Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...« Théodore Poussin T13 : Le Dernier Voyage de l’Amok » par Frank Le Gall
Depuis « Les Jalousies », en 2005, on avait perdu la trace de Théodore Poussin. Comme les héros ne meurent jamais, on vient de le retrouver à Singapour en 1934. Fourbissant un plan avec ses compères Novembre et Martin, il cherche à récupérer son ancienne cocoteraie florissante, tombée entre les pinces du capitaine Crabb… Au terme de 64 pages intenses, tout le monde n’en sortira pas vivant !
En mai 2016 (voir notre article : http://bdzoom.com/99959/lart-de/%C2%AB-cahiers-theodore-poussin-t14-%C2%BB-par-frank-le-gall/), nous avions déjà longuement évoqué – en compagnie de son auteur – la prépublication de ce nouvel opus au travers du premier des quatre « Cahiers Théodore Poussin ». Également prépublié dans Spirou depuis le numéro spécial 4157 daté du 13 décembre 2017, cet album se veut résolument être un « Dernier Voyage », achevant le long parcours de son héros, déterminant également le destin des principaux protagonistes. Introduits depuis mai 2016 sous de nouveaux visuels de couvertures, les albums déclinent avec une nouvelle intensité des personnages qui se détachent en noir et blanc sur un décor de couleur sable. Pour ce tome 13, Poussin semble patiemment mais résolument attendre son heure : le revolver à la ceinture, son rôle de capitaine pleinement retrouvé, le voici décidé à mettre le cap (à bord de l’Amok) tant vers son passé que son futur…
Stylistiquement, le graphisme de Le Gall fait toujours des merveilles : d’un classicisme éprouvé par trente années passées sur la série, « Théodore Poussin » navigue dans les eaux limpides de la narration, sans rien renier de ses origines littéraires ni de ses références maritimes. Il sera difficile d’en décrire plus sans dévoiler des pans importants des arcanes (ou nouveaux personnages) du récit. Nous conseillerons par contre d’acquérir la belle édition spéciale de l’album (30 €), à défaut de pouvoir se procurer le tirage limité (à 800 exemplaires) réservé aux libraires et aux journalistes, montrant les différentes étapes de la création (storyboard, noir et blanc, couleurs) !
Philippe TOMBLAINE
« Théodore Poussin T13 : Le Dernier Voyage de l’Amok » par Frank Le Gall
Éditions Dupuis (14,50 €) – ISBN : 978-2800167572
Édition spéciale
Éditions Dupuis (30,00 €) – ISBN : 978-2800171012















J’ai lu avec beaucoup d’intérêt ce retour tant attendu de Théodore Poussin! Et je viens de voir sur le site de Dupuis que de nouveaux cahiers allaient être publiés prochainement. Quel bonheur!
J’en profite pour savoir s’il est possible d’entrer en contact avec l’auteur. Les occasions de le croiser se font plutôt rares ici, au Québec, de l’autre côté de l’Atlantique (même pour un marin!).