/06/1959).

Dans le n° 45, de 1957, apparaît un étonnant personnage qui, pendant plus de dix ans, surprendra par ses excentricités les jeunes lecteurs de Cœurs vaillants. Une moustache noire imposante, une barbe parfaitement entretenue, des lunettes rondes, un béret basque vissé sur la tête, fumant la pipe, Tonton Eusèbe est un bricoleur né, doublé d’un inventeur génial.

« Ça mord ! » Cœurs vaillants n° 33 (17/08/1958).

Il habite donc la Moldovaquie : ce pays imaginaire, cher à son créateur, que l’on peut situer quelque part à l’est du continent européen.

Dès ses premières courtes aventures complètes, Eusèbe a fort affaire face à des engins de fer crachant le feu.

Que ce soient paquebots, locomotives, hydravions, robots, astronefs… : le tout évoluant dans des décors aux architectures aussi farfelues que grandioses.

Parmi ses premières inventions, notons une super canne à pêche électronique, ou encore une fusée capable de détecter les poissons.

Eusèbe expérimente ses trouvailles en compagnie de son neveu Boniface qui, pour l’occasion, quitte le sévère pensionnat de Saint Glin Glin où il poursuit ses études.

« La Fine Gaule de Saint Glin Glin » Cœurs vaillants n° 9 (28/03/1961).

À partir du n° 33 de 1962, Jean Lebert aborde les récits à suivre, après avoir produit une dizaine d’aventures complètes, dont l’épatante « Gagamiolateurosatellite ». Les histoires à suivre débutent par « À toute vapeur ! », suivi de « Paix aux Boubouliens », et sont publiées du n° 33 au n° 52 de 1962.

« À toute vapeur ! » Cœurs vaillants n° 39 (29/09/1962).

Ce récit en deux parties complètement dingues conduit le duo jusqu’à la planète Bouboule.

Cette histoire de 30 pages est proposée sous forme d’album en 1962, sous le titre « La Planète Bouboule », dans la collection Floréal des éditions de Fleurus.

Ce sera, hélas, l’unique album officiel consacré par son éditeur au personnage de Tonton Eusèbe.

En revanche, il sera réédité vers 2018 par un éditeur pirate (sans mention d’éditeur, de dépôt légal et d’ISBN), accompagné de cinq autres opus ; voir https://www.bedetheque.com/serie-4739-BD-Tonton-Eusebe-Les-aventures-de.html.

Les six albums pirates de « Tonton Eusèbe » édités vers 2018, sans mention d'éditeur.

Il est le héros de neuf autres longues aventures le plus souvent scindées en deux parties : « La Cathédrale marine » et « La Tante d’Amérique » en 1963, « The Capricious », « Le Puzzle » et « La Guitare de Tonton Eusèbe » en 1964, « Le Pont transatlantique » et « Chut ! Chut ! » en 1965, « Le Monde a soif » et « Bon moyen-courrier » en 1966.

Cette ultime histoire se termine dans le n° 38 de 1966 de J2 jeunes, successeur de Cœurs vaillants depuis 1963.

Un nouveau changement de formule de l’hebdomadaire est fatal au génial inventeur dont les aventures complètement délirantes totalisent plus de 320 pages.

Jean Lebert ne quitte pas pour autant J2 jeunes dont la nouvelle rédaction lui confie des récits complets historiques.

« La Tante d’Amérique » J2 jeunes n° 42 (17/10/1963).

« Bon moyen-courrier » J2 jeunes n° 31 (04/08/1966).

Il en réalise une vingtaine de 1965 à 1967 : « La Vengeance de l’épave » (n° 6 de 1965), « La Bataille de Jutland » (n° 12 de 1966), « De Lepante à Don Quichotte » (n° 21 de 1966), « Le Great Eastern » (n° 31 de 1966), « L’Expédition du Kon Tiki » (n° 16 de 1967), « Le Cuirassier Richelieu » (n° 52 de 1967)…

« Le Great Eastern » J2 jeunes n° 31 (04/08/1966).

J2 jeunes n° 13 (21/03/1966).

Au cours de cette période trop sérieuse pour lui à son goût, et pour le plus grand plaisir de ses jeunes lecteurs, il imagine quelques engins farfelus, mais aussi quelques fiches techniques.

« Les Monstres » J2 jeunes n° 12 (23/03/1967).

De 1964 à 1966, il campe un personnage éphémère : Pipe en bois, héros de quatre aventures de faible pagination.

« Cap sur Nantes ! », sa première histoire, est publiée dans le n° 28 de 1967 de J2 jeunes.

Sous la Révolution française, Pipe en bois est le capitaine du galion Le Lutin et affronte sans répit l’ennemi anglais.

Après ce premier récit complet, il est présent dans trois courtes aventures à suivre.

Victime d’un énième changement de formule, le brave capitaine disparaît à son tour.

« Pipe en bois » J2 jeunes n° 28 (13/07/1967).

« Le Clou du salon » J2 jeunes n° 30 (24/07/1969).

Une fois encore, Jean Lebert se voit proposer, au cours des années 1969-1970, quelques récits complets authentiques, des dessins d’inventions loufoques, et des mini-livres aux thèmes historiques : « Cap sur Port Arthur » (n° 41 de 1969), « Cap Horn » (n° 8 de 1970), « Igor Sikorsky » (n° 19 de 1970)…

« Cap Horn » J2 jeunes n° 8 (19/02/1970).

« Le I 10 K » Formule 1 n° 10 (09/12/1970).

À la rentrée 1970, J2 jeunes devient Formule 1. Jean Lebert, dont le talent à reproduire les engins de toutes sortes n’est plus à démontrer, est prié de réaliser de grands posters techniques s’étendant sur trois pages.

« L’Astronef de Richelieu » Formule 1 n° 2 (13/01/1972).

Il en dessine une quarantaine, de 1970 à 1976 : « La S.M. Citroen », « Les Jumbo Jets », « Le Dirigeable nucléaire », « Le Mercure », « Le Pélican », « Le Pétrolier aérien », « Les Chalutiers », « La Première Loco française »…

Il lui faut attendre le n° 9 de 1972 de Formule 1 pour qu’il crée un nouveau personnage haut en couleur : Lepépin, lequel apparaît dans un premier épisode intitulé « 42, rue Lorgnon ».

Romancier raté, Lepépin invente, dans ses projets de roman, des engins fabuleux qui ne fonctionnent pas…

Jusqu’à ce qu’il mette au point une machine à remonter le temps qui lui permet de voyager dans le passé comme dans le futur, même si, parfois, ses choix manquent d’exactitude.

« Lepépin » Formule 1 n° 38 (19/09/1973).

Ce bouillant personnage au poil roux fumant la pipe est le héros de 33 épisodes complets en cinq pages dont le dernier, « La Victorieuse » est présenté dans le n° 47 de 1977. Sans avoir la saveur des longues aventures de « Tonton Eusèbe » (récit complet oblige), « Lepépin » permet à Jean Lebert de mêler deux genres où il excelle : les inventions farfelues et les personnages loufoques. Quelques titres pour le plaisir : « La Torpille » (n° 10 de 1975), « Le Mouvement perpétuel » (n° 34 de 1975), « Le Trésor de Frankenstein » (n° 43 de 1976), « La Ville d’Ys » (n° 19 de 1977), « Le Vaisseau fantôme » (n° 39 de 1977)…

« Lepépin » Formule 1 n° 47 (23/11/1977).

Bref, « Lepépin » est une série savoureuse et inventive qui permet à Jean Lebert de poursuivre ses délires graphiques.

C’est avec ce personnage qu’il quitte définitivement les pages de Formule 1.

Un détour par Fripounet et Marisette

Dès son premier passage rue de Fleurus, Yves Gilbert retient l’attention des rédacteurs de Fripounet et Marisette : hebdomadaire destiné aux plus jeunes lecteurs.

Il y livre quelques histoires complètes, dès 1957 : « Un beau coup de filet » (n° 48 du 01.12/1957) dont il réalise aussi la couverture, « Une poursuite acharnée » (n° 9 de 1959), « La Justice du grand Fritz » (n° 14 de 1960)…

Sa présence devient plus régulière à partir de 1966, toujours avec la réalisation de récits complets didactiques : « Clément Ader » (n° 48 de 1967), « Jean Bart » (n° 4, 23 et 37 de 1969), « L’An 2000 » (n° 45 de 1970), « Pourquoi ? » (n° 11 de 1971)…

« Un beau coup de filet » Fripounet et Marisette n° 48 (01/12/1957).

En 1971, il propose le premier épisode de « Casimir » : série qui compte une douzaine d’épisodes complets en trois pages. Casimir, jeune capitaine du Spectre royal, combat les navires espagnols et anglais pour le compte du cardinal de Richelieu. Une fois encore, Jean Lebert partage avec ses jeunes lecteurs son amour pour tout ce qui navigue sur les océans. Les aventures de Casimir prennent fin avec « La Flûte » : histoire proposée dans le n° 45 de 1973 de Fripounet.

« Casimir » Fripounet n° 45 (13/11/1973).

Dès le n° 13 du 27 mars 1974, il imagine un autre héros : Balthazar. Cet inventeur bouillonnant d’idées, portant des lunettes rondes, lui permet de concocter quelques machines toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Hélas, seuls cinq épisodes complets en cinq pages sont publiés. Balthazar disparaît avec « Le Hold-up du siècle » dans le n° 19 de 1975.

« Balthazar » Fripounet n° 13 (02/04/1974).

« Balthazar » Fripounet n° 39 (1974).

Notons « Le Défi », une histoire complète en huit planches parue dans le n° 29 du 17 juillet 1974, laquelle évoque la folle course d’une locomotive affrontant une diligence racontée par deux jeunes enfants : Denis et Catherine.

« Le Défi »Fripounet n° 29 (23/07/1974).

Quelques récits complets lui sont encore proposés jusqu’en 1977 : « Son premier voyage » (n° 19 de 1976), « Les Voyages » (n° 38 de 1977)… Ce seront ses dernières contributions à cet hebdomadaire des éditions de Fleurus.

« Les Voyages » Fripounet n° 38 (21/09/1977).

Signalons un court passage, à ses débuts, dans Âmes vaillantes, où il signe quelques rares histoires complètes : « Un nombre merveilleux » (n° 53 de 1956), « La Grâce du condamné » (n° 1 de 1961)…

« Un nombre merveilleux » Âmes vaillantes n° 53 (30/12/1956).

« La Grâce du condamné » Âmes vaillantes n° 1 (05/01/1961).

Terminons avec son unique collaboration hors de la presse Fleurus, en 1960 et 1961 : « Cap sur Kotiko » est une histoire en 20 pages publiée par le bimensuel Francs-Jeux, de septembre 1960 à juin 1961. Il s’agit d’un nouveau récit maritime, évoquant cette fois-ci le voyage du gouverneur de Kotiko à bord de La Ponantaise, lequel affronte tempête et vaisseau fantôme.

« Cap sur Katiko » Francs-Jeux n° 350 (15/12/1960).

Au court de sa brève carrière, Jean Lebert a réalisé des illustrations pour les éditions Ouest France de 1959 à 1967, signé quelques BD didactiques dans La Vendée agricole et collaboré à la collection Tout savoir des éditions Hachette.

En 1977, il est contraint d’abandonner la bande dessinée, victime de graves problèmes oculaires qui l’empêchent de dessiner. On ne peut que regretter cette carrière trop courte et trop discrète qui aurait pu se développer ailleurs que dans la seule presse pour les jeunes. Ce qui ne nous empêche pas de saluer l’audace des rédactions de ces journaux qui lui ont permis, avec une belle liberté, de publier ses réjouissants délires graphiques.

Jean Lebert est décédé, dans l’indifférence du monde de la bande dessinée, le 6 mai 2013 à Nantes. Notre souhait le plus cher est que ce modeste article permette, à ses vieux lecteurs, de se souvenir de ce dessinateur aux idées déjantées en avance sur son temps.

En espérant qu’un jour les pages de « Tonton Eusèbe », mais aussi de ses autres récits, seront rééditées dans un écrin digne de leurs qualités tant graphiques que scénaristiques.

« Le Pont transatlantique » J2 jeunes 1 n° 8 (25/02/1965).

Planche 19 de l'album « La Planète Bouboule » éditions de Fleurus (1962).

À notre connaissance, Les Cahiers de la bande dessinée (avec son n° 76 de juillet-août 1987) est le seul magazine spécialisé à avoir évoqué la carrière de Jean Lebert, au cours d’un article signé Sylvain Bouyer.

Henri FILIPPINI

Relecture, corrections, rajouts, compléments d’information et mise en pages : Gilles RATIER 

(1)        Voir Pour se souvenir de Jean Giraud (alias Gir ou Moebius)….

(2)        Voir Quand Pierre Christin signait Linus : 1re partie, le rêve américain….

(3)        Voir Le photographe Francisco Hidalgo était aussi dessinateur de bandes dessinées….

(4)        Voir Pierre Chéry : franco-belge et heureux de l’être !.

(5)        Voir Pierre Koernig : un OVNI chez Fleurus !.

(6)        Voir Disparition d’André Chéret….

Galerie

2 réponses à Jean Lebert : un excentrique chez Fleurus…

  1. Gipo dit :

    Ah oui ! J’ai connu « Lepépin », inventeur loufoque et ambitieux du XIXe siècle, toujours à proposer des « solutions » grandioses au ministère de la Guerre, lesquelles se terminent systématiquement par un échec monumental.

    Jean LEBERT avait un style de dessin humoristique flamboyant, où les pleines pages côtoyaient les hors-cadres. Il donnait d’ailleurs sa pleine mesure dans les posters « 3 pages » (3xA4, insérés au milieu du magasine, et à déplier verticalement, le plus souvent). Détaillant des technologies foisonnantes dignes d’un Jack Kirby, Moëbius, Druillet, Caza, Andréas ou Miyazaki.

    Ses scénarios avaient un esprit plus scientifique que littéraire, ce qui dénotait, dans le paysage de la BD. Toujours à la recherche de problèmes techniques à résoudre, et de solutions à proposer (il a dû adorer l’esprit « startup » de notre époque, dans ses dernières années).
    Mais toujours dans une ambiance loufoque, typique de ces années « Fleurus » et que partageaient Grammat (« Fanfarax ») ou Gloësener/Hempay (« Mik et Mak et la Révolution, l’Empire »)

    Bref, merci pour cette lecture-nostalgie…

  2. Olivier Northern Son dit :

    Ah! Lepépin et son idée d’utiliser non un projectile pour aller sur la lune, comme l’a proposé Jules Verne, mais le recul du canon lui-même!
    Cette histoire géniale m’a beaucoup marqué mais je ne connaissais pas le nom de l’auteur, alors merci!

    En espérant la retrouver un jour dans un album.

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