« Blek » : toujours un roc…

Dominique Yvon, passionné par « Blek le roc » — il a déjà consacré deux ouvrages au personnage — s’attaque à une étude bibliographique de la production mondiale des revues ayant publié les aventures du grand Blek. Le premier tome — il y en aura un second l’an prochain — vient de paraître édité à petit tirage par ses soins.

C’est en septembre 1955 que le personnage de Blek le roc fait son apparition en France, dans le premier numéro du pocket Kiwi (du nom d’un oiseau facétieux imaginé par Jean Cézard) lancé par les fameuses éditions LUG de Lyon. À l’époque, la mode est aux enfants héros et la série débutée l’année précédente en Italie, sous le titre « Il Grande Blek », est appelée « Le Petit Trappeur », référence à Roddy, le compagnon de Blek. Géant à la longue tignasse blonde, Blek lutte contre l’occupant anglais à la fin du XVIIIe siècle, en compagnie du truculent et néanmoins érudit professeur Occultis et donc du jeune Roddy, aussi rusé que courageux. C’est aussi un trio d’auteurs qui anime la série : Giovanni Sinchetto, Dario Guzzon et Pietro Sartoris, lesquels sont réunis au sein du studio  ESSEGESSE .

540 fascicules, d’une seule bande, « SGSiens » (scénarios et dessins du studio  ESSEGESSE ) seront publiés en Italie par les éditions Dardo jusqu’en janvier 1965. Mais la collection, qui compte au total 654 numéros, perdurera jusqu’à la mi-novembre 1967 et sera scénarisée par Amilcare Medici, Enzo Chiomenti, Nicola Del Principe, Roberto Renzi, et dessinée par les tacherons des studios Del Principe et Barbato.En France, le succès est tel que des épisodes inédits sont réalisés par la suite, dessinés par les Italiens Franco Bignotti, Carlo Cedroni, Alfo Ticci, Luciano Bernasconi, les Français Jean-Yves Mitton, Ciro Tota, André Amouriq… mais aussi par des dessinateurs yougoslaves. Le pocket Blek reprend la série en couleurs, de 1963 à 1994 (519 numéros).

Sous une couverture de Jean-Yves Mitton, l’un des meilleurs dessinateurs ayant repris ce personnage, c’est tout l’univers de la série que nous retrouvons. De la production française des récits signés EsseG.Esse à Blek en Italie, en passant par des études sur Carlo Cedroni, Jean-Yves Mitton, le magazine Kiwi, la production mondiale…

Les nostalgiques retrouveront leur héros avec une belle dose d’émotion. Les curieux issus des nouvelles générations (ne souriez pas, il y en a) découvriront l’histoire d’une saga passionnante qui, hélas, n’a été que partiellement proposée sous forme d’albums chez Soleil. Une réédition chronologique ne serait pas une mauvaise idée (affaire ?) d’autant plus que les scénarios sont le plus souvent passionnants.À noter que ce livre s’intitule « Blek Across the Universe », afin, d’une part de rendre hommage aux Beatles qui ont composé « Across the Universe » et, d’autre part, de reprendre l’idée d’une recherche exhaustive concernant la production mondiale des revues « Blekiennes ». Tiré à 150 exemplaires dont 100 numérotés proposant la reproduction de l’affichette destinée aux kiosques en 1955 pour annoncer la parution de Kiwi, la présentation de cet ouvrage, réalisé par un amateur passionné, est soignée jusqu’au plus petit détail.

Henri FILIPPINI

« Blek Across the Universe » par Dominique Yvon

Album cartonné, 118 pages couleurs, format A4, papier couché 115 grammes, dos carré collé. Édition normale (sans l’affichette) : 39,90 € ; édition numérotée : 42 €. Le port est compris pour la France.

Dominique Yvon, 211, rue Honoré de Balzac, 37700 Saint-Pierre-des-Corps, yvondominique@neuf.fr ou blek1951@gmail.com.

Galerie

Une réponse à « Blek » : toujours un roc…

  1. Nikos Nikolaidis dit :

    Great article! I’m glad that i was of some help!!!

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